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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Oh ! Olympe !

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Photo : pexels.
François Fouquet Par François Fouquet
Lundi le 29 juillet 2024

Nous voilà en plein cœur des Jeux olympiques de Paris.

Envers et contre tout, c'est parti !

Déjà, le processus pour l'obtention des Jeux est long, coûteux et tributaire de plusieurs éléments extérieurs au contrôle des villes qui déposent leur mise en candidature.

Paris avait fait une puissante cabale au tournant des années 2000 pour obtenir les Jeux de 2012. Voilà que son tour est venu, mais 12 ans après !

C'est que c'est gros, les Olympiques !

Le mont Olympe, en Grèce, est très haut, représentant l'immense défi de son ascension, d'une part, et venant déjà caractériser la toute-puissance de celui ou celle qui réussit cette ascension. Comme le sommet du mont Olympe était reconnu comme la résidence des dieux de la mythologie grecque, voilà que la symbolique s'était installée et allait de soi : je gagne une épreuve et je suis un dieu !

Un dieu du stade.

Toute cette image revêt une poésie certaine. Quand le sommet d'une montagne peut inspirer autant d'images et de personnages et devenir un culte en soi, c'est que beaucoup de poésie a été saupoudrée un peu partout.

Une poésie qui laisse croire que l'athlète est le seul être qui compte dans l'équation.

Évidemment, ce n'est pas le cas.

Chaque époque, de l'ère ancienne à l'ère moderne, a trouvé des façons de mêler pouvoir et politique dans la soupe olympique.

Dans l'ère moderne, tous les moyens sont bons pour démarquer son pays. Des enfants identifiés très jeunes comme de potentiels athlètes sont isolés pour en faire des machines à performer, détricotant au passage les lois biologiques de la croissance physique de ces jeunes. Certains se retrouvent aux Jeux, puis sont abandonnés après usage.

Des situations d'usage massif de substances capables de modifier le développement biologique d'une personne sont bien documentées.

L'idée est toute simple : faire la démonstration que le système politique d'un pays X est le meilleur. Profiter de toutes les plateformes pour en faire la démonstration.

Et l'humain derrière l'athlète, dans tout ça ? Accessoire...

Puis, il y a l'utilisation politique des Jeux et la série de boycottages qui, ma foi, ne donnent pas grands résultats réels. Vous vous souvenez que les Jeux de Montréal ont été boudés par une trentaine de pays ? Pas tant. Mais, comme moi, vous vous souvenez de la petite Nadia !

Par contre, chaque boycottage prend les athlètes en otage. Le travail d'une vie anéanti par des politiciens qui jouent une sorte de partie stratégique sans se soucier des conséquences pour les membres de leurs délégations.

Vu de mon divan

Après avoir fait la liste de mes « nonobstant », il y a les performances des athlètes comme telles.

Certaines implications personnelles m'ont amené à un peu mieux comprendre les efforts que doivent faire les athlètes pour en arriver à un niveau de compétition olympique.

C'est inouï ! Ça demande une discipline personnelle que seule la passion peut pérenniser. Un appui inconditionnel de la famille, une renonciation à toutes sortes d'expériences de vie de l'adolescence, mais qui pourraient négativement intervenir dans l'évolution de l'athlète.

Il faut que le plaisir ressenti face au sport soit puissant, parce qu'à terme, il y a bien des appelés, mais bien peu d'élus...

Une question de strates superposées

Ma compréhension des Jeux olympiques n'est ni linéaire ni simple...

En fait, il y a plusieurs strates qui se superposent.

Le sport, d'abord, sur lequel tout cela se base. Ensuite, les athlètes, sans qui le sport n'existe pas. Puis, les entraîneurs, les fédérations et autres organes décisionnels. Au-dessus de tout ça, le Comité olympique international (CIO). Et, comme si ce n'était pas assez, les acteurs politiques qui contreviennent allègrement à une règle de base des jeux qui condamne les actions faites au nom de la religion ou de la politique lors des Jeux...

Mais, dans les strates qui se superposent, dès qu'on dépasse celle des athlètes (la 2ᵉ !), on tombe dans une spirale de machines à décider sur tous les enjeux, y compris l'éternel argent qui ouvre la porte à toutes les manigances.

La situation du soccer chez les dames canadiennes me semble tellement révélatrice. Au nom du gain à tout prix, les dirigeants de l'équipe font de l'espionnage par drone.

En bout de piste, qui paie ? Oui, les instructeurs, vous me direz. Mais, les grandes perdantes sont les joueuses. J'espère maintenant qu'elles se rendront quand même très loin, comme un simple pied de nez aux tricheurs et comme une façon de dire que les athlètes valent mieux que leurs organisations, souvent.

C'est là que l'image des strates s'applique le mieux, mais fait aussi le plus mal.

La deuxième strate, c'est celle des athlètes, mais il y en a d'autres au-dessus. D'autres qui viennent écraser les strates d'en dessous sans aucun scrupule.

En terminant, je suis touché qu'envers et malgré toutes les manipulations, les décisions politiques douteuses et autres considérations discutables, les athlètes se comportent entre eux comme s'ils étaient d'une même confrérie. Des athlètes visiblement heureux de se rencontrer. Qui font abstraction de tout le reste.

C'est un des très bons côtés des Jeux olympiques : au-delà de tout ce qui ne va pas, il reste des humains de partout sur la planète qui partagent une passion pour une discipline sportive. Et, cette passion unit bien plus qu'elle ne divise.

 

Clin d'œil de la semaine

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