Cogeco 107.7 - automne 2019
Netrevolution Forfaits internet & Téléphonie illimité

Accueil   Chroniqueurs   Partenaires   Contactez-nous          
Annonces Classées Avis de décès Maison à vendre Concours Magasin général Calendrier Annuaire
 
ACTUALITÉS
Estrie
En bref
Ça se passe chez nous!
Affaires & juridique
Sports
Culture & Événements
Memphrémagog
Habitation
Automobile
Santé et Beauté
Famille
Découvertes
L'actualité en vidéos
L'actualité en photos
Blogue
Cogeco 107.7 - automne 2019
ACTUALITÉS / Estrie
Anita Lessard Par Anita Lessard

Jeudi, 29 août 2019

Marie-Claude Bibeau, prête pour la campagne électorale


D’entrée de jeux, elle a hérité d’un rôle de premier plan dans le cabinet du gouvernement Trudeau, elle qui n’a jamais reculé devant un nouveau défi.

 Imprimer   Envoyer 
crédit photo: archives EstriePlus: Marie-Claude Bibeau

Le temps passe vite lorsque l'on est députée et ministre. Demandez-le à Marie-Claude Bibeau qui vit à la vitesse grand V depuis son élection en 2015. D'entrée de jeux, elle a hérité d'un rôle de premier plan dans le cabinet du gouvernement Trudeau, elle qui n'a jamais reculé devant un nouveau défi.

Ministre dès le premier jour

Son mandat en tant que Ministre du Développement International et de la Francophonie était tout d'abord de rétablir la réputation du Canada dans ses relations diplomatiques, mise à mal par le gouvernement précédent. « J'ai voyagé dans 32 pays en trois ans et demi, je peux vous dire à quel point la Canada est admiré, et notre positionnement très fort pour les femmes, et pour tout ce qui est des droits de la personne de façon générale, du respect des règles de droit, du respect de la science, on est admiré sur la scène internationale, il n'y a aucun doute » raconte Mme Bibeau.

Elle devait faire une refonte complète de la politique canadienne en matière d'aide internationale. Après nombre de consultations, de rencontres, et de débats, Mme Bibeau a réussi à imposer un agenda résolument féministe à ce projet, ce dont elle est très fière. « C'est plus qu'un plan! On a fait en sorte que toutes les subventions du gouvernement du Canada pour l'aide au développement, maintenant tous les partenaires doivent faire la démonstration que non seulement ils consultent les femme, qu'ils se préoccupent des impacts (sur elles), mais il faut qu'ils démontrent que les femmes sont maintenant partie prenante de tout le processus : la consultation, la prise de décision, la mise en œuvre. Les indicateurs de résultat doivent être là aussi. C'est vraiment toute la question du renforcement du pouvoir des femmes : social, politique et économique. Au-delà d'être une valeur fondamentale, l'égalité, pour nous les canadiens, c'est un incontournable quand on veut parler de développement » ajoute-t-elle.

Les défis de l'agriculture

Saut dans le temps à mai 2019, quand à la suite d'un remaniement ministériel, Marie-Claude Bibeau se voit offrir une promotion et un nouveau défi : le poste de Ministre de l'Agriculture.

Première femme à occuper ce poste, la ministre est très consciente du défi que cela représente et de l'importance que ce portefeuille pour l'économie canadienne. Les enjeux sont très distincts dans les différentes parties du pays et Mme Bibeau doit vite se familiariser avec les nombreuses responsabilités qui lui incombent. « Au niveau du fédéral, notre juridiction en agriculture c'est du commerce international, c'est de la science, c'est la recherche et l'innovation, et la règlementation », explique-t-elle. « Je pense que j'apprends vite, mais j'aime apprendre sur le terrain; j'aime aller à la rencontre des gens, aller visiter les fermes, aller dans les usines de transformation, pour vraiment bien comprendre, pas juste comprendre dans les livres, mais ressentir aussi. Comprendre les enjeux, les inquiétudes, les opportunités; c'est un très beau ministère! En plus ça m'a permis de me rapprocher des gens de chez nous », ajoute-t-elle avec un large sourire.

Après avoir finalisé les compensations aux producteurs sous Gestion de l'offre, le ministère de Marie-Claude Bibeau planche ces jours-ci sur la réouverture des marchés aux exportations de canola et des viandes de porc et de bœuf en Chine.
Sur ce second dossier, le ministère de l'Agriculture tient un rôle central pour arriver à convaincre le gouvernement chinois à revenir sur ces décisions. Le canola ne traverse plus les frontières de la Chine depuis plusieurs mois, après qu'on aurait décelé des traces d'un agent chimique dans le grain. Dans ce cas, les preuves se font encore attendre à ce jour. La ministre assure travailler de concert avec l'industrie pour trouver de nouveaux marchés d'exportation pour la céréale.

