Pour
poursuivre l'étude préliminaire du complexe des milieux humides et hydriques Tomifobia-Massawippi, entrepris
initialement au printemps 2021, l'organisme à but non lucratif de l'Estrie
dédié à la préservation et à l'amélioration de la santé des écosystèmes du lac
Massawippi et de son bassin versant, Bleu
Massawippi, a reçu une subvention gouvernementale de 20 000$.
Annoncée un peu plus tôt cette semaine
par le député d'Orford, M Gilles Bélanger, cette somme accordée par le
gouvernement provincial est fort bien accueillie par la directrice générale de
Bleu Massawippi, Michèle Gérin. Bien que le territoire en question soit composé de 91 hectares et que 95% de ce
dernier appartient à la MRC de Stanstead, la somme octroyée servira
essentiellement à la phase de caractérisation de l'essence du milieu humide.
C'est-à-dire, le volet 1, consiste à diagnostiquer le travail à faire.
Pour Mme
Gérin, c'est une preuve d'avancement positif dans le volet environnemental
québécois puisque : « le premier pas, c'est un début en soi, car c'est
la première fois que quelqu'un s'intéresse à la préservation et à la
conservation des milieux humides de la région. » Expliquait-elle. La subvention provient du deuxième appel à
projets du Programme de restauration et de création de milieux humides et
hydriques (PRCMHH), administré par le ministère de l'Environnement et de la
Lutte contre les changements climatiques. Fort de sa capacité de mobilisation
citoyenne, de sa crédibilité auprès des instances réglementaires et de l'appui
de ses partenaires Bleu Massawippi, met en place des initiatives structurantes
pour la protection et la conservation du lac Massawippi dans l'objectif unique
de contribuer directement et durablement a la qualité de vie des usagers et de
la collectivité. « Nous avons comme mandat de protéger et restaurer ce
qu'il reste de la rivière et des milieux humides menant au lac Massawippi. Il
est beaucoup trop tôt pour savoir les solutions et les montants nécessaires
pour arriver à nos fins », racontait la directrice générale sur un ton
optimiste et reconnaissant.
Ce qui devient complexe à gérer pour l'organisme
c'est que le territoire à protéger et à préserver est divisé par zones.
Certaines de ses zones sont toujours susceptibles d'être inondées et sont
inscrites dans les zones inondables 0-20 an (à risque d'inondations
fréquentes). C'est pourquoi Mme Gérin soutient que pour le moment, la
connectivité (que le marais connecte au lac Massawippi) est la priorité.
Ensuite, Bleu Massawippi, souhaite s'attaquer à la question de l'écoulement (après
inondations). Il y a des enjeux naturels qui nuisent à la préservation des
milieux humides connectant au lac cependant « par exemple l'érosion »,
précise Michèle Gérin en poursuivant qu'il y a aussi des obstructions qui
peuvent se créer soit par la pollution humaine ou bien des barrages de castors.
La présence de pesticides ainsi que la protection de la faune doivent être
prises en considération comme les cours d'eaux longent des terres agricoles
privées. « Il n'y avait pas vraiment de routes avant les années 1900 donc
c'est vraiment un casse-tête puisque ça se pourrait qu'une piste cyclable soit
bâtie en plein sur nos milieux humides, c'est à ce moment-là que nous pourrions
envisager la création de ponceaux sous l'asphalte ou toutes autres solutions,
mais avant, il faut bien faire l'étape actuelle de caractérisation afin de
poser un diagnostic », terminait cette responsable de l'organisme à but
non lucratif. Essentiellement, Bleu Massawippi est emballé d'avoir la chance
d'explorer les enjeux sur le territoire en question, avec l'obtention de la
subvention en question. Michèle Gérin a conclu en tenant à souligner le soutien
de la Municipalité de Hatley ainsi que celui du député d'Orford, M. Gilles
Bélanger (CAQ) qui selon elle est « très à l'écoute » de leur besoin
depuis la dernière année.