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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 15 mai 2017

L’engagement, version Vallières



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On dit des hommes modernes qu'ils fuient l'engagement en couple. C'est écrit dans bien des magazines féminins. L'homme moderne aurait donc peur de s'engager. Peut-être parce qu'il sent qu'il ne pourra plus jamais dire «rock on?» Peut-être parce que l'engagement est incompatible avec le plaisir et un brin de liberté?

Allez savoir pourquoi, mais toujours est-il que les gars semblent fuir l'engagement.

D'abord, j'avance ceci : j'en ai plus que marre de ces "quiz" qui se multiplient à vitesse Grand V dans les magazines et les médias sociaux et qui prétendent tout régler en quelques questions et réponses basées sur des idées préconçues.

Comment garder la flamme allumée... en six questions. Comment attacher votre homme et qu'il « sourisse » pareil! Le tout en huit questions faciles ! Et autres banalités banales. Ça, une banalité banale, ça devrait demeurer banal. Si ça se retrouve en première page d'un magazine, on devrait dépenser l'argent du magazine ailleurs. Trop banal et "préformaté" pour avoir une certaine valeur.

Mais revenons à l'engagement...

Double V, Vincent Vallières, débarque sur scène en 2017 avec un petit groupe de musiciens nouveau (carrières et engagements professionnels obligent).

Disons d'abord ceci : pour comprendre l'univers de Vincent, il faut le voir au moins une fois en spectacle. C'est là que son univers se dessine, comme un produit qui libère doucement ses substances et propriétés actives, au gré des chansons et des interventions de l'artiste.

Remarquez que cette recette (allez voir un artiste en spectacle) s'applique à bien d'autres aussi... C'est un réflexe à développer! Avec les nouvelles technologies, on survole souvent plus qu'on déguste la musique offerte. On écoute quelques secondes d'une chanson et, ça y est, on aime ou pas. Souvent pas, parce qu'on n'a aucune autre perspective que le bout d'écoute proposé.

Mais revenons à Vallières.

Il débarque avec une petite bande de joyeux lurons dont le sourire complice trahit le plaisir évident d'être là. Et ça rock solide.

Vallières? Rock?

Ouaip! Et plus solide qu'on pourrait le croire.

« Me semble que sur disque, c'est moins ça! »

Encore ouaip.

Le disque met en valeur les textes, la mélodie. Mais voilà bien une facette originale de l'univers Vallières : le voir en spectacle implique l'entrée dans une dimension nouvelle, revisitée. Plus rock.

Pourtant, l'auteur de « On va s'aimer encore » n'en démord pas. Il écrit l'amour sur la base toujours renouvelée de l'engagement. Sa blonde et ses proches reviennent souvent dans le décor textuel et musical de Vincent. Toujours en plaidant l'espoir, l'engagement et le fait de s'accrocher, que ça en vaut la peine.

La radio commerciale est remplie de chansons pop qu'on écrit et écoute comme on écrit et lit des romans Harlequin: la formule est toujours la même, seul le nom des personnages change un peu.

L'univers de double V est parsemé d'espoir, d'amour et d'engagement. Et ça "rock" pareil. Et solide, en plus.
Parce qu'on peut continuer à « rocker on » et être amoureux et père de famille.

Embarquer dans l'univers de Vallières, c'est tasser du revers de la main les concepts et préceptes de la psychopop et décider de bâtir sur le possible, l'espoir et la vision à long terme, la tête haute, le bonheur en priorité.

Pas mauvais comme route à prendre...

Clin d'œil de la semaine

Aujourd'hui est toujours plus beau quand on croit qu'il mène à un beau demain possible...


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