Ensuite, la découverte de faux certificats d'exportation de porc, n'aidant en rien à améliorer des relations déjà litigieuses avec le gouvernement canadien. Le ministère de l'Agriculture essaie de collaborer avec les autorités chinoises pour en arriver à une entente acceptable pour les deux parties. On veut renforcer les mesures de sécurité autour du système d'exportation des viandes vers ce pays et la ministre insiste pour que ce soit fait de façon bilatérale. Une enquête est par ailleurs en cours pour découvrir d'où provient la viande associée à ces faux certificats, autant par les autorités policières chinoises, que par la GRC. « On a des discutions régulières avec les autorités chinoises au niveau technique comme on aurait avec d'autres partenaires dans une situation similaire », de dire Mme Bibeau.

Et nos amis américains...

Les relations avec notre voisin du sud ne sont pas des plus évidentes depuis que le locataire de la Maison Blanche tire à boulet rouge sur son partenaire commercial le plus important. Malgré un climat plus imprévisible, le gouvernement canadien conserve sa stratégie de garder un dialogue ouvert et constructif, avec les acteurs économiques et porte-paroles américains présents sur le terrain.

Marie-Claude Bibeau cite en exemple les négociations autour de la nouvelle version de l'accord de libre-échange. « Depuis le début on a une approche qui est de travailler comme une équipe Canada. Non seulement au niveau des ministres du gouvernement libéral mais de façon non-partisane; on a eu des gens des autres partis qui ont participé à toute la réflexion et au travail autour de l'ALÉNA. On a travaillé avec les provinces, avec les différentes industries, même avec les municipalités, pour avoir des satellites à tous les niveaux qui avaient des discussions avec leurs homologues respectifs aux États-Unis. On a beaucoup d'alliés sur le terrain, donc c'est important que la bonne information circule, et que ces alliés parlent à leurs autorités ».

Les enjeux de la prochaine campagne

L'enjeu clé de la prochaine campagne électorale sera, selon Mme Bibeau, l'environnement. « Il ne faut pas que les Conservateurs défassent tout ce qu'on a réussi à faire pendant quatre ans, alors qu'eux ont reculés pendant dix ans. On a reparti la roue, et c'est vraiment une grosse roue! On a pris des mesures majeures, des investissements majeurs au niveau de la recherche et de l'innovation. Autant dans nos universités, l'Université de Sherbrooke a eu un investissement incroyable pour la recherche. Nos PME aussi pour des investissements dans leur développement, quand on nous faisait la démonstration que c'était pour des technologies innovantes, qui diminuent les gaz à effet de serre », indique la ministre. Elle ajoute que plusieurs actions ont été prises par le gouvernement libéral pour le transport en commun, le transport électrique, la protection des océans, et le prix sur la pollution.

Dans ce dernier cas, elle ne cache pas que la bataille électorale dans plusieurs provinces, sera centrée sur cette mesure en particulier. En réponse à la question d'une certaine déception de l'électorat face aux actions de son gouvernement, Marie-Claude Bibeau dit comprendre le désir de certains de la nécessité d'agir plus rapidement, mais qu'un équilibre s'impose. « Il faut être pragmatique! Parce que si on allait plus vite, on perdrait trop de canadiens (ennes), et il y en a d'autres qui vont prendre la place et tout détruire. On s'est mis à risque avec le prix sur la pollution, on s'entend que l'élection n'est pas gagnée. On est allé très loin dans notre action environnementale et ça ne passe pas dans certaines provinces », dit-elle.

Une nouvelle loi sur les études d'impact environnemental, un ajustement du mode de consultations avec les communautés et les Peuples Autochtones, et la promesse de réinvestir tous les revenus provenant de l'oléoduc dans la transition énergétique, sont tous des éléments qui ont contribués à échauder les relations avec les organisations pro-oléoducs du pays. « Dans ces provinces on trouve que nous n'en avons pas fait assez pour l'oléoduc (Trans-Mountain). Nous on dit ‘'oui'', les infrastructures, mais pas à n'importe quel prix » ajoute Mme Bibeau. Même les nouvelles subventions accordées aux compagnies pétrolières le sont pour des projets qui améliorent leur bilan vert. « Ce ne sont pas des subventions qu'on donne de façon aveugle. Ces compagnies-là, il faut les motiver à faire la transition; les amener à produire et à traiter de façon plus verte ».

