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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

L’après «oui, mais»

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François Fouquet Par François Fouquet
Lundi 16 août 2021

« Non, mais, y s'en passe-tu des affaires? »

Exactement le genre d'amorce qu'un humoriste utiliserait pour créer un lien avec le public!

Ce dimanche après-midi, je n'ai eu besoin d'aucun médium d'information ou d'une quelconque alerte pour savoir que le Canada était plongé en période électorale : j'ai croisé, au gré de ma route à travers la ville, plusieurs équipes qui s'affairaient à installer des affiches électorales.

Ça se passait dimanche. Le 15 août. Une belle journée beaucoup moins chargée en humidité et, enfin, plus fraîche au mercure. On dit cependant que ce n'est qu'une accalmie : les nuits à plus de 20 degrés Celsius reprendront mardi. Et les journées seront accablantes pour ce qui est de la chaleur ambiante.

Au moment d'entendre cette dépêche à la radio, je traverse le pont Joffre, à Sherbrooke et constate encore une fois cet été le manque d'eau dans la rivière St-François. Du jamais vu pour moi.

Dans ma tête, deux voix se font entendre (à deux voix dans la tête, est-ce qu'on doit consulter? 😉) : la première me rappelle l'écho des réponses que je reçois souvent quand je parle de changements climatiques. Du genre : « oui, mais, tu t'en fais trop, là! Des canicules, il y en a toujours eu. Des hivers avec moins de neige suivis de printemps chauds et d'étés secs aussi. Faut pas capoter! Pis si tu veux parler des feux de forêt, il y en a déjà eu aussi dans l'histoire! Faque, on se calme un peu. Semer la panique n'est pas sain! »

Au même moment, une autre voix se fait entendre : « des élections s'en viennent, tant au niveau fédéral que municipal. Voilà une occasion d'influencer le cours des choses! »

Et la première voix revient en disant : « oui, mais, les politiciens, ils ne sont là que pour être réélus. Puis, le plaidoyer des changements climatiques, c'est un outil de manipulation du peuple! »

À ce moment, je sélectionne une liste musicale pour mettre de l'ordre dans tout ça!

Il me revient en tête le rapport du GIEC (Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat qui est l'organe international chargé d'analyser scientifiquement les changements climatiques). On parle bien plus de dernière chance que d'avertissement pour plus tard.

Pour moi, les changements climatiques sont réels et, surtout, leur accélération jamais vue est directement liée à l'activité des humains sur terre. Point barre, dirait l'autre!

Et je me dis que la saison des « oui, mais » est terminée. En fait, qu'elle doit se terminer! Par exemple, pour moi, continuer de subventionner l'industrie pétrolière tout en posant deux ou trois petits gestes à côté, c'est futile. « Oui, mais, François, tu ne vois pas l'importance économique du pétrole ?! »

Ce que je vois surtout, c'est que le système économique basé sur la performance exponentielle et continue ne se peut plus. On ne fera pas d'omelettes sans casser des œufs, j'en conviens, mais il s'avère que la fabrication de l'omelette est vitale. Ça devrait être assez pour réagir.

Je pense aussi que la voix de l'électeur a une valeur. Et qu'elle doit s'exprimer.

Que le rôle de l'électeur prend de la valeur quand on prend les temps de bien voir ce qui est proposé.

C'est peu de travail, j'en conviens, mais ça aussi, ça devient vital.

L'enfilade actuelle des périodes de canicule ramène au cercle vicieux ultime : il fait chaud. Mais ce n'est pas si grave, le citoyen a une solution : installer un système de climatisation. Et comme il y a plusieurs citoyens, la consommation énergétique augmente, pendant que la chaleur émise par chaque bidule de climatisation contribue à augmenter la température.

Assez vicieux.

Ce ne sont pas des solutions comme ça qu'il faut.

On peut mettre plein de rapièces sur une toile de piscine. Mais un bon jour, ça ne suffit plus.

Il semble que le bon jour soit venu. 

 

Clin d'œil de la semaine

Pensons environnement : collons le visuel des affiches des élections municipales sur les mêmes bases que celles du fédéral! 



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