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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 6 avril 2016

Tous pourris?



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L'arrestation de Nathalie Normandeau et de Marc-Yvan Côté par l'UPAC dans le cadre des suites des enquêtes sur le financement illégal des partis politiques québécois et de la possible attribution de contrats publics a relancé de plus belle notre conviction que la classe politique québécoise est minée par la corruption.

Le financement des partis politiques de retour dans l'actualité...

La semaine dernière, les révélations de l'émission Enquête de Ici Radio-Canada concernant l'intervention du ministre Sam Hamad au profit de l'entreprise Premier Tech qui aurait reçu plusieurs millions de subventions et de prêts du Gouvernement du Québec a remis à l'avant-scène la question du financement des partis politiques. Il n'en fallait pas plus pour relancer les allégations de corruption du Parti libéral du Québec et que ce sujet devienne à nouveau un enjeu partisan pour les partis d'opposition. Le chef de la CAQ, François Legault ne s'est pas privé de son plaisir en déclarant que les libéraux étaient tous des pourris. Grande déclaration pour quelqu'un qui a appartenu pendant longtemps au Parti québécois, lequel parti, a lui aussi été reconnu coupable de graves infractions en matière de financement des partis politiques. Sans oublier que la campagne de la CAQ a elle-même été largement financée par le même bureau d'avocats.

Le Québec, province corrompue?

En 2010, la province de Québec a fait la première page du magazine Maclean's avec comme illustration, notre bonhomme Carnaval, la première page affichait alors que le Québec était « The most corrupt province in Canada ». L'auteur de l'article Martin Patriquin avançait alors que c'est la lutte constitutionnelle et le désir du Québec d'obtenir un statut distinct dans le Canada qui étaient à l'origine de cette corruption. Je ne sais ce que pense le même journaliste des révélations de la semaine dernière concernant les pratiques de financement des partis politiques en Ontario.

La classe politique au pilori...

Quoi qu'il en soit, à charge de revanche, nous devons dire que les faits que nous ont révélés par la suite les travaux de la commission Charbonneau avec les stratagèmes révélés à Laval et Montréal ont plutôt donné raison à l'auteur de cet article. Il reste que pour la très grande majorité des gens la politique est un monde de pourri où la malhonnêteté est cultivée comme une vertu. Manifestement, la population a perdu confiance en sa classe politique et en ses institutions. Cela touche tous les partis politiques et tous les acteurs politiques. Les déclarations qui cherchent à faire porter le chapeau au seul parti libéral du Québec ne convaincront personne. La question est : est-ce vrai que notre classe politique et nos gens d'affaires sont corrompus? Tentative de jeter un peu de lumière sur un sujet lancinant et pénible...

Le financement des partis politiques

Nous savons tous que l'argent est le nerf de la guerre. Nous savons aussi qu'une campagne électorale coûte cher. Il faut donc de l'argent pour faire une campagne électorale. Beaucoup d'argent. Faire de la publicité à la télé, à la radio et dans les quotidiens imprimés cela coûte cher. Dans ces conditions, il n'est guère étonnant que les responsables des partis politiques se donnent beaucoup de mal à récolter des fonds afin d'être en mesure de mener des campagnes électorales efficaces leur permettant d'obtenir le pouvoir. Une fois au pouvoir, ces mêmes partis politiques mènent en œuvre leurs politiques qui sont par ailleurs contestées et souvent contestables par une large partie de la population puisque dans notre démocratie les gouvernements que nous élisons sont souvent choisis par environ 25 à 30 % de la population si l'on prend en compte le taux de participation qui se situe généralement entre 64 % et 80 % et le suffrage populaire remporté par le parti gagnant.

Le contournement d'une loi...

Au Québec, nous avons longtemps pensé que la Loi sur le financement des partis politiques votée par le gouvernement du Parti québécois de René Lévesque à la fin des années 1970 avait réglé la question. La commission Charbonneau nous a appris que ce n'était pas le cas et que tous les partis politiques, à l'exception de Québec solidaire peut-être, avaient pêché de la même manière en faisant du financement sectoriel auprès des dirigeants de grandes et de moyennes entreprises notamment de service (avocats, ingénieurs, communication, informatique et construction). En fait, tous ont contourné la Loi en faisant fi de ne pas le savoir. C'est l'enseignement que nous a fait la commission Charbonneau. Cela est établi. Seule la classe politique refuse de le dire attribuant ces dysfonctionnements possibles à des erreurs de parcours alors que c'était un phénomène généralisé à tous les partis politiques. La vérité c'est que la loi de René Lévesque sur le financement des partis politiques a été contournée allégrement par tous.

De la corruption vraiment?

La seconde dimension de la question est l'existence d'un tel détournement de la Loi sur le financement des partis politiques. Ce détournement a-t-il été ou non l'occasion pour des individus de s'enrichir personnellement et d'obtenir des privilèges indus pour celles et ceux qui nous représentaient? Malgré les révélations sur les villes de Laval et de Montréal, je continue d'entretenir un sain scepticisme quant à la possibilité que des contrats aient été attribués par le gouvernement du Québec en échange de faveurs ou de sommes d'argent. Attester de la présence du contournement de l'esprit d'une loi permettant à des personnes morales de faire indirectement ce qu'elles n'avaient pas le droit de faire directement par l'intermédiaire de prête-noms est une chose, mais qu'en retour ces entreprises aient obtenu des contrats qu'elles n'auraient pas eus de toute façon, j'en doute fortement pour ce qui est du gouvernement du Québec. En cela, je suis assez d'accord avec le commissaire Renaud Lachance. Je doute qu'il y ait eu un lien formel entre des contributions politiques et des contrats.

L'opinion publique est convaincue

Je sais que je prêche dans le désert en écrivant cette chronique. La très grande majorité est et veut être convaincu que la classe politique et surtout le Parti libéral du Québec sont corrompus. Les gens n'ont plus confiance en leurs institutions et l'individualisme ambiant renforce cette volonté de refuser de relativiser cette perception qu'au royaume de la fleur de lys quelque chose ne tourne pas rond, mais que ce n'est quand même pas pourri jusqu'à la moelle.

Je crois que la classe politique se rendrait un bien grand service en disant haut et fort que tous ont franchi la ligne de l'esprit d'une Loi qui n'était plus adaptée. Plutôt que d'avoir eu le courage de réformer la loi en permettant par exemple à l'époque aux personnes morales de financer les partis politiques comme l'avait demandé le Directeur général des élections de l'époque, Pierre F. Côté, on a donné dans l'angélisme et la culture de « je ne sais rien et je n'ai rien vu. »

C'est pourquoi je trouve odieux que François Legault affirme que les libéraux sont tous des pourris alors que le phénomène du contournement de l'esprit de la Loi de René Lévesque a été un phénomène généralisé si j'en crois les conclusions de la commission Charbonneau. Il n'en demeure pas moins qu'il faut aujourd'hui redonner confiance à la population envers ses institutions. Le 19 avril prochain, Les orphelins politiques tiennent une réunion à Montréal pour jeter les bases d'un nouveau parti politique. Participons-y nombreux et faisons en sorte que notre classe politique ne soit pas tous des pourris...


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