L'autre série de mesures dont elle est très fière est celle qui vise à améliorer la condition socio-économique et l'équité sociale des canadiens (ennes). Un meilleur accès aux allocations canadiennes pour enfants et plusieurs ajustements aux lois fiscales, ont permis de sortir des milliers de familles du pays de la pauvreté. «Toutes les mesures que l'on a mis en place au total, et on a dépassé nos objectifs, on a sorti 825 000 personnes de la pauvreté pendant ce mandat, et pour moi c'est un grand élément de fierté. Ce sont des résultats qui sont concrets et ce n'est pas nécessairement les personnes qui ont le plus de voix publiques qui en ont bénéficiés, mais les gens qui en avaient besoin », explique-t-elle.
« C'est une fierté d'être canadien quand tu dis que tu sors des centaines de milliers de personnes de la pauvreté, et que tu défends les droits des femmes, puis que t'es pas prêt à faire de compromis sur l'avortement, le droit de choisir; ça c'est vraiment ce qui m'anime. On voit qu'il y a un mouvement mondial vers la droite populiste, et je ne veux pas d'un Canada de droite populiste » affirme Mme Bibeau, envoyant un slave envers le Parti Conservateur, sans le nommer.

Tout le dossier de la Réconciliation avec les Peuples Autochtones demeure l'une des grandes priorités pour le gouvernement de Justin Trudeau. Malgré l'enquête nationale sur l'assassinat et la disparition de milliers de femmes autochtones, les nombreux mea culpa du Premier Ministre, et les millions de dollars consentis dans les règlements de poursuites pour abus de toutes sortes (pensionnats, écoles de jour, déplacements forcés, rafles), la somme de ces actions ne semble pas suffire à atténuer la souffrance et les nombreux problèmes sociaux qui découlent de multiples tentatives d'assimilation culturelle prises partout au pays. « C'est des milliards de dollars qu'on a investi depuis le début de notre mandat et les gens de la Communauté qui sont impliqués vous diront que jamais un gouvernement n'en a fait autant. Et ça aussi c'est une transition, c'est un processus parce qu'on parle de 150 ans d'histoire et de blessures, qui se sont transmises de génération en génération.

Chose certaine, ce ne sont pas les défis qui font peur à la députée de Compton-Stanstead!

 


Mc Donald's - emploi automne 2019
Inscription Infolettre EstriePlus.com
  A LIRE AUSSI ...
Opération nationale concertée : Distraction

Opération nationale concertée : Distraction
La relève scientifique de Sherbrooke à l'international

La relève scientifique de Sherbrooke à l'international
L'ÉcoloBoutique 5 septembre 2019
NOS RECOMMANDATIONS
Disparition de Koyalee Kalioujny

Disparition de Koyalee Kalioujny
Des nouveautés aux Comptonales

Des nouveautés aux Comptonales
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

Badmofo Methods juin 2019
Centre culturel - concours - 9sept2019
Centre culturel de l'Université de Sherbrooke 23 sept 2019
 
AutoPassion
Mardi, 24 septembre 2019
MAZDA 3 2019

François Fouquet
Lundi, 23 septembre 2019
Je suis tolérant. Faque, ta gueule!

Pierre-Olivier Pinard
Vendredi, 20 septembre 2019
L’alimentation cétogène

Fontaine Panneton Joncas Bourassa & Associés
Jeudi, 19 septembre 2019
Les clauses de limitation ou d’exclusion de responsabilité, valides ou non ?

William Lafleur
Jeudi, 19 septembre 2019
S'entraîner pour trouver un équilibre

Daniel Nadeau
Mercredi, 18 septembre 2019
Donner du sens au 21 octobre

Jérôme Blais
Mardi, 17 septembre 2019
L'importance de bien positionner ses épaules

Jacinthe Dubé 23 septembre 2019
Hyundai Sherbrooke mai 2019
Un nouveau sentier dans le parc de la Gorge de Coaticook Par Daniel Campeau Dimanche, 22 septembre 2019
Un nouveau sentier dans le parc de la Gorge de Coaticook
Disparition de Koyalee Kalioujny Mardi, 17 septembre 2019
Disparition de Koyalee Kalioujny
Et que Dieu nous vienne en aide… Par François Fouquet Lundi, 16 septembre 2019
Et que Dieu nous vienne en aide…
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2017 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous