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Avez-vous déjà jasé AVC?


7 juin 2012
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Annie Roy Par Annie Roy
aroy@estrieplus.com
Jeudi 7 juin 2012

Les adultes de moins de 50 ans risquent trop souvent la mort ou une invalidité permanente en ne composant pas le 9-1-1 au premier signe d'un AVC qui se manifeste chez eux ou chez une autre personne.

C'est ce que démontre le nouveau sondage effectué par la Fondation des maladies du cœur et le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires.

Ces nouvelles données montrent que, même si la plupart des personnes au pays connaissent les signes précurseurs d'AVC, une personne sur trois avoue qu'elle ne composerait probablement pas le 9-1-1 ou le numéro local des services d'urgence si elle observait ces symptômes parmi ses proches. Parmi les raisons justifiant le fait qu'ils n'appellent pas, on retrouve le déni : les gens pensent que les signes ne sont pas une urgence médicale et l'idée erronée qu'il est plus rapide de transporter la personne soi-même à l'hôpital.

Utilisez le service d'ambulance pour sauver du temps

Il est démontré que 30 % des patients qui ont fait un AVC se rendent par eux-mêmes à l'hôpital le plus près, mais ce trajet en voiture plutôt qu'en ambulance risque de rajouter de dangereuses minutes, voire des heures, avant que le diagnostic et le traitement puissent commencer.

« L'hôpital le plus près de chez vous n'est pas nécessairement le mieux placé pour les cas d'AVC. Les services d'urgence, eux, savent où vous transporter. Quand vous composez le 9-1-1 ou le numéro local des services d'urgence, le système est avisé de la situation et le traitement est accéléré », explique la Dre Lebrun. Dans la plupart des provinces, des protocoles de priorisation sont en vigueur afin de permettre aux ambulances de transporter les patients à des centres spécialisés en AVC aussi rapidement que possible.

Même dans les cas de mini-AVC (les ischémies cérébrales transitoires, ou ICT), il est important d'être traité immédiatement, car cela peut réduire les risques de faire un AVC plus grave.

Composez plus raidement le 9-1-1 pour sauver des vies

« Quand on fait un AVC, il y a deux ennemis : le temps qui passe et les caillots », renchérit la neurologue spécialiste de l'AVC Dre Louise-Hélène Lebrun, porte-parole pour la Fondation des maladies du cœur et le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires. « Les gens doivent savoir que le chronomètre se met en marche dès les premiers signes avant-coureurs d'un AVC : chaque seconde de retard dans le traitement entraîne la mort de cellules cérébrales et augmente les risques de décès et d'invalidité.De plus, pour chaque heure qui passe sans recevoir de traitement, le cerveau perd autant de neurones qu'il le ferait en plus de trois ans de vieillissement normal. » Ainsi, il est essentiel d'aviser les services d'urgence afin de diminuer les risques d'invalidité. 

Des statistiques recueillies chez 10 000 patients de 295 hôpitaux situés de part et d'autre du pays ont révélé que près de la moitié des adultes de moins de 50 ans ont pris plus de huit heures avant d'arriver à l'urgence. Dans tous les groupes d'âge, les femmes ont pris un peu plus de temps que les hommes pour se rendre à l'hôpital.

Dans l'ensemble, les deux tiers des victimes au pays arrivent trois heures et demie après le début des symptômes, ce qui représente la limite à ne pas dépasser pour un traitement qui élimine les caillots et les autres interventions susceptibles de réduire, voire d'éliminer, les terribles répercussions de l'AVC.

Avez-vous déjà jasé AVC?

Histoire d'inciter les gens à commencer à en parler entre eux, la Fondation des maladies du cœur va lancer Jase AVC, une campagne numérique qui nous encourage tous à renseigner notre famille et nos amis sur les signes avant-coureurs de l'AVC en insistant sur l'importance d'agir rapidement. L'un des points clés de la campagne Jase AVC est de reconnaître et de surmonter le déni, qui est souvent la première réaction à des symptômes d'un AVC.

Les signes avant-coureurs de l'AVC sont la présence (même temporaire) de l'un ou plusieurs des symptômes suivants :

  • Faiblesse : perte soudaine de force ou engourdissement soudain au visage, à un bras ou à une jambe.
  • Trouble de la parole : difficulté soudaine d'élocution, de compréhension ou confusion soudaine.
  • Trouble de vision : problème de vision soudain.
  • Mal de tête : mal de tête soudain, intense et inhabituel.
  • Étourdissement : perte soudaine de l'équilibre, en particulier si elle s'accompagne d'un des autres signes.

On compte plus de 50 000 AVC au pays chaque année, soit l'équivalent d'un toutes les 10 minutes. Ils constituent la troisième cause de décès au pays. Ils sont également l'une des causes principales d'invalidité neurologique et d'hospitalisation chez les adultes.

Pour de plus amples renseignements sur l'AVC

Pour connaître vos risques d'AVC et savoir comment agir pour vivre pleinement plus longtemps, répondez à Mon évaluation de risque cardiovasculaire MC.


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