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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Parcours d’un week-end


C'est ça qui nous manque, comme société : un idéal. Un objectif plus grand que nous ou que l'accumulation du profit de notre entreprise. Une perspective qui donnerait du sens à chacune de nos décisions, personnelles ou d'affaires.
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Photo : crédit image: Pixabay
François Fouquet Par François Fouquet
Lundi le 9 décembre 2019      

Samedi matin. Le soleil brille sur Sherbrooke. Quelques degrés sous zéro. La vie est belle.

Dans ma tête, je chante « C'est l'hiver ».

Je me dirige, tout doucement, chez un vendeur de sapins de Noël. Ça sent bon, les gens ont l'air heureux. J'en choisis un dans cette petite forêt aménagée.

Le cœur léger, je dis au monsieur : « Celui-là semble beau. Pas trop haut, trop large, il sent bon et il est de la bonne couleur! »

Bon, je sais, ça fait un peu mon'oncle... Mais ce qui s'en venait est pire : « Oui, mais il est 42$. Plus les taxes. » « Parfait, je dis, je le prends. » Le monsieur s'arrête. Il a l'air surpris. Il attend une fin à ma phrase qui est pourtant finie. « Ça va? », que je lui demande. "Oui, oui, c'est juste que souvent les 50-60 ans, comme vous, essaient de négocier parce qu'ils disent que, dans leur temps, c'était 25$, pis qu'y payaient en dessous de la table... »

Pour faire plus mon'oncle, j'ajouterais : « quand c'est en dessous de la table, c'est le gouvernement qui se fait passer un sapin! »

Dire ou penser que, dans le temps, c'était moins cher, c'est une chose. Penser que les producteurs font face aux mêmes coûts que dans le temps, c'est franchement un peu boboche.

Pour la première fois (de trois!) de la fin de semaine, je me suis dit qu'on ramenait toujours tout à nous. Qu'on chiâlait de plus en plus, en ramenant tout à notre petite personne. Pas de perspective.

Plus tard, en entendant une publicité radio, j'ai souri. Il y était question d'une nouvelle affaire incroyable qu'il fallait essayer : l'achat hors ligne! Imaginez l'avantage de voir et toucher le produit que vous achetez, d'essayer le vêtement, de demander conseil, de parler à quelqu'un d'humain! Vous saviez que ça existait?

Je l'ai trouvé originale! Et je me suis pour la 2e fois qu'on achetait en ligne en ne pensant souvent qu'à sa petite personne, sans perspective. Sans penser aux conséquences.

Au retour, je lis, sur La Presse +, un article sur le cadeau de Noël supposément idéal : une carte Visa prépayée de 50 $. En vente partout. On la donne et la personne achète n'importe où! C'est pas beau, ça? Un jeune homme l'a reçue. Il l'a gardée presque 1 ½ an avant de l'utiliser. Il avait appris de ses parents la valeur de l'agent et il attendait d'avoir vraiment besoin de quelque chose.

Il a réalisé qu'il restait à peu près 35$ dessus seulement. Pas 50$! Pourquoi? Après 1 an, Visa prélève 3$ par mois de frais. Ça doit être inscrit dans le contrat aux lettres minuscules.

Pour cette 3e fois, je me disais que, même dans une entreprise dont la mission est de faciliter les transactions commerciales, tout le marketing ramène à la santé financière de l'entreprise. Pas de perspective, pas de sens civique ou social. Que de l'accumulation outrancière de profits.

Puis, l'OSS et ses chœurs.

J'ai assisté au spectacle de Noël de L'OSS avec 5 chœurs de la région. Immense, intense, heureux, bref, tout un spectacle.
Et là, je me suis dit que je venais de comprendre quelque chose. Ce sont toutes et tous des artistes de talent. Parmi les musiciens, chanteurs et chefs, il y a, j'en suis certain, dont l'ego est très grand. Il doit y avoir des différences d'opinion, des formes de discorde, et quoi encore?

Pourtant, pourtant, pourtant...

Chaque artiste (ils étaient 400 sur scène pour certaines pièces) participe à une symphonie. Dans sa nature même, pour être belle, uniforme et porteuse de magie pour le spectateur, une symphonie nécessite qu'on se mette à son service. Qu'on ne ramène pas tout à soi-même. La symphonie exige une ouverture d'esprit, une perspective.
Et pourquoi le font-ils? Parce que c'est la seule façon de jouer en groupe au nom d'un idéal plus grand qu'eux : la musique.

C'est ça qui nous manque, comme société : un idéal. Un objectif plus grand que nous ou que l'accumulation du profit de notre entreprise.

Une perspective qui donnerait du sens à chacune de nos décisions, personnelles ou d'affaires.
Mais c'est demandant : ça devient facile de ne penser qu'à soi. D'être egocentrique. Stérile, mais facile...

Clin d'œil de la semaine

Vivement une symphonie en sens majeur!


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