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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 11 février 2015

Mon ami Novembre



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Novembre, quel drôle de nom pour un chien me direz-vous. Novembre était mon fidèle compagnon depuis janvier 2003. Je l'ai acheté d'une famille alors qu'il avait six mois. De retour de mon pèlerinage annuel de Floride, Novembre était heureux de me revoir. Il avait passé les dernières semaines chez ma fille et mes trois petits-enfants. Manifestement, il n'était pas dans son assiette. Je sentais bien que quelque chose n'allait pas.

Puis, le 2 février, nous sommes revenus de Floride le 1er, Novembre cesse de marcher. Il ne peut plus se soulever le postérieur. Je vais chez le vétérinaire et le verdict tombe. Son malaise n'était pas musculo-squelettique. Ce n'était pas de l'arthrose, ni de la dysplasie. En fait, nous ne saurons jamais ce que c'était puisque nous n'avons pas investigué outre mesure. Chose certaine, l'origine était neurologique ou biochimique. Un cancer du pancréas était l'hypothèse la plus probable selon l'expérience clinique du vétérinaire. Le verdict est tombé de ma bouche : Euthanasie. Novembre avait 12 ans et demi, ce qui lui donnait environ 95 ans en équivalent humain. Je n'ai pas voulu m'acharner et j'ai accepté de vivre ma grande tristesse et son départ de ma vie. Cela m'a amené à réfléchir à la question de la maltraitance des animaux au Québec.

La maltraitance des animaux

Chaque mois de juillet, des milliers d'animaux sont abandonnés au Québec au moment de la période du déménagement. Pour Montréal seulement, selon les chiffres de la SPCA, en 2010, c'est un nombre de 4 700 animaux qui ont été abandonnés. Le tableau pour le Québec entier est encore plus troublant. Le Québec, qui compte sept millions d'habitants, abandonne 500 000 animaux domestiques chaque année.

Jusqu'à présent, le Québec est la seule province canadienne où il n'y a pas de législation pour prévenir la cruauté animale. Nous sommes les champions des usines à chiots. Nous en comptons plus de 1 800 qui produisent plus d'un demi-million de chiots destinés aux animaleries du Canada et des États-Unis.

Ces chiots sont produits dans des conditions innommables : insalubrité, graves défauts génétiques dus à la consanguinité, chiots sevrés trop tôt, entassés comme du bétail, surexploités et accouplés à outrance. Pourquoi toute cette production? Pour faire de l'argent. Ces chiots seront vendus à un prix exorbitant, sans garantie de bonne santé et dans des conditions d'hygiène douteuse. Des chiots vendus comme des jouets et assassinés par euthanasie lorsque l'on est tanné de son nouveau jouet. Clairement, il faut refuser de participer à cette spirale de la mort animale.

Le ministre Paradis veut agir

Il faut se réjouir de la volonté du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation Pierre Paradis, de vouloir enrayer cette situation de maltraitance des animaux sur le territoire du Québec. Le ministre Paradis, homme déterminé s'il en est un, veut défaire le Québec de sa réputation de terreau fertile pour les usines à chiot et de champion de la maltraitance. En août dernier, dans le quotidien Le Devoir, le ministre Pierre Paradis a déclaré :

« La situation va changer. Je le promets! Un projet de loi est sur la table à dessin et je veux aller le plus rapidement possible. Ça fait partie de mes priorités législatives. J'ai obtenu un accord de principe de la ministre de la Justice sur la redéfinition de l'animal. Chez nous, en vertu du Code civil, la notion d'un animal est celle d'un bien meuble, ça veut dire que, techniquement, tu peux lui donner un coup de pied ou lui scier une patte. Et c'est considéré comme tel par les tribunaux. Pour l'avenir, on s'inspire de la France où ils ont redéfini la notion de l'animal comme étant un être sensible à la douleur, des êtres vivants doués de sensibilité. On essaie de voir quelles seraient les conséquences juridiques chez nous, mais on ne veut pas que cela reste un bien meuble » (Le Devoir, août 2014, Martin Ouellet Presse canadienne)

Il semble que le projet de loi sera déposé lors de la rentrée parlementaire. Ce qui serait un beau cadeau à toutes celles et à tous ceux qui aiment les animaux et qui les traitent bien. Je souhaite bien entendu que ce projet de loi soit déposé et qu'il soit adopté à l'unanimité par les membres de notre assemblée nationale.

En mémoire de Novembre, mon fidèle compagnon...

Ce fut très difficile pour moi de décider de mettre fin à la vie de mon fidèle compagnon Novembre. Pour moi, Novembre était un être vivant doué de sensibilité et d'intelligence canine. Il était doux, affectueux, affable et protecteur pour les siens. Un vrai bon chien comme on en a juste un dans sa vie. Son brusque départ de ma vie, de celle de mes proches et de mes amis est un dur coup pour tous. Chose certaine, j'ai voulu profiter de cet événement très personnel pour promouvoir l'initiative du ministre Pierre Paradis de mettre fin au triste championnat du Québec en matière de maltraitance des animaux. Par ailleurs, je trouve très démagogique et peu habile la sortie récente du Regroupement provincial des comités des usagers du réseau québécois de la santé et des services sociaux (RPCU) d'opposer la volonté du gouvernement de légiférer en matière de maltraitance des animaux à l'absence de projet de loi pour protéger les ainés et les personnes souffrant d'un handicap mental. On peut combattre la maltraitance des animaux sans pour autant négliger les personnes les plus fragiles d'entre nous que représentent les personnes âgées et celles atteintes de déficience. De la pure démagogie, des paroles inappropriées qui nuisent à la cause promue par cet organisme .

À la mémoire de mon fidèle compagnon Novembre, j'appuie l'initiative du ministre Paradis et dénonce la démagogie du porte-parole du RPCU.

Repose en paix mon fidèle ami Novembre...



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