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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 7 juin 2017

La politique des extrêmes



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Dans la même semaine, le Parti conservateur du Canada s'est donné un nouveau chef, Andrew Scheer propulsé par la droite religieuse alors que les électeurs du comté de Gouin ont élu le charismatique Gabriel Nadeau-Dubois. On ne pourrait avoir de meilleurs exemples du triomphe des extrêmes dans un monde bouleversé par le retour des religions et la perte de repères. Réflexions sur une conjoncture politique trouble.

Le triomphe des égoïsmes

Le président américain Donald Trump nous a habitués aux extrêmes. Il est lui-même un cas patent du triomphe de l'extrême en politique. Voilà un politicien à la tête de la grande puissance mondiale qui ne s'embourbe pas avec les exigences de la vérité, de la raison et des faits. Son dernier voyage en Europe et au Moyen-Orient en fournit une preuve supplémentaire si nous en avions besoin. Ses prises de position vont même à l'encontre des intérêts de son pays. À preuve, il se chamaille publiquement avec la chancelière allemande, Angela Merkel, à propos de la balance commerciale déficitaire américaine alors que des géants allemands ont consenti depuis le début du siècle à des investissements colossaux dans le sud des États-Unis tels ceux de Mercedez Benz dans le domaine de la construction automobile et de ThyssenKrupp dans la construction d'une aciérie ultra moderne près de Mobile en Alabama qui a créé plus de 2 700 emplois.

L'exemple du sud des États-Unis

Il faut dire qu'il y a longtemps que le sud des États-Unis mène une politique commerciale agressive à l'échelle internationale pour attirer des investissements étrangers sur le sol américain. Un élément qui n'a pas échappé à l'œil vigilant de Ginette Chénard qui a écrit dans un livre consacré au sud des États-Unis : « Contrairement à la situation dans les États du Nord, le démarchage économique à travers le monde des gouverneurs et des élites d'affaires du Sud ne fait pas l'objet de grandes dénonciations publiques; les tenants de la sous-culture individualiste sudiste n'ont que faire de ces sursauts moralistes. Les élites sudistes ne se laissent pas davantage démonter par de strictes normes en matière d'environnement ni par les impératifs contraignants pour la sauvegarde du patrimoine ni par des consultations parlementaires ou citoyennes de longue haleine préalablement à la mise en œuvre de projets de développement. Les exigences de la compétitivité mondiale sont devenues des feuilles de route obligées; elles ont forcé la multiplication de la prospection à l'international et servi de justificatifs à une mobilisation étatique axée quasi exclusivement sur des priorités économiques. La formule est simple : le plus offrant remportera la mise et, avec elle, d'importantes retombées économiques. » (Chénard, Ginette. Le sud des États-Unis, Québec, Les Éditions du Septentrion, 2016 p. 491-492).

Trump ne reniera pas de telles pratiques du tout à l'économie. Une politique extrême dans laquelle il se reconnaît nous n'en doutons pas.

Les fanatiques religieux

Cette politique des extrêmes est aussi palpable dans la dernière course au leadership du Parti conservateur du Canada. D'ailleurs, tant le gagnant Andrew Scheer, qui a pu compter sur la droite religieuse de son parti pour gagner la mise, que son principal adversaire Maxime Bernier, ont dans leur besace des politiques ou des positions extrêmes pour le consensus canadien. Pensons aux positions personnelles de Scheer sur l'avortement et le droit à mourir ou encore aux politiques libertariennes de Maxime Bernier.

Même si la droite conservatrice canadienne a été défaite par la troupe libérale de Justin Trudeau lors de la dernière élection fédérale, elle continue de sévir surtout dans l'ouest du pays. La victoire d'Andrew Scheer vient consolider l'emprise de l'ancienne Alliance canadienne sur le parti conservateur. Les réformistes ont le haut du pavé sur les progressistes conservateurs qui ont fait des ravages électoraux sous le leadership de Brian Mulroney durant les années 80.

Pourtant, au Québec et en Ontario, il y a place pour un conservatisme politique, mais pas nécessairement assorti de valeurs de droite religieuse comme nous le présente aujourd'hui le parti conservateur d'Andrew Scheer.

Devant un gouvernement qui se dit progressiste, les conservateurs d'Andrew Scheer vont accentuer la présence des politiques extrêmes dans l'arène politique canadienne. À court terme, les libéraux de Justin Trudeau en sortiront vraisemblablement gagnants, mais il est moins certain que le dialogue démocratique de notre pays en soit pour autant revivifié. La politique des extrêmes gagne du terrain sur la scène politique fédérale.

L'étoile de Québec solidaire

Le Québec n'est pas à l'abri de la montée des extrêmes. L'élection récente de la nouvelle saveur du jour en politique québécoise, Gabriel Nadeau-Dubois et le discours quasi haineux tenu par les membres de Québec solidaire pour rejeter la politique de convergence du PQ est aussi un autre épiphénomène des extrêmes qui fleurissent dans notre paysage politique.

Faut-il rappeler que Québec solidaire est un parti politique ouvertement hostile à l'économie libérale? Ce parti dans son programme veut tout nationaliser sauf les dépanneurs et les coopératives. Derrière son discours égalitaire et sympathique de compassion envers les démunis, il ne faut pas s'y tromper, nous sommes devant un parti qui veut faire du Québec un nouveau Venezuela sur le continent nord-américain. Loin d'être social-démocrate, Québec solidaire est un parti politique de pur et dur contre le néolibéralisme, contre la démocratie libérale et contre l'entreprise privée.

C'est de ce mouvement que Gabriel Nadeau-Dubois est devenu co-porte-parole. Son charisme et sa popularité au service de la lutte contre les nantis et pour le bien commun ne sont en fait qu'une façade à dire les vraies choses : la rupture avec l'État libéral et la démocratie telle que nous la connaissons pour un nouveau Québec. Lisons-les : « Québec solidaire se voue entièrement à la défense et à la promotion du bien commun. En d'autres mots, il fait primer l'intérêt de la collectivité sur l'intérêt d'une minorité possédante. Il consacre son énergie à la recherche de l'égalité et de la justice sociale, au respect des droits individuels et collectifs. Il reconnaît l'interdépendance des humains entre eux et avec la nature.

Tout cela exige une transformation profonde du Québec. Pour notre parti, cela signifie de s'opposer au néolibéralisme, cette version moderne du capitalisme, qui domine nos sociétés et hypothèque leur avenir comme celui de la planète. »

Les libéraux et le PQ aussi

Nous sommes aussi dans l'extrême dans les politiques du gouvernement libéral de Philippe Couillard qui, par sa négation de la nation québécoise de nos ancêtres canadiens-français, par ses politiques de déconstruction de l'État québécois et par sa croyance à outrance aux droits individuels, ne parvient pas à réconcilier le Québec avec son passé, son présent et son avenir. Je ne parle même pas du Parti québécois qui se renie lui-même et son option pour prendre le pouvoir.

Là aussi nous sommes dans l'extrême. Ne trouvez-vous pas?

Un Québec du juste milieu

Il faut se méfier des solutions simples et radicales qui comme par enchantement réussiront à faire de notre univers un monde meilleur. Les utopies sont utiles pour repousser l'impossible, mais ne le sont pas pour gouverner un pays. Le Québec a besoin de rompre avec les extrêmes pour se donner un avenir à la mesure des aspirations d'une majorité d'entre nous. Il faut combattre la politique des extrêmes...


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