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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 10 décembre 2014

Se tirer dans le pied…



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Il y a quelques semaines, l'organisme phare de l'entrepreneuriat sherbrookois Pro-Gestion Estrie annonçait la mise à pied de six employés, dont trois employés à temps plein. Cette décision difficile prise par les membres du conseil d'administration s'inscrivait dans la foulée des compressions budgétaires annoncées de 37 % de l'enveloppe de Pro-Gestion par le gouvernement du Québec dans le programme de développement économique local. L'organisme avait aussi dû faire face à une compression de 5 % en début d'année. Ce n'est pas moins de 42 % qui ont été amputés dans le budget de fonctionnement de Pro-Gestion. Un organisme sans but lucratif inventé de toutes pièces par des gens d'ici et qui a connu beaucoup de succès tant chez nous qu'ailleurs au Québec. Histoire d'horreur au pays de l'Austérie...

Se rappeler...

C'est en 1983, à l'initiative d'une jeune entrepreneure du nom de Dina Naaman, appuyée par un grand pionnier du développement régional, Robert Routhier, dans le sillage de l'organisme Fer de lance, que fut créé Pro-Gestion, un organisme voué à la promotion de l'entrepreneuriat chez les jeunes. Pro-Gestion a connu un succès immédiat et Sherbrooke a été propulsée aux premiers rangs des villes en matière d'entrepreneuriat jeunesse.

Cela fut tellement vrai que le ministre de l'Industrie et du Commerce du gouvernement Bourassa, Daniel Johnson, prit exemple sur Pro-Gestion Estrie pour créer le programme SAJE dans toutes les MRC du Québec. Avec les années, Pro-Gestion et sa directrice générale Dina Naaman accompagnée de son président et mentor Robert Routhier n'ont jamais cessé d'innover pour promouvoir l'entrepreneuriat chez les jeunes. Pro Gestion a mis en œuvre des initiatives aussi diversifiées que nombreuses pour promouvoir l'entrepreneuriat chez les jeunes : des colloques, des programmes, de nombreuses initiatives aussi originales les unes que les autres. Pro Gestion a permis à plusieurs d'entreprendre, de créer des entreprises et surtout de réussir.

Au cours des ans, Pro-Gestion a dû s'adapter à de nombreux virages des programmes gouvernementaux et à plusieurs changements de structure comme la création des CLD, l'apparition des CRÉS, la mise en œuvre de programmes d'employabilité et même la création d'un programme de mentorat pour aider les entrepreneurs de chez nous. Ainsi, l'organisme a élargi son mandat d'origine en matière d'entrepreneuriat vers d'autres clientèles. Encore aujourd'hui, Pro-Gestion se démarque dans nombre de ses initiatives et cet organisme est encore un organisme exemplaire qui présente année après année des résultats concrets et impressionnants. Pourtant, on remet en question son rôle, son utilité dans la foulée des décisions prises par les gouvernements de tous les paliers, incluant celui du municipal. On s'apprête à jeter le bébé avec l'eau du bain. C'est à ne rien y comprendre...

Les enjeux locaux :

L'avenir semble sombre pour Pro-Gestion et surtout pour les entrepreneurs qui veulent démarrer leur entreprise. On arguera que l'on préservera les services directs aux entrepreneurs, mais on mettra une croix sur l'expertise, le savoir-faire et l'expérience de Pro-Gestion et de ses principaux artisans. Les compressions annoncées par le gouvernement libéral de Philippe Couillard dans tous les organismes à caractère économique ou à vocation de concertation deviendront prétexte à sabrer dans la mission d'un organisme qui constitue une véritable institution à Sherbrooke. Sans être paranoïaque, on peut craindre le pire au pays de l'Austérie de Philippe Couillard et de ses émules dans notre milieu.

