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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 21 octobre 2013

Les vieux et la solidarité



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Bon. Une valeur coopérative en titre. Vous allez dire que je prêche pour ma paroisse. J'opinerais volontiers si ce n'était de cette peur de l'ostentatoire...

Je vous parlerai tout de même des vieux. Mais dans un angle de solidarité.

Samedi dernier, nous participions à la soirée gala de la Coopérative de développement régional. C'est une entité chargée de favoriser la création et le développement d'autres coopératives, tous secteurs confondus.

Cela dit, mon propos ne concerne pas la mission de celle qu'on appelle la CDR.

Dans tout gala, pour peu qu'on porte attention un brin, il y a des phrases clé. Des bouts de réflexion que les gens qui reçoivent un prix prennent la peine de préparer. Il y a deux ans, je me souviens bien que les jeunes coopérateurs m'avaient beaucoup interpellé par leur vision et, surtout, leurs actions.

Cette année, ce sont les vieux qui m'ont surpris. Et agréablement, à part cela.

D'abord, qu'est-ce qu'un vieux. Difficile à dire. Ça dépend pas mal de qui regarde. Ceux d'hier avaient allègrement franchi les 70 ans. Et parfois les 80.

Ce qu'ils ont dit m'a troublé. Questionné.

D'abord, il faut le réaliser, les vieux sont plus nombreux qu'ils ne l'ont jamais été. Et ce n'est pas fini! Les soins médicaux et les avancées pharmacologiques ont fait en sorte que l'espérance de vie a considérablement augmenté depuis quelques décennies. Le petit comprimé pour contrôler la pression est une des plus spectaculaires percées. Un petit comprimé tout simple qui vient réguler la pression sanguine, évitant ainsi plusieurs écueils sur le chemin de la santé. La pilule pour la tension, disaient les vieux d'il y a trente ans. Ils ne savaient pas, à cette époque, que, pour la tension, on priorisait le Viagra. Mais bon...

Les vieux n'étant pas que pilules, revenons en arrière. Jusque dans les années 1950, on ne parlait pas vraiment de placer nos vieux. Ils vivaient moins vieux, c'est sûr, mais, toutes choses étant égales, comme le disent les statisticiens, on gardait les vieux avec nous et on bénéficiait de leur expérience et on leur laissait faire les tâches qu'ils pouvaient faire. Ce n'est qu'à ce moment de l'histoire qu'on s'est mis à créer des maisons de vieux. Les maisons étaient devenues trop petites. Chaque enfant devait maintenant avoir sa chambre pour s'exprimer et se réfugier, ce qui fait qu'il n'y avait plus de place pour les vieux. Les parents travaillant à l'extérieur ne pouvaient plus s'encombrer des vieux non plus.

Sous de belles tournures de mots et de phrases, nous avons créé ces grandes maisons. Mais on a fait pire. Nous nous sommes camouflés dans cet état d'esprit selon lequel les vieux pouvaient enfin se reposer, qu'ils méritaient d'avoir la paix.

Je ne porte pas de jugement de valeurs, comprenez-moi bien, je prends et décris une photo de ce que je perçois de la situation.

C'est là que Gaston Michaud, un coopérateur très impliqué, m'a rejoint par son propos. Au moment de recevoir son prix au nom de La Brunante, la toute première coopérative d'habitation pour personnes âgées au Québec, il a glissé des états d'âme. Et des états de cœur, je dirais. Nous regardant droit dans les yeux, avec le calme paisible de monsieur qui a célébré depuis quelques années ses 4 fois 20 ans, il nous disait ceci. « Dans notre coopérative, chacun a des tâches. Chacun s'active à la bonne marche de l'établissement. » Candidement, il ajoutait : « Chez-nous, quand les gens viennent visiter, ils nous disent que ça ne sent pas le vieux! » Bien sûr, nous avons ri. Ri jaune, dans mon cas, mon ri pareil...

« Je vais vous confier un secret », poursuivait-il, « la coopération entre les personnes, c'est un antidote à la vieillesse! »

Il faut savoir que La Brunante est située en plein cœur du petit village de Racine. Un bâtiment neuf, très beau et chaleureux. Et accessible monétairement. La coopérative est un regroupement de membres qui s'unissent pour se donner des moyens. Pas un promoteur qui offre des services en s'assurant que chaque geste est rentable. Ça finit par faire toute une différence.

Et monsieur Michaud termine en parlant des petits milieux de vie. « Dans la nature, on parle de biodiversité. On cherche à protéger les zones où poussent et vivent telles ou telles espèces. Je plaide donc pour une biodiversité sociologique, c'est-à-dire la promotion du modèle selon lequel les vieux n'auraient pas à quitter leur village pour vivre leur vieillesse. C'est ce qu'on fait à La Brunante. Et ça marche! »

La biodiversité sociologique. Ne pas forcer le déplacement, voire le déracinement, des vieux de leur ville ou village pour les stationner dans des centres immenses. Et leur permettre, dans des endroits à dimension humaine, d'avoir un rôle, de ne pas être que dorlotés et chouchoutés...

La coopération entre les personnes est un antidote à la vieillesse...

Puis, j'entendais un autre grand coopérateur honoré ce soir-là, Jacques Côté (qui n'est pas tout à fait vieux encore) nous dire : la coopération, c'est la différence entre la charité et la prise en charge.

Si on laisse l'opportunité à des gens de se prendre en charge activement, même vieux, on s'évite de leur faire la charité. Par le fait même, on les soustrait de ce sentiment passif qui veut qu'on s'occupe d'eux et qu'ils n'ont qu'à se reposer...

Enrichissant ces soirées-là. L'esprit me trotte et je me plais à me dire que ma vieillesse pourrait être vraiment très bien!

Clin d'œil de la semaine

Le proverbe africain dit : « Ça prend tout un village pour élever un enfant. » Reste à éviter que cet enfant ne force pas la fermeture du village ensuite...


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