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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Plonger. Ou pas…

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François Fouquet Par François Fouquet
Lundi le 26 août 2024

Beaucoup plus jeune, au cours des années 1960, j'ai été initié à l'eau.

Apprendre à nager était une des choses priorisées à la maison pour les 4 enfants de notre fratrie.

Nager et savoir aller à vélo étaient au menu. D'autres aspects que ceux-là étaient couverts, évidemment. Un exemple qui me revient à l'esprit avec une douce nostalgie : la petite bibliothèque de bois dans laquelle maman et papa alignaient, entre autres, les livres encyclopédiques de Grolier. Une offre d'achat de ces volumes incluait ladite bibliothèque qui a régné dans tellement de salons, à l'époque. Je les consultais rarement, si ce n'est pour mes devoirs et les recherches qu'il fallait faire pour la classe. Mais la source d'information était là.

Google répond maintenant aux questions, mais sans la bibliothèque de bois!

Mais revenons aux cours de natation. À l'époque, notre famille habitait rue Denault. On partait à pied, ma grande soeur, mon grand frère et moi, le samedi matin, et on traversait le pont Jacques-Cartier pour aller à l'école Montcalm. J'ai un souvenir précis d'avoir réussi, même si je n'ai pas grand-chose d'un sportif, mon niveau Junior (je crois qu'il y avait Intermédiaire et Médaille de bronze, ensuite). On y effleurait les styles de nage plus sophistiqués que le « crawl » ou le « back crawl ». J'ai donc essayé le style papillon et la brasse. Je doute que quelqu'un ait pu vraiment reconnaître un papillon dans mes gestes désordonnés, mais j'ai vu la base!

Le but n'a jamais été de faire en sorte d'être d'excellents nageurs.

Je crois que l'idée première était de déjouer le sentiment de peur panique qu'on peut ressentir quand nos pieds ne touchent pas le fond de l'eau. Mes parents ne nageaient pas et ils identifiaient le fait de savoir nager comme un élément de base de notre développement. Et ça avait l'avantage de nous permettre d'apprivoiser une étendue d'eau profonde et développer des réflexes minimums pour nous débrouiller, le cas échéant.

Le parc Victoria

On a aussi parfois fait des pique-niques au parc Victoria, tout près du CÉGEP. La douce époque où des animaux y vivaient. Un petit zoo urbain dans lequel on essayait de faire cracher les lamas...

Quand la chaleur était au rendez-vous, on traversait la rue pour aller à la piscine de la Claire-Fontaine. Immense piscine dans mon souvenir. Avec un « pas creux » et un « creux », comme on le disait dans le temps.

L'eau y était froide, dans mon souvenir. Une masse d'eau impressionnante assez lente à réagir aux rayons du soleil, j'imagine.

Mais j'y ai pataugé quelques fois, même si on n'habitait pas le secteur.

Et pourquoi ces histoires d'eau?          

Des discussions quant à la reconstruction des piscines municipales qui, comme vous et moi, ont vieilli, ramènent le sujet sur la table du conseil municipal. C'est beaucoup d'argent, remplacer une piscine. De plus en plus, on semble opter vers des jeux d'eau à la place.

Dans le contexte des coups de chaleur de plus en plus fréquents qui frappent nos étés, l'idée a une valeur, évidemment. Puis, investir 1 M de dollars plutôt que 3 ou 4, ce n'est pas rien non plus.

Mais l'expérience est différente. La piscine permet une acclimatation à l'eau qui a une grande valeur. Savoir se débrouiller dans l'eau favorise une confiance en soi qui peut être utile un peu partout dans nos vies. En plus d'être un élément de sécurité pour la baignade en rivière, en lac ou en bord de mer. 

Il me revient ce souvenir. J'avais voulu essayer, à la Claire-Fontaine, le petit plongeon. J'avais sous-estimé l'effet que ça me ferait! Au bout de la planche, j'ai figé. Puis, un coup de sifflet du sauveteur : « plonge ou plonge pas, mais bouge! »

Et nous, comme ville, par rapport aux piscines : on plonge ou on ne plonge pas?

Pour l'instant, on ne plonge pas. Et je comprends la logique derrière. C'est une question de priorisation et chaque citoyen ou groupe de citoyens revendique ses priorités, ce qui est compréhensible aussi.  

Je me dis qu'il faudra, un jour, apprendre à établir les priorités par ordre d'essentialité.

On navigue présentement au gré des lobbys et des moyens de pression, on vote plus pour un profil de personne que pour un programme politique global et on demeure isolément convaincus que "mes taxes devraient servir à ceci plutôt que cela".

Prioriser sera notre défi. Pour l'instant, j'ai vraiment l'impression qu'on patauge dans les demandes et qu'on commence à manquer d'air à vouloir tout faire, mais un petit peu à chaque endroit...

Ce serait plate qu'on s'y noie.

 

Clin d'œil de la semaine

Faire des choix est impliquant. Et nécessite des compromis. Compromis ne rime pas avec liberté individuelle...


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