Je prends à témoin l'opinion émise par la présidente de la Chambre de commerce de Sherbrooke, madame Annie Lessard dans le quotidien La Tribune, qui se fait l'égérie de cette pensée toute néo-libérale dans notre milieu. La Chambre de commerce de Sherbrooke propose deux choses : une fois de plus une grande messe pour « rebrasser » nos structures et la création de deux nouvelles filières à Sherbrooke Innopole, l'une concernant l'entrepreneuriat et le développement local et l'autre le commerce. Tiens donc! On multiplie les filières économiques comme si on avait affaire à des départements de service à la clientèle. À l'origine, la stratégie des filières-clés est une adaptation libre de la théorie des « clusters » ou des grappes. Par la proposition de la Chambre de commerce de Sherbrooke, c'est en voie de devenir des structures administratives utiles pour desservir des clientèles spécifiques niant du même coup l'esprit et l'essence de la stratégie des grappes industrielles qui doivent compter sur une masse critique de chercheurs, d'industriels dans un secteur donné pour être justifiées.

Qui plus est, ce serait une grave erreur de rapatrier les activités entrepreneuriales de Pro-Gestion au sein de Sherbrooke Innopole. Il y aura un problème de culture. Je connais bien Sherbrooke Innopole et ce n'est pas l'organisme le mieux adapté pour aider le démarrage de salons de coiffure, de restaurants ou d'entreprises de services. Les petites entreprises demandent un environnement fort différent que celui offert par Sherbrooke Innopole. En outre, l'expertise pointue pour l'aide et le soutien aux de petits entrepreneurs est chez Pro-Gestion. On va perdre cette expertise précieuse de Pro-Gestion en matière de petits commerces et de microentreprises de commerce et de services. Pro-Gestion doit demeurer...

En ce qui concerne le secteur commercial, la proposition de madame Lessard viserait rien de moins à terme que l'abolition de Commerce Sherbrooke dont le mandat est loin de se résumer à l'entrepreneuriat commercial. Qui ferait dans un tel contexte les avis à la ville de Sherbrooke sur l'à-propos de tel ou tel projet commercial dans tel ou tel secteur de la ville? Dans une autre opinion émise par le conseiller senior chez Sept24 communications marketing, Jean-Yves Laflamme, parue elle aussi dans le quotidien La Tribune, il est proposé que ce soit les services d'urbanisme de la ville qui rapatrie les mandats de Commerce Sherbrooke. On reviendra à la façon de faire d'avant l'échec du plan d'urbanisme où les méthodes proposées par Jean-Yves Laflamme ont conduit à la paralysie du développement commercial et au règne sans partage d'une ville au service des promoteurs et non pas au service des citoyens. Faut-il rappeler à tous que l'acceptabilité sociale est de nos jours le critère le plus important pour tout projet de développement qu'il soit de nature commerciale ou industrielle? Je pourrais continuer, mais convenons au moins qu'il y a matière à débats sur l'opportunité de cette idée émise par la Chambre de commerce de Sherbrooke...

Pro-Gestion, une mission à sauvegarder

Il n'y a pas de mal à repenser notre développement et nos modes d'organisation. Pas plus qu'il n'est déraisonnable de revoir périodiquement les façons de donner des services qui sont financés à même les fonds publics. À cet égard, les compressions irréfléchies du gouvernement de l'Austérie dirigé par Philippe Couillard en matière de développement économique local doivent au moins amener les forces vives locales à penser mieux les choses. Et si on réfléchit sérieusement à la question de l'entrepreneuriat pour les petites entreprises de service et au développement commercial, on comprend vite que cela ne concorde pas avec la mission de Sherbrooke Innopole.

Son ancien directeur général et père de la stratégie des cinq filières-clés, Pierre Bélanger, l'a rappelé récemment, lui aussi dans le quotidien La Tribune, et a demandé à la Chambre de commerce de Sherbrooke de revoir sa pensée sur cette question. Aujourd'hui, je joins ma voix à la sienne pour dire aux autorités municipales que Pro-Gestion et sa mission doivent être préservés. Pro-Gestion est une institution à Sherbrooke, un modèle de succès. Nous devons le préserver à tout prix et lui donner les moyens de nos ambitions. Cet organisme a le savoir-faire, l'expérience et l'expertise en matière d'entrepreneuriat. Rapatrier son mandat ailleurs est une fausse bonne idée. Il faut préserver la mission de cet organisme unique bien de chez nous. Agir autrement c'est se tirer dans le pied...


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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