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ACTUALITÉS / Estrie
Cynthia Dubé Par Cynthia Dubé
cdube@estrieplus.com

Vendredi, 15 septembre 2017

Le suicide: une bataille loin d’être terminée



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Pendant plusieurs années, le nombre de suicides a drastiquement baissé chez les adolescents, mais les chiffres des deux dernières années ne sont pas autant encourageants.

C'était lundi dernier la Journée mondiale de la prévention du suicide. Quelle est la situation en Estrie? Pourquoi le Québec est sur la liste des endroits dans le monde où le taux de suicide est le plus élevé? EstriePlus.com a rencontré la directrice générale de JEVI Estrie pour mieux comprendre les enjeux entourant ce fléau.

Dans le cadre de la Journée mondiale de la prévention du suicide, JEVI Estrie annonçait un nouveau partenariat avec Hockey Sherbrooke. L'équipe de prévention formera des entraineurs et des parents de jeunes hockeyeurs, pour mieux repérer les jeunes en difficulté et/ou en détresse.

«Ce partenariat nous permet de déployer avec eux le programme des Sentinelles, qui forme des adultes pour mieux comprendre la problématique du suicide, explique Louise Lévesque, directrice générale de JEVI Estrie. On sait que la majorité des suicides sont commis par des hommes, alors ce partenariat est très intéressant puisque le milieu du hockey en est un particulièrement masculin. Ça nous permet donc d'aller travailler de plus près avec la clientèle masculine.»

En effet, 75 à 80 % des suicides sont commis par des hommes, âgés de 25 à 55 ans. Quant aux appels effectués chez JEVI Estrie, on parle d'une clientèle autant masculine que féminine, ce qui laisse croire que le message commence à passer chez les hommes. «Quand j'ai commencé à travailler ici, il y a 25 ans, il n'y avait que des femmes qui appelaient, souligne Mme Lévesque. On peut donc dire qu'on réussit tranquillement à entrer en contact avec les gens les plus vulnérables.»

Autre clientèle vulnérable; les jeunes. Pendant plusieurs années, le nombre de suicides a drastiquement baissé chez les adolescents, mais les chiffres des deux dernières années ne sont pas aussi encourageants.

«En fait, entre 2004 et 2014, il y a eu une baisse importante de décès par suicide partout au Québec, dont l'Estrie. Cette diminution s'expliquait beaucoup par une baisse drastique, 50 %, de décès par suicide chez les plus jeunes. Par contre, depuis deux ans, on est sur un plateau; pas d'augmentation, ni de diminution.»

La vigilance est donc de mise pour les intervenants. «Au Québec, on a déjà eu des taux de décès très élevés chez les jeunes, indique Mme Lévesque. On est aussi très vigilant avec la clientèle plus âgée. Chez les ainés, il n'y a pas encore beaucoup de décès par suicide, ce qui est excellent. Mais est-ce que les chiffres pourraient commencer à augmenter? On reste vigilant, car la population est vieillissante et on doit se demander comment réagiront les baby-boomers dans quelques années.»

Record de suicides au Québec, un mythe?

Non, ce n'est pas un mythe. Nous détenons de tristes records au Québec en ce qui a trait au suicide. «Oui, on a déjà été pas mal en haut de la liste! Aujourd'hui, on fait encore partie des endroits dans le monde où il y a le plus haut taux de suicide, mais nous ne sommes plus les premiers.»

Mais comment explique-t-on ce fléau au Québec? Pourquoi un nombre si élevé d'hommes choisissent de mettre fin à leurs jours? Les hypothèses sont nombreuses et sont généralement d'ordre sociologique, explique Mme Lévesque.

L'expression Man up! ou Fait un homme de toi, vous connaissez?

«Encore aujourd'hui, on éduque les garçons en leur disant qu'ils doivent être forts et être capables de se débrouiller seuls. La perte d'un emploi chez un homme est souvent associée à la perte d'identité et à la perte du rôle de pourvoyeur, même si aujourd'hui on ne leur demande plus d'avoir ce rôle. Le taux de séparation très élevé au Québec peut jouer aussi un rôle, puisqu'on s'est aperçu que la femme est un facteur de protection pour l'homme, elle diminue le facteur de risque. Puis, l'impulsivité est plus présente chez les hommes que chez les femmes.»

Manque de financement

Le fléau du suicide est encore une triste réalité au Québec. JEVI Estrie confirme aussi que les appels augmentent d'année en année. Cette augmentation est peut-être une bonne nouvelle en soi, puisqu'elle démontre que les gens en détresse osent de plus en plus demander de l'aide, mais pose une problématique importante; c'est que JEVI Estrie présente un déficit annuel, depuis trois ans.

«Environ 70 % du budget provient du ministère de la Santé et des services sociaux et 30 % provient de la population. Pour maintenir l'équipe et être en mesure d'offrir l'ensemble de nos services, il faut un certain montant d'argent, et malheureusement, notre principal bailleur de fonds, le ministère de la Santé et des services sociaux, n'a pas augmenter nos budgets depuis dix ans», explique la directrice générale, qui précise cependant que la population sherbrookoise a toujours été extrêmement généreuse envers l'organisme.

Pour poursuivre dans la bonne direction et ne pas perdre les petites victoires acquises au fil du temps, JEVI Estrie ne doit pas couper dans ses services.

«Si une personne en détresse nous appelle pour avoir de l'aide, on ne peut pas lui répondre qu'on sera seulement disponible dans deux semaines! C'est important d'être présent dans l'immédiat, sinon on peut perdre la personne. Et ceux qui se suicident ne veulent pas s'enlever la vie, ils veulent arrêter de souffrir, mais ils souffrent à un point où la seule solution qu'ils voient est le suicide. Nous, lorsque quelqu'un nous appelle, on prend pour acquis que la personne ne veut pas mourir, elle veut arrêter de souffrir, alors on travaille avec cette petite partie qui veut vivre. Si la personne appelle, c'est qu'il reste un peu d'espoir, même si c'est minime», conclut Louise Lévesque.

Notons que treize personnes forment l'équipe de JEVI Estrie. On compte environ 1 200 sentinelles en Estrie. Pour plus de détails sur le Centre de prévention du suicide: http://www.jevi.qc.ca/.

* Photo dans le texte: Clément Vallières, directeur adjoint, et Louise Lévesque, directrice générale de JEVI Estrie.   


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