Musée Nature Science relache 2021
Netrevolution Forfaits internet & Téléphonie illimité

Accueil   Chroniqueurs   Partenaires   Contactez-nous          
Annonces Classées Maison à vendre Concours Magasin général Calendrier INFOLETTRE
  Bilan COVID-19 du 5 mars
 
ACTUALITÉS
Estrie
En bref
Ça se passe chez nous!
Affaires & juridique
Sports
Culture & Événements
Memphrémagog
Habitation
Santé et Beauté
Famille
Automobile
Avis publics
Découvertes
Blogue
Salon Priorité Emploi fev 21
CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Mercredi, 25 juillet 2012

Notre système économique : une faillite technique


25 juillet 2012

 Imprimer   Envoyer 

L'économie est une science.

Nenon.

Un système économique est un système économique. Rien de plus. Rien de moins. Un système qu'on peut bouger, modifier, manipuler, même. Mais pas une science. L'économie ne s'autorégulera donc jamais.

George Bush avait pourtant voulu nous le faire croire dès 2001. Rappelez-vous son cri du cœur de l'après 11 septembre : il demandait aux Américains de prier pour les soldats qui allaient défendre l'honneur du drapeau. Il leur demandait aussi, une fois la prière faite, de continuer à consommer. C'était là la seule porte de sortie. Il fallait que le système tourne.

Le système n'a pas tourné, il a spinné, littéralement! De façon à faciliter les excès de consommation,  les banques américaines ont permis, au vu et au su de toutes et tous, que des propriétaires de maisons empruntent plus que ce que leur valeur hypothécaire garantissait. Évidemment, ce sont des centaines de milliers de familles qui ont changé la voiture, de télé et tout, sans même se demander comment ils feraient pour payer. Mais pourquoi se seraient-ils posé la question? Le gars de la banque leur démontrait, à grands coups de tableaux et de ratios, qu'ils avaient les moyens. Pourquoi se méfier, alors?

En 2008, tout a planté. Les bulles sont mises à péter de partout. Qui a-t-on protégé, d'abord? Les banques! L'incroyable venait de se produire!

Plusieurs ont alors (encore...) parlé de la science que constituait l'économie, une science dont les paramètres faisaient en sorte que le marché allait s'autoréguler, que tout ça n'était qu'un cycle normal. Comme la Lune en a un. Eh, bien, non! On a imprimé des milliers de milliards de nouveaux dollars pour maintenir le tout.

Mais ça ne pouvait pas marcher non plus, puisqu'il manquait un morceau : la production! Depuis des années, sous le principe sacro-saint du libre échange, nous en sommes venus à fermer nos usines et à envoyer les éléments les plus importants de notre production ailleurs. Il reste quoi, ici? Des consommateurs et des gens qui travaillent dans les magasins. Impossible de tenir longtemps dans ces conditions.

La faillite provoquée

Par le biais de noms évocateurs et qui sont devenus des valeurs absolues pour les croyants (performance, réingénierie, restructuration, rationalisation, etc.), les entreprises ont envoyé leur production à l'extérieur. Puis, ils ont fait la danse des fusions d'entreprises, qui font en sorte qu'il y a de moins en moins de décideurs et que la richesse est de plus en plus concentrée dans quelques mains. Cela va directement contre le principe de la concurrence qui est, en soi, une façon de s'assurer de la vitalité du système.

Le résultat net? La population canadienne n'a jamais été aussi endettée que maintenant. Les ménages canadiens sont pris à la gorge. La fameuse règle d'autorégulation tombe à nouveau. Théoriquement, le système devrait être capable de jouer avec ses taux d'intérêt. Il ne le peut pas du tout : augmenter de trois pour cent les taux aujourd'hui pour demain signifierait, illico, une pluie (que dis-je, un orage!) de clés de maisons et de voitures sur le bureau des banquiers.

On aura beau faire semblant, on ne s'en sort pas : le système a été mis en faillite par les gens mêmes qui en profitent le plus.

Aujourd'hui, on se retrouve dans un cul-de-sac. Les marges de crédit personnelles sont gonflées, les divans du salon ne seront payés que dans trois ans et la voiture est louée. Comme si ce n'était pas assez, le boss vient d'en congédier quelques autres parce qu'il n'atteint pas les objectifs fixés par la grosse maison mère dont les actionnaires ne se contentent jamais des profits qu'ils retirent.

Voilà qui est navrant, je sais, mais il faut réaliser que le mur s'en vient. En fait, le mur ne bouge pas, c'est nous qui fonçons dedans...  

La suite ce 27 juillet : De think big à être big : le pas qu'il ne fallait pas franchir.

Clin d'œil de la semaine

Au moment d'écrire ces lignes, il y a plein de ventes dont le thème commence est « Rien à payer.... » Ça adonne bien, c'est pas mal tout ce qui reste, rien...


Écoloboutique mars 21
Devenez membre de notre facebook
  A LIRE AUSSI ...
Entre Woke et Ward

Entre Woke et Ward
Je vous aimais bien, Monsieur et Madame Patate

Je vous aimais bien, Monsieur et Madame Patate
NOS RECOMMANDATIONS
Deux adolescents surpris à vendre du cannabis

Deux adolescents surpris à vendre du cannabis
Même en mode virtuel, le Carnaval de Sherbrooke est un succès

Même en mode virtuel, le Carnaval de Sherbrooke est un succès
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

Écoloboutique mars 21
Inscription Infolettre EstriePlus.com
Sports TA février 21
 
Sarah Beaudoin
Samedi, 6 mars 2021
Vivement l’érotisme

Pierre-Olivier Pinard
Vendredi, 5 mars 2021
Qu’est-ce que la médecine fonctionnelle ?

Daniel Nadeau
Mercredi, 3 mars 2021
Le petit panthéon de mes disparus

François Fouquet
Lundi, 1 mars 2021
Je vous aimais bien, Monsieur et Madame Patate

Jacinthe Dubé 14 sept 2020
Radio-Canada VLR mars 21
Un homme retrouvé ensanglanté à Sherbrooke perd la vie Par Maxime Grondin Mercredi, 3 mars 2021
Un homme retrouvé ensanglanté à Sherbrooke perd la vie
La vitesse aura un goût amer pour un jeune automobiliste Par Maxime Grondin Mercredi, 3 mars 2021
La vitesse aura un goût amer pour un jeune automobiliste
La Fondation Constance Langlois veut répondre à une demande grandissante Samedi, 27 février 2021
La Fondation Constance Langlois veut répondre à une demande grandissante
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2017 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous