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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Le temps qu’il fait et Jeff Dubé…

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Photo : L’industrie musicale dérape, se redéfinit, refait ses repères, bref, appelons ça comme on veut, elle change. Et elle perd des joueurs précieux en route. - Francois Fouquet
François Fouquet Par François Fouquet
Lundi 23 juillet 2018

Les vacances débutent. Vite, une fois les verres de vin ou les bières de célébration pleinement assumés par un organisme qui hésite entre guérir de sa fatigue ou s'amuser à plein, vous regardez votre téléphone. Du haut de son intelligence autoproclamée, il vous révèle que la tendance pour les 14 prochains jours est au temps gris et maussade.

Issssshhhhhh......

Au gré d'une ballade au parc Jacques-Cartier, au moment où la Fête du lac des Nations battait son plein, je me suis retrouvé sur la route d'un gars qui habite mon univers depuis longtemps. Mais qui ne le sait pas. Il ne le savait pas, en fait. Là, il le sait.

Jean-François Dubé, Jeff pour les uns, le gars de Noir Silence pour les autres, est là, guitare à la main, en prestation plus ou moins privée.

Me retrouver là, à ce moment précis, me plaçait en zone « Privilège ». Privilège de croiser un auteur-compositeur à la voix singulière, aux textes structurés et sentis. Privilège de serrer la main d'un être sans artifice. Qui aime la musique à s'y consacrer encore. Et toujours.

Du coup, je vous avoue une inquiétude.

L'industrie musicale dérape, se redéfinit, refait ses repères, bref, appelons ça comme on veut, elle change. Et elle perd des joueurs précieux en route. Des joueurs qui n'ont pas su ou voulu jouer la carte de l'industrie qui segmente et encadre les œuvres au point de les rendre dangereusement similaires. La radio commerciale est souvent inondée de « tubes » construits uniformément, comme on construit un roman Harlequin.

Quand j'y pense, c'est gris dans ma tête. Dans mon champ de vision.

C'est gris parce que je crains qu'il ne reste de pointes de tarte, si petites soient-elles devenues, que pour celles et ceux qui suivent le modèle. Le modèle établi. Le parcours défini par les boîtes, qui, elles, connaissent ça.

Remarquez, je n'ai rien contre la pop. Les airs sont souvent enjoués et un musicien n'est pas un sous musicien parce qu'il en joue. Pantoute.

C'est juste que mon univers musical est truffé de choses qui ont échappé aux radios commerciales. Qui ont échappé aux grands courants. Et, honnêtement, ma vie serait plus pauvre sans leurs mélodies, leurs textes, leurs vécus si bien partagés qu'ils « fittent » dans ma vie comme des pièces de casse-tête...

Donc, la tendance à long terme me semblait grise et fort peu ensoleillée.

Puis, Jean-François me raconte son plus récent album. Fait grâce à la collaboration toute solidaire de plein de gens de talent qui ont joué le jeu de leur vieux chum passionné. En se disant qu'une redistribution des revenus serait faite, le cas échéant. Sans maison de disque, sans maison de rien, Jeff est même allé jusqu'à demander au Boss, Bruce Springsteen, la permission de mettre des mots en français sur une de ses chansons. Permission finalement accordée!

Au bord du Lac des Nations, ce soir-là, il y avait devant moi un bonhomme allumé. Qui ne prétend pas que tout est facile. Qui ne prétend pas que tout a toujours bien été facile. Mais qui dit et annonce que ça va mieux. Je relis ce paragraphe et j'entends l'essence de la chanson « trois messages » qui m'accompagne souvent pour l'espoir qu'elle propose.

« L'industrie de la musique ne va pas bien », me dit-il. « Mais la musique va bien, elle! Il faut juste trouver des moyens de continuer! »

Résilience de l'amant fidèle d'une musique qui ne demande qu'à être interprétée, jouée, partagée.

Sur place, j'ai acheté l'album Ménestrel, que j'apprivoise. Réseau de distribution à peu près confidentiel, mais un album qui se laisse apprivoiser tellement bien que je gagerais que la roue va tourner. « Je me relèverai » ne me laisse pas du tout indifférent, j'avoue. Et mes découvertes commencent!

La tendance est grise pour les 14 prochains jours de mes vacances quant au temps qu'il fera. Mon téléphone me l'a dit. Et je pense à ma rencontre de l'autre soir avec Jeff Dubé. Et je me dis que plutôt que de regarder l'écran de mon téléphone pour savoir le temps qu'il fait, je vais regarder par la fenêtre.

Il y a toujours mieux que des nuages sur nos parcours...

Clin d'œil de la semaine

J'avoue, je ne savais pas ce que voulait dire Ménestrel : musicien ambulant au moyen âge. Comme quoi la musique est universelle...

François Fouquet 

 


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