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  JOURNAL LE HAUT-SAINT-FRANÇOIS / Cahiers Spéciaux

La comptabilité, pas si sorcier

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Pierre Hébert Par Pierre Hébert
pierre@journalhsf.com
Mercredi le 8 avril 2015

Marcelo Donoso, enseignant en comptabilité à la formation générale aux adultes à East Angus, repousse du revers de la main l'excuse souvent manifestée par les gars de ne pas faire le DEP en comptabilité sous prétexte qu'ils ne savent pas compter. « La comptabilité ce n'est pas compliqué, on en fait chaque jour quand on prend des décisions en fonction de ce qu'on a dans les poches. Je dis aux jeunes lorsque tu as pris la décision de t'acheter une paire de jeans, tu as pensé aux impacts après. C'est la même chose pour une entreprise, elle prend les décisions en fonction de l'agent qu'elle a. »

L'enseignant pousse la réflexion plus loin en soutenant que plusieurs élèves, particulièrement les garçons, disent « je ne suis pas bon en math. Je leur réponds que ce n'est pas nécessaire d'être bon en algèbre ou en géométrie, ça n'a rien à voir avec la comptabilité. » Prônant la promotion et l'égalité des sexes, M. Donoso dit remarquer que les garçons délaissent de plus en plus la comptabilité pour s'orienter vers des métiers dits manuels particulièrement au secondaire. « Je veux juste que les gars continuent à prendre leur place à égalité avec les femmes. » L'enseignant mentionne être très satisfait avec son groupe tout en soulignant qu'on y dénombre un seul garçon.

M. Donoso mentionne que les élèves ayant complété le programme sont en mesure d'affronter le marché du travail. « Notre DEP est basé sur les compétences et sur les besoins du marché du travail. Nos élèves ont une bonne vue d'ensemble pour être de bons commis-comptables. » Les étudiants complètent leur formation avec un stage d'un mois en entreprise. Le programme est flexible dans le sens où il est possible de le faire sur une base de temps plein, à temps partiel facilitant la conciliation travail-études ou même en soirée si le nombre le justifie. Les élèves disposent d'un guide et l'enseignant les supporte dans la démarche. « C'est comme dans une entreprise, les élèves ont des échéanciers et s'ils s'absentent, ils doivent appeler et reprendre leur temps, » d'exprimer M. Donoso. L'efficacité du programme ne fait pas de doute puisqu'il y aurait un taux de placement de 75 %. « Les finissants se placent dans des secteurs variés comme la santé, l'industrie, la petite et moyenne entreprise et des cabinets de comptables », d'ajouter l'enseignant.

Michaël Labrecque
Michaël Labrecque suit la formation depuis novembre dernier sur une base à temps partiel. Si tout va bien, il devrait terminer au cours de l'année 2016. L'élève qui a complété son secondaire régulier dit avoir toujours rêvé de faire de la comptabilité. « J'avais déjà une idée qu'il y avait beaucoup de femmes, mais ça ne me dérange pas, ça fait trois ans que je voulais faire ça. Je n'ai pas beaucoup de contact avec les femmes en classe sauf quand quelqu'un demande de l'aide. » Michaël apprécie la formule d'apprentissage en formation aux adultes qu'il trouve plus intéressante qu'au secteur régulier. Les élèves sont plus disciplinés en formation professionnelle, précise-t-il. Ce que j'aime le plus c'est la calculatrice, j'aime les chiffres, j'aime faire des factures et faire des rapports de compagnie. Ce que j'aime moins, c'est faire des textes. Le jeune homme n'a pas encore choisi son stage, car il lui reste encore du temps avant la fin de sa formation, mais il aimerait travailler dans une petite entreprise une fois le tout complété. « C'est plus facile de communiquer avec le monde dans une petite entreprise. » En attendant, Michaël s'applique à bien faire les choses afin de préparer la transition sur le marché du travail.


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