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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Tiens! Et si je vous racontais mes vacances?


D'abord pour casser le rythme de nos vies en mode extrême. Qu’on le veuille ou non, l’heure nous régit.
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Photo : crédit photo: Pixabay
François Fouquet Par François Fouquet
Lundi 12 août 2019

Tiens! Et si je vous racontais mes vacances?
C'est une des questions les plus fréquemment posées en été : « pis, tes vacances? » Ou bien « t'as pris tes vacances? »
Alors, voilà, je me lance.

D'abord, disons que l'amateur de roman historique en moi, lui, ne décroche pas. J'ai profité des vacances pour me refaire une banque de romans historiques dont l'histoire se déroule au Québec. Idéalement entre 1850 et 1950.
-Méchantes vacances! Veux ben me dire c'est quoi l'intérêt de lire des vieilleries?
-Content que tu poses la question, ça permet cette chronique!

D'abord pour casser le rythme de nos vies en mode extrême. Qu'on le veuille ou non, l'heure nous régit. On a souvent l'impression que nos conversations tournent toujours autour de la même chose : la température et le temps qu'il fait. C'est vrai. Mais chaque fois qu'on en parle, on sait quelle heure il est exactement!

L'heure est déterminante. Elle est l'unité de mesure de notre performance. Et notre performance est l'unité de mesure de nos réussites de vie. Ce n'est pas rien! C'est pour ça qu'un ami africain me disait, un jour : « vous, vous avez l'heure. Nous, on a le temps! »

Donc, me plonger dans le quotidien de ces gens d'un autre siècle crée un refuge rassurant.
-OK, je veux bien, mais encore! Tu n'as pas que fait une réserve de romans, quand même?
-Non, bien sûr!
Bon, je commence par où?

Bien sûr, comme un bon contemporain, j'ai consulté les médias sociaux pendant mes vacances. Je vous le dis parce que, subitement, ça complique les affaires!
L'air de rien, ça met une pression sur la qualité du récit. Sur les médias sociaux, les images sont souvent très belles et l'expression du bonheur est omniprésente! Vous savez, ces "drinks", ces repas, ces balades à pied, en vélo, en moto ou en bateau où le bonheur est omniprésent? Vous savez, toutes ces publications qui suggèrent qu'on s'endort le soir avec une crampe dans les joues tellement on a fait que rire depuis le réveil?

Pourtant, sur la route des vacances, j'ai vu de l'impatience, entendu de gros mots, constaté que les chialeux prennent aussi des vacances! Et qu'ils chialent en vacances aussi!
J'ai vu aussi des couples qui ne savent plus très bien se parler ou interagir à deux. C'est drôle, un couple qui compte les minutes à la table du restaurant! Remarquez, les deux travaillent tout le temps et se voient quelques minutes par jour. C'est difficile de refaire le contact, des fois!

Bon. Mes vacances, à-c't'heure!

J'ai commencé ça bien installé dans un fauteuil à lire un roman. Le passage décrivait les habitants du village qui se retrouvent, le dimanche, sur le parvis de l'église. C'est une occasion privilégiée qu'ils ont et ils en profitent. La quelque centaine de personnes est divisée en petits groupes et les rires sont nombreux.

Puis, à un moment donné, quelqu'un demande la parole, haut et fort. Tout s'arrête. Celui qui demande la parole doit bien avoir une grande annonce à faire pour s'exprimer comme ça, publiquement!

Tout le monde écoute.
La nouvelle, effectivement, est importante. Pertinente pour tous.
Voilà, mon récit s'arrête là!

Je viens de réaliser que raconter mes vacances personnelles via une chronique, c'est comme tout partager sur Instagram et Facebook. Ça requiert une certaine pertinence. Une certaine importance.
Il me semble qu'on est déjà inondés du contraire.

Pis, bon. Je ne veux pas comparer mes vacances à celles des autres. Il y a déjà assez de performance autour de même!
Alors, je garderai mon récit pour les gens qui me le demanderont en tête-à-tête. Ce sera plus chouette.
Je décide juste de ne pas choisir le parvis de l'église pour le faire!

Clin d'œil

Est-ce qu'on se fait avoir si, dans nos vacances, on couche dans un motel qui affiche « no vacancy »?


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