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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 23 décembre 2015

Faire une ville!



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Depuis la montée en puissance des maires de Québec et Montréal, Régis Labeaume et Denis Coderre, qui se donnent à plein dans la politique spectacle, la question des villes s'impose de plus en plus dans l'actualité. Il y a aussi les questions des régimes de retraite et du nouveau pacte fiscal. À n'en point douter, les villes sont devenues des acteurs de premier plan dans notre démocratie québécoise. Nous sommes reconnaissants au maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, de ne pas jouer la carte du « leader maximo » comme ses collègues de Québec et de Montréal. D'une part, la Ville de Sherbrooke n'a pas la stature d'une telle ambition et d'autre part la personnalité du maire de Sherbrooke ne se prête pas à un tel jeu de rôle.

Il n'en demeure pas moins que les villes sont appelées à jouer un rôle fort important dans l'exercice de la démocratie et elles demeurent le creuset essentiel de notre vie quotidienne. Il convient de s'interroger sur la meilleure façon de faire une ville en ce début de 21e siècle. Ma réflexion prendra appui sur ma ville d'adoption : Sherbrooke. Plongée dans un univers démocratique trop souvent laissé pour compte...

Des maires de qualité

Sherbrooke a eu le privilège de compter sur l'apport de candidats de qualité au cours des dernières décennies pour former le conseil municipal. Nous en saurons gré aux électeurs qui ont su faire de bons choix. Parmi les faits singuliers, nous pouvons noter que nous avons pu compter sur des maires de grande envergure si je songe à Me Jacques O'Bready qui a été maire de Sherbrooke de 1974 à 1982 ainsi qu'à Jean Perrault qui a dirigé les destinées de la ville pendant 15 ans, de 1994 à 2009. De tous les maires de Sherbrooke, Jean Perrault se distingue pour sa vision et son appétit à faire de Sherbrooke une grande ville. Il a réussi en pilotant le regroupement volontaire de plusieurs villes de l'agglomération sherbrookoise et ainsi fonder la ville de Sherbrooke tel que nous la connaissons aujourd'hui.

Comme j'ai travaillé étroitement avec Jean Perrault, je ne m'aviserai pas de faire le bilan de ses années de gouvernance. D'autres le feront mieux que moi, mais qu'il suffise de rappeler que pour bien des gens, Jean Perrault représente « Monsieur Sherbrooke » et je suis d'avis que c'est un titre bien mérité.

Les maires O'Bready et Perrault étaient des leaders qui menaient des dossiers en obtenant l'appui d'une majorité de conseillers indépendants. Le contexte de l'époque faisait en sorte que le Conseil municipal réussissait à parler d'une seule voix avec quelques voix discordantes, les empêcheurs de tourner-en-rond. Malgré tout, les maires leaders menaient leur barque dans une quasi-unanimité sur la très grande majorité des dossiers.

Les partis politiques

Puis à l'image d'autres grandes villes, il y a eu des tentatives de former des partis politiques municipaux. Serge Paquin fut élu la première fois sous la bannière du RCS (Rassemblement des citoyens de Sherbrooke) avec un collègue Alain Leclerc. Auparavant, il y avait eu une tentative de Jacques O'Bready de former un parti politique, mais qui a donné de piètres résultats. Puis, il y a eu le Renouveau sherbrookois qui a réussi à sa première tentative à faire élire trois conseillers et un maire. Ce fut le début de l'ère Sévigny. L'élection de 2013 fut plus fructueuse avec l'élection de neuf candidats, mais sans atteindre pour autant la majorité au conseil municipal.

Quoi qu'il en soit, les partis politiques sur la scène municipale ne sont que des machines à élection. Pour y avoir appartenu et milité, je suis convaincu que le Renouveau sherbrookois n'est pas un véritable parti avec des orientations et des politiques. La machine des élus est trop puissante pour que les bénévoles et les militants aient vraiment de l'influence. J'avais cru que les partis politiques étaient une solution pour remettre la ville aux mains de ses citoyens plutôt qu'à celles des promoteurs urbains, mais il faut constater que malgré la présence d'un fort contingent élu d'un parti politique, rien n'a changé.

