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Incohérence et incompréhension chez les propriétaires de bars sherbrookois

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Photo : Commerce Sherbrooke
Megan Foy Par Megan Foy
mfoy@estrieplus.com
Vendredi 20 novembre 2020

Les restaurants, les bars et les boîtes de nuit de l'Estrie ont peine à garder le moral après l'annonce du gouvernement Legault d'hier soir.

C'est maintenant jusqu'au 11 janvier 2021 que les restaurants, les bars, les boîtes de nuit, les lieux de diffusion culturelle et les centres d'entraînement, entre autres, seront fermés - c'est ce que les propriétaires des entreprises espèrent, du moins.

Jongler entre nouvelles mesures et fermeture

Pour Stéphane Goulet, propriétaire du bar Le Chat Noir et du resto-bar Le Figaro, la réouverture des établissements comme les siens serait plus plausible en février, voire en mars, en raison de la période des fêtes. Il concède que l'entrée en zone rouge de l'Estrie a même été un soulagement pour lui, « parce qu'actuellement, au lieu de perdre 500$ à chaque fois qu'on ouvre, on perd juste 100$ », précise l'entrepreneur, qui est également l'un des partenaires chez Événements MG.

À cet effet, Annie Faucher, propriétaire du resto-bar Le Liverpool, mentionne toutefois que le fait d'être ouvert est ce qui garde en vie les entrepreneurs, surtout après des efforts considérables pour recevoir la clientèle. Elle mentionne les difficultés auxquelles tous ont dû faire face quand leurs institutions ont rouvert leurs portes : « On s'est retroussés les manches, tout le monde a embarqué. Les registres, les plexiglass, la désinfection, jouer à  la police avec nos clients ... Après avoir fait tous ces efforts-là sans avoir eu d'éclosions dans nos commerces, c'est illogique. » M. Goulet croit, au moins, que le retour de la clientèle sera plus facile après la deuxième vague, car les gens se sont déjà habitués aux mesures sanitaires : « Je pense que la réouverture va se faire différemment ».

M. Goulet et Mme Faucher s'entendent également pour dire que la façon dont ont été dépeints les restos-bars et les boîtes de nuit dans les médias a nui à leurs efforts - efforts pourtant encouragés par les institutions. Comment convaincre la population que les établissements du genre sont sécuritaires? En effet, la réputation de ces établissements a pris un dur coup dans la conscience sociale. « Et est-ce que cette conscience sociale-là a empêché l'achalandage des bars? Bien entendu », affirme M. Goulet.

Financement

En ce qui concerne les programmes d'aide financière, Stéphane Goulet et Annie Faucher ont tous deux soulevé la différence notable entre les enveloppes fédérales et provinciales. « Ce que [le gouvernement provincial] nous demande au niveau administratif, c'est complexe, ça décourage les gens », en plus de générer des coûts supplémentaires liés aux divers services de comptabilité. D'ailleurs, les enveloppes sont bien plus serrées aux MRC ou aux organismes de gestion de financement comme Pro-Gestion Estrie,  ce qui fait en sorte que beaucoup moins d'entreprises peuvent en bénéficier.

M. Goulet rajoute que ces aides sont peu adaptées et peu accessibles à toutes les entreprises. Alors que le resto-bar Le Figaro se porte bien dans les circonstances, il qualifie la situation de « catastrophique » en ce qui concerne Le Chat Noir : « C'est 93 à 94% de mon chiffre d'affaires qui est perdu ». Il rajoute que le modèle d'affaires des boîtes de nuit est majoritairement basé sur le profit généré... après 23h. La fermeture hâtive des boîtes de nuit ne change donc presque rien, puisque la clientèle ne voit même plus l'intérêt de venir. Il ne voit pas non plus, d'ailleurs, la lumière au bout du tunnel en ce qui concerne les Événements MG, qui était notamment derrière l'événement Relâche ton fou!.

En discutant hier avec d'autres gens du milieu, la propriétaire du Liverpool a fait le constat d'une problématique qui pèse sur tous les propriétaires de bars: «  Il y a le mot incohérence, c'est sûr, il a le mot incompréhension, mais il y a le mot mépris qui est sorti. Où est la considération du gouvernement pour ce secteur d'activités là? ». Certes, elle qui tient à souligner sa nature positive ne cache plus sa frustration accumulée, et ce, au nom de tous ceux travaillant dans les restaurants, les bars, les gyms ou encore les salles de spectacle, fermés depuis jeudi dernier en Estrie.

Le gouvernement a annoncé, le 19 novembre dernier, que les rassemblements d'un maximum de 10 personnes seraient permis les 24, 25, 26 et 27 décembre, proposant ainsi un contrat moral aux Québécois.


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