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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Mardi, 7 septembre 2021

Ceux qui s’en vont… ceux qui nous marquent



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Ça devait être en 2005, lors d'un voyage en Europe et avec bien du temps d'aéroport à combler. J'étais dans une de ces boutiques dans lesquelles on égraine les minutes sans véritable besoin à combler.

C'est en fouinant que je suis tombé sur un livre de poche de Mitch Albom : « Les 5 personnes que j'ai rencontrées là-haut ». Le « là-haut » sonnait cruellement ésotérique, mais le résumé, combiné aux heures à perdre, ont fait que j'ai acheté le bouquin. Le récit met en lumière l'influence qu'on a parfois sur autrui sans même s'en apercevoir. Le « là-haut » sert de mise en scène.

Je repensais à ça, cette semaine.

Un ancien collègue de La Tribune, Réal Durocher, est décédé. D'entrée de jeu, je spécifie : je ne prétends pas que j'étais un très proche de Réal. Mais un proche, oui.

Vous ne le connaissiez peut-être pas. Voyez-y surtout le partage d'une réflexion par rapport à la mort.

Plus j'avance en âge, simple constat platement rationnel, plus je suis confronté à la mort de proches.

Depuis l'annonce du décès, je suis un peu troublé. Il me vient plein d'images. Des images heureuses et dont Réal est partie prenante. En même temps, je me méfie un peu de ces images : j'ai l'intime conviction que le temps filtre judicieusement les souvenirs que nous accumulons, effaçant doucement les passages plus sombres et plus poches. Les souvenirs ont cette capacité à enjoliver le passé, ce qui devient souvent rassurant.

Alors, je me suis demandé si les souvenirs que j'avais de Réal étaient filtrés et aromatisés d'un parfum de fleur bleue.

Bien non, je ne crois pas.

Réal était un bonhomme marquant. Un artiste. Un graphiste. Mais surtout, un être humain qui savait occuper son espace et prendre soin des gens qui gravitaient dans cet espace. Un bonhomme ricaneur, taquin à ses heures, et doté d'une créativité sans bornes visibles!

Je me souviens de ces discussions autour d'un projet publicitaire. Je demeure fasciné de constater qu'avec de simples coups de crayon, il arrivait à donner une forme originale à une idée, un concept.

Au fond, c'est comme ça qu'il fonctionnait. L'artiste l'habitait complètement. Il dessinait des petits bonheurs sur les différents tableaux de sa vie quotidienne. Il s'assumait complètement, prenant soin d'inclure les autres dans sa ronde heureuse. Personne ne se surprenait de le voir aligner trois chaises à la cafétéria et s'y étendre pour sa sieste du midi. Bien au contraire, on baissait le ton par respect du dormeur!

Mais ce sont des anecdotes. De simples anecdotes.

Je ne devrais pas être troublé par de simples anecdotes, non? Peut-être, finalement, si elles sont révélatrices d'une réalité solide!

Ce gars-là animait son monde ambiant. Il nous rendait meilleurs par ses façons de faire. Même ses colères étaient suivies d'un calme respectueux.

Se mettre en action. Créer.

Peindre. Dessiner. Fabriquer des violons. S'occuper des autres.

Se mettre en action. Créer.

Sur son lit de mort, il s'est dit surpris d'avoir tant d'attention de ses amis. N'y voyez pas de fausse modestie, nenon! C'est plutôt la surprise de quelqu'un qui a toujours été occupé à animer son quotidien, occupé à inclure les gens autour. Occupé à prendre sous son aile les nouveaux graphistes du journal, occupé à se mettre en action. À créer.

Je repense au livre de Mitch Albom et je me dis que Réal serait bien surpris de constater comme il a pu influencer son entourage.

Aux derniers jours de sa vie, il a même fait une courte vidéo. « Je vous aime. Je vous emmène avec moi. Merci! »

Jusqu'à la fin, il se sera mis en action. Et il aura créé une invitation à nous mettre en action. À créer. Selon ce qu'on peut faire.

Merci, Réal!

Merci beaucoup.

 

Clin d'œil de la semaine

Une réflexion en lieu et place du clin d'œil :

« C'est grand la mort, c'est plein de vie dedans », disait Félix.

La vie dedans, c'est ce doux et entraînant trouble qui m'anime et qui, aussi tristement qu'ironiquement, n'aurait pu s'installer sans ce vide laissé par un départ définitif.


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