L'exemple du Plateau Saint-Joseph et de Costco

Un exemple : nous avons investi à Sherbrooke d'énormes énergies pour nous doter d'un plan de développement commercial, d'un schéma d'aménagement et d'un plan d'urbanisme qui refléteraient la volonté citoyenne.

De quoi parle-t-on en ce moment dans le grand village sherbrookois? Devinez. Un projet de transfert de Costco dans une zone excentrique à celle déjà prévue au schéma d'aménagement pour la zone du Plateau Saint-Joseph. Le maire Sévigny a-t-il déclaré que ce projet n'était pas acceptable? Non. Il est à l'étude. Comment peut-on étudier quelque chose qui a déjà été réfléchi et que l'on n'a pas retenu? C'est inacceptable d'envisager un seul instant de ne pas respecter le schéma d'aménagement actuel surtout qu'il y a des terrains disponibles ailleurs comme le site de l'ancienne usine Lowney's rue King Ouest ou encore les terrains de monsieur Marcoux adjacents au Centre de foires. Il est vrai que ces choix pourraient desservir les intérêts de monsieur Jean-Francois Morin. On a beau consulter, mais à Sherbrooke ce sont les promoteurs qui décident et les citoyens devraient se compter heureux d'avoir des investisseurs prêts à investir dans leur ville. Point à la ligne. Les élus, eux, suivent le train du développement pour augmenter le moins possible nos taxes. Voilà la philosophie qui semble présider à nos destinées municipales.

Les taxes et les dépenses folichonnes

Un autre grand enjeu de notre vie démocratique municipale est le coût des projets de développement en regard de la hausse ou non de nos taxes. On retrouve parmi les voix du conseil municipal, certaines qui se font entendre régulièrement pour décrier les moindres dépenses en les présentant comme du gaspillage. Les projets structurants présentés par Destination Sherbrooke sont les plus populaires auprès de ces voix démagogiques. On interroge même les dépenses de représentation de notre ville pour accueillir des invités étrangers comme ceux de la ville de Montpellier. Des dépenses très raisonnables servent de carburant pour alimenter certains médias qui donnent dans le spectacle et le populisme.

Les voix de la démagogie empruntent aussi celle de citoyens qui se disent exemplaires et qui se sont donnés pour mission de débusquer les scandales au nom des principes de saine gestion. À les entendre, une ville devrait se contenter, entre autres, de ramasser les ordures, de faire des routes et des trottoirs et de maintenir les taxes au plus bas niveau possible. Il faut aussi une ville tranquille et sans bruits où la jeunesse peut s'amuser seulement si elle ne dérange pas les vieux. Les ambitions de Sherbrooke à devenir quelque chose de grand dans un monde en mutations sont acceptables dans la mesure où cela ne coûte rien aux contribuables. Dans un tel contexte, il est difficile d'avoir des gens ayant une vision d'avenir. Au fond, ce qui est en jeu c'est la question suivante : une ville est-ce un gouvernement local ou une administration locale?

Se donner une vision d'avenir

Je souhaite que nous soyons capables de nous donner des représentants élus ayant une vision pour l'avenir de Sherbrooke. Une vision d'avenir qui voit la ville comme un gouvernement local important et non pas comme une simple administration municipale. Cela commence par élire des représentants qui ont de la vision et qui sont capables de travailler ensemble selon un plan défini.

Cela ne passe pas nécessairement par des partis politiques, même si cela devient essentiel à cause des lois du financement des partis politiques, mais ça passe par le regroupement de gens décidés et capables de mobiliser les citoyennes et les citoyens autour de projets emballants qui sont plus que de maintenir au plus bas les taxes ou de rationaliser l'appareil bureaucratique. Il nous faut des gens capables de rivaliser avec l'audace d'un Jean Perrault pour faire une ville...

Estrie Marine dec 2019
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