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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 16 septembre 2015

God Save the Queen!



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Pour être honnête, ce n'est pas « God Save The Queen » qu'a dit le premier ministre conservateur Stephen Harper à l'issue de l'allocution lors de son point de presse mercredi dernier, mais plutôt « vive la Reine ». Cela est passé largement inaperçu auprès des médias, mais si l'on se donne la peine d'y réfléchir ces trois mots devraient être au cœur d'un enjeu électoral majeur de la prochaine campagne électorale. Je vous sens étonné. Des explications sont requises...

La monarchie de Stephen Harper

D'entrée de jeu, soyons de bon compte avec monsieur Harper. Son allusion à Sa Majesté la Reine Élizabeth II était tout à fait appropriée le 9 septembre 2015. C'est vers 17 h 30 ce mercredi dernier que la Reine Élizabeth II a dépassé, selon les calculs de Buckingham Palace les 63 ans, 7 mois et 2 jours sur le trône de la reine-impératrice Victoria, au pouvoir entre 1837 et 1901. L'heure précise du début du règne d'Elizabeth II est impossible à déterminer, car on ne sait pas exactement à quel moment son règne a véritablement commencé : son père, le roi George VI, est décédé dans son sommeil à une heure non déterminée au milieu de la nuit. 

S'il est tout naturel pour le premier ministre d'un pays sous l'autorité symbolique d'Élizabeth II, le chef de l'état canadien, de lui rendre hommage, il est plutôt incongru qu'un pays souverain comme le nôtre n'ait jamais rompu ce lien archaïque avec son passé de colonie française puis anglaise.

Il faut dire que le gouvernement Harper aime beaucoup la Reine. Il a fait de la monarchie britannique une sorte de marqueurs identitaires de son gouvernement. Il n'a pas hésité à remplacer des œuvres de peintres contemporains comme Riopelle pour les portraits de la Reine sans oublier le retour de la royauté dans la dénomination de notre marine et de notre aviation.

Pourtant, sans donner dans les quolibets à l'endroit de la Reine ou de la famille royale, les Canadiennes et les Canadiens d'aujourd'hui ont peu en commun avec cette famille royale aussi bienveillante soit-elle. On comprend difficilement l'attachement du gouvernement Harper pour la monarchie britannique alors que de moins en moins de Canadiens ont ou ont eu des liens avec ce vestige de notre passé.

La population canadienne aujourd'hui :

Au dernier recensement officiel en 2011, la population canadienne se chiffrait à 34 millions de personnes. Si l'on se demande la part de descendants britanniques dans cette population, on l'estime à 6,5 millions de personnes alors que les descendants de la Nouvelle-France, les Français représentaient 5 millions de personnes. Les descendants d'Irlande comptent pour leur part pour 4,5 millions de personnes, les Écossais 4,7 millions d'individus. On retrouve près de 3,2 millions de personnes d'ascendance allemande alors que près de 2 millions des Canadiens sont descendants des Amérindiens, des Métis et des Inuits. Le plus important chiffre à retenir de la composition de la population canadienne c'est que plus de 20 % de notre population n'est pas née au Canada. Le plus fort pourcentage de tous les pays du G8. Cette immigration récente provient principalement d'Asie (56 %), des Antilles, de l'Amérique latine et de l'Amérique centrale.

Alors pourquoi cet attachement à un vieux symbole comme la monarchie britannique alors que dans toute notre histoire, elle a fait l'objet de dissensions et de mésententes. Si l'on peut présumer d'un plus grand appui de ce symbole parmi les descendants britanniques, il est clair que ce n'est pas unanime surtout pour ceux et celles qui proviennent d'Écosse et d'Irlande. Nul besoin d'insister sur le désintérêt marqué des francophones de ce pays pour la Reine et je serais étonné que les nouveaux arrivants, plus de 20 % de la population canadienne, fassent de la Reine leur tasse de thé ou un enjeu identitaire fondamental. Il faut donc rompre ce lien folklorique du Canada avec la monarchie britannique et faire du Canada une république constitutionnelle.

Goûter le fruit défendu...

De nombreux faits convergent pour remettre en cause notre lien avec la monarchie britannique et pour changer les déclarations habituelles de tous nos politiciens qui affirment que l'on ne peut discuter constitution canadienne parce que le fruit n'est pas mûr. Je crois plutôt qu'il nous faut croquer dans le fruit défendu comme l'ont fait Adam et Ève dans l'Éden.

Il tombe sous le sens que si les politiciens de tous les partis politiques proposaient de rompre avec ce vieux vestige, il serait étonnant que l'on retrouve une opposition autre que vocale à ce projet. Nous tenons donc notre sujet rassembleur pour rouvrir nos discussions sur la constitution. Cela permettrait du même coup de discuter sérieusement de la question du Sénat canadien. Majoritairement, la population souhaite son abolition, mais sans s'interroger sur ce qu'il adviendrait par la suite. L'abolition du statut de monarchie constitutionnelle du Canada au profit de celui de république permettrait d'imaginer une suite des choses. On pourrait profiter de l'occasion pour régler la question des droits des populations autochtones. Le sort réservé par notre gouvernement à ces populations est une honte nationale. Pensons seulement à la question des femmes autochtones assassinées et disparues.

On devrait aussi s'intéresser à la question des droits des francophones partout au Canada, à la reconnaissance du peuple Acadien et du peuple Québécois et pourquoi pas aux questions difficiles du partage des pouvoirs entre les provinces et l'État fédéral et des déséquilibres fiscaux liés à leurs responsabilités.

Beau programme en perspective. Je sais. Il y a de nombreux sceptiques parmi celles et ceux qui me lisent. Ça ne donnera rien. Personne ne veut parler de constitution. Pourtant, rien n'est impossible pour les gens de bonne volonté. Il faut d'abord mettre la table avec un objectif simple, abolir la monarchie constitutionnelle et doter le Canada d'un régime républicain avec les institutions appropriées. Plus de Gouverneur général, plus de Reine, mais un régime présidentiel, au vote proportionnel.

Je suis convaincu que l'on trouvera peu d'opposants à l'abolition de la monarchie, sauf chez Stephen Harper et ses amis. Une fois cela établi, il faudra trouver une façon originale pour discuter entre nous de la refondation de notre pays sur des bases nouvelles. Tout cela grâce à trois petits mots prononcés par Stephen Harper. Si jamais la Reine devient l'outil pour refonder ce pays, je me joindrais volontiers à celles et ceux qui crient « God Save The Queen »!

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