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Visa Lenoir, tua Pelchat ?

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Photo : Le Gala de l’ADISQ est un rendez-vous aux allures parfois étranges. - François Fouquet
François Fouquet Par François Fouquet
Lundi 5 novembre 2018

Ah! L'art!

Le grand art, le vrai art, l'art naïf, l'art figuratif, l'art populaire... l'art!

Le Gala de l'ADISQ est un rendez-vous aux allures parfois étranges.

Depuis les tout débuts, c'est un rendez-vous hautement politique. Pas au sens des partis qui y sont représentés ou des ministres qui y participent, nenon! Politique dans le sens des gestes qu'on pose pour influencer l'ordre et l'organisation des choses.

Ainsi, au fil des ans, des artistes sont montés sur scène pour faire des discours enflammés, pour poser des gestes provocateurs ou pour simplement dénoncer une ou des situations en quelques mots lors des remerciements de circonstance quand un prix est remis.

Par geste politique, au sens où je l'entends ici, je fais référence à des éléments comme l'habillement de Safia Nolin l'an dernier. Honnêtement, elle ne m'avait pas jeté en bas de ma chaise. Et je ne détestais pas l'idée de l'image de Gerry Boulet sur son t-shirt. Tout est une question de goût et de perception. Mais il serait cependant naïf de croire qu'elle ne portait pas un message en s'habillant ainsi. En sachant qu'elle sortait carrément du lot (comme plusieurs autres, d'ailleurs), elle posait un geste politique. Elle attirait l'attention. Le risque est toujours de détourner l'attention du vrai enjeu : l'œuvre. Je crois fermement qu'on porte toujours un message dans ce que l'on fait ou ce que l'on dit. Nos gestes et nos paroles parlent. Il faut en être conscient. Et l'assumer.

Une fois le gala passé, il reste l'œuvre et la couleur qu'on lui a donnée par le message porté. Et parfois, c'est fort, le message. Plus fort qu'on ne le croit, parfois. Ainsi, si vous risquez un « ouin, l'album de Safia Nolin ne me touche pas vraiment », il y a de fortes chances qu'on vous étiquette au groupe de celles et ceux qui boudent leur plaisir parce que vous n'êtes pas d'accord avec son look lors du gala.

Vous voyez, ça, ce c'est une conséquence, plus ou moins voulue et souhaitée, d'un geste politique.

Et ça aussi : « elle s'habille de même parce qu'elle est tellement authentique! » OK... Parce que si Patrice Michaud porte chemise et veston, il l'est moins ?

Politique, quand tu nous tiens!

Personnellement, je n'ai jamais boudé mon plaisir musical pour un look. Sinon, j'aurais détesté ce que faisait Diane Dufresne, c'est sûr!

Tout cela étant dit, et vous me direz que je suis trop rationnel, mais j'aime bien comprendre le fond de contestation que l'artiste porte quand il pose un geste qui sort de l'ordinaire.

J'avoue donc être déboussolé par Hubert Lenoir. Je percevais quelqu'un qui lançait un message d'acceptation universelle par son apparence à la sexualité hybride. Et je ne détestais pas l'idée.

Mais comme c'est le cas pour plusieurs personnes qui créent un personnage, c'est souvent quand ils font parler leur personnage que ça se gâte! Ainsi, quand il dit en entrevue qu'il subit le fait de faire des spectacles, qu'il ne voulait pas ça vraiment et que certains soirs, il déteste les rappels et a le goût de dire aux spectateurs « vos gueules, estie », je me questionne. Quand il profite du gala pour dire, frondeur, « que vous le vouliez ou non, la jeunesse s'en vient! », je ne sais pas ce qu'il dénonce : le gala de cette année a laissé la place aux jeunes comme peu de fois avant.

En fait, je ne comprends pas cette agressivité latente dans tous les aspects de son message. Mais bon, peut-être est-ce l'expression d'un mal-être profond, allez savoir!

À la fin, et en fredonnant des ritournelles accrocheuses de son album, le vieillard en moi (!) considère que Lenoir gaspille une belle tribune en semant plein de messages qui se contredisent. Mais qui suis-je, moi qui ne suis plus jeune?
Politique, je disais.

Et alors que les critiques visaient Lenoir, c'est plutôt Mario Pelchat qui est mort au jeu des sorties incendiaires! Quelle idée de planter ainsi (sans la nommer) la gagnante d'un trophée alors que sa protégée (Pelchat est agent d'artiste) n'en a pas! On peut protester sur les façons de faire. Mais en profiter pour rabaisser salement la carrière de l'autre, je trouve ça cheap.
Il y a politique et façon de faire de la politique, d'influencer l'ordre des choses.

Le gala de cette année a démontré les moins bonnes manières de s'y prendre. 

Prenons des notes ...

Clin d'œil de la semaine

Chante l'amour avec tes prêtres, Mario. Et plante ton prochain en sortant de tes messes musicales...

 


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