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Mémorial : une ville fictive vue à vol d’oiseau


7 juillet 2011
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Émilie Monette Par Émilie Monette
emonette@estrieplus.com
Jeudi 7 juillet 2011

La récupération d'objets de rebut en art visuel, voilà une jolie façon de donner une deuxième vie aux différents emballages de la vie quotidienne qui se retrouvent dans notre bac vert.

C'est au cours de ses pérégrinations à travers la grande métropole que Sarla Voyer s'est dit : « Il faut absolument que je fasse quelque chose avec ces objets! » Mais pas avec n'importe lequel. Présente sur la scène de l'art contemporain depuis le début des années 90, Mme Voyer a choisi ses emballages pour Mémorial de sorte qu'ils puissent évoquer des habitations, « dans la mesure où c'est un contenant ou un carré ou une forme. Maintenant, avec les architectures extraordinaires qu'on a, tu peux facilement voir une habitation dans la forme des objets », a-t-elle souligné lors de notre rencontre au vernissage de l'exposition. À la suite de sa collecte fructueuse en 2010, l'artiste les a moulés en plâtre et disposés pour la première fois dans la salle de la Maison de la culture Ahuntsic. « J'avoue que ça faisait longtemps que je n'avais pas travaillé avec le plâtre. J'aime beaucoup varier les matériaux, puis en créant cette œuvre, j'ai redécouvert sa beauté. Le plâtre est une matière très malléable et c'est ce qui est fascinant. »

Mémorial est un projet in situ - œuvre créée sur place et en fonction de l'espace disponible -  qui se présente en une sorte de « topographie minimaliste à l'intérieur d'un circuit formé de divers polyèdres ayant l'apparence d'emballages familiers ». Le lieu d'exposition se transforme alors en un espace de déambulation, car une fois les objets rassemblés et positionnés sur le sol, de petits couloirs de circulation et des territoires imaginaires se dessinent. Par cette mise en scène, l'œuvre symbolise, à plus petite échelle, des architectures urbaines, à la fois industrielles et silencieuses. Et si on s'attarde à explorer l'installation épurée, on y remarque une ville fictive vue à vol d'oiseau, une cité déserte, une certaine mémoire collective, un héritage architectural en constante évolution... À chacun son interprétation!

La thématique de l'habitation a toujours fait partie de sa pratique. Détentrice d'une maîtrise en arts plastiques de l'Université du Québec à Montréal, Sarla Voyer a utilisé cette avenue artistique d'une manière plus intimiste à plusieurs reprises, soit en représentant des lieux qu'elle a elle-même habités. Ayant participé à bon nombre d'expositions collectives et individuelles au Québec, l'artiste a déjà reconstruit son appartement grandeur réelle, et ce, en papier. L'œuvre La maison fantôme fut d'ailleurs présentée à Montréal en 2002 à la Maison de la culture Frontenac. Cette fois-ci, le caractère social est mis en valeur dans Mémorial. « La ville, c'est infini comme particularité, comme caractère, comme forme et comme configuration. Puis, tout ce que ça évoque... c'est notre "vivre ensemble en société"... Les déchets de consommation sont le reflet de l'activité humaine, de notre présence dans la ville et sur la planète », a-t-elle affirmé. Et chaque ville a sa personnalité.

L'exposition in situ de Sarla Voyer a lieu jusqu'au 14 août à la galerie Sporobole, située sur la rue Albert au centre-ville de Sherbrooke. Pour en savoir plus, visitez le www.sporobole.org.


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