La ministre de la Santé Ginette Petitpas Taylor était de passage ce matin au pavillon de recherche appliquée sur le cancer de l'Université de Sherbrooke. Cette dernière a annoncé qu'une somme totale de 9,7 M$ a été accordée à 13 projets de recherche en santé à l'UdeS.
Le taux de succès aux concours des Instituts de recherche en santé du Canada (ISRC) est assez bas au pays avec une moyenne de 15 %. L'Université de Sherbrooke réussit toutefois à tirer son épingle du jeu avec un taux de réussite de 25,5 % par rapport à la moyenne nationale.
Pour le doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke, Dominique Dorion, il s'agit d'une fierté pour l'établissement d'enseignement supérieur. Plusieurs chercheurs font preuve de persévérance en s'inscrivant aux concours à deux ou trois reprises.
« Les récents succès de nos professeurs au dernier concours des IRSC sont admirables et permettront l'avancement des recherches à l'Université de Sherbrooke, en plus de nous aider à devenir un chef de file en matière d'équité et d'inclusion, at-il commenté. Les activités de recherche générées par ces subventions nous permettront aussi de recruter des étudiants aux cycles supérieurs, participant ainsi à l'attraction de talents dont la société a tant besoin pour son développement. »
De passage pour la première fois à l'Université de Sherbrooke, la ministre Petitpas Taylor en a profité pour visiter les installations de recherche et échanger avec quelques étudiants en laboratoire.
Les quelque 10 M$ accordés - sur une période de 5 ans - à des chercheurs de l'UdeS s'inscrivent dans un investissement national de 275 millions de dollars visant à soutenir des chercheurs canadiens qui œuvrent dans le domaine de la santé.
Selon Mme Petitpas Taylor, investir dans la santé et la recherche est une intervention obligée. « Pour faire le travail, il faut des outils et c'est pour cette raison qu'il y a cette importante annonce aujourd'hui, a-t-elle souligné. L'Université de Sherbrooke est depuis plusieurs années un carrefour d'innovation en recherche. »
« Les investissements que nous faisons dans la recherche en santé comptent parmi certains des plus importants que nous puissions faire en tant que nation, a-t-elle ajouté. Je suis à la fois honorée et impressionnée de rencontrer certains des chercheurs en santé les plus brillants du pays et de voir de mes yeux que les projets financés par notre gouvernement ont le potentiel de faire avancer la science, de mener à la mise au point de nouveaux traitements et d'améliorer la qualité de vie des Canadiens aux prises avec toutes sortes de problèmes de santé. »
Les projets de recherche retenus à l'Université de Sherbrooke aborderont entre autres les nouvelles façons de traiter le cancer colorectal, l'utilisation du vaccin pour traiter une forme très agressive du cancer du sein, les maladies cardio-vasculaires et la liste s'étire encore.