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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 18 mars 2020

Le temps du COVID-19, soyons solidaires!


On peut critiquer les uns ou les autres sur la façon de gérer cette crise sanitaire, mais attardons-nous plutôt sur ce que cela nous révèle de nous-mêmes.

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La fragilité de l'existence humaine nous est révélée par un petit virus microscopique : La COVID-19 de la famille des coronavirus. Les coronavirus sont un groupe de virus enveloppés qui causent des maladies chez les mammifères et les oiseaux. Chez l'homme, les coronavirus provoquent des infections aux voies respiratoires qui sont généralement bénignes, comme le rhume, bien que des formes plus rares telles que le SRAS, le MERS et le COVID-19 puissent être mortelles.

Samedi dernier, le 14 mars, au moment où j'écris cette chronique, ce virus qui est né en Chine a fait 5 542 victimes et près de 150 000 personnes en sont atteintes dans le monde. L'épicentre de l'épidémie est maintenant en Europe selon les responsables de l'Organisation mondiale de la Santé. Les États-Unis constituent une véritable énigme, car plusieurs doutent de la validité du portrait statistique qui nous est présenté, étant donné la façon cavalière dont le président Trump a géré cette crise sanitaire. Heureusement, ces derniers jours, il semble que l'on commence à prendre cette crise au sérieux chez nos voisins du Sud.

Chez nous, le premier ministre Legault et la direction de la santé publique ont pris le taureau par les cornes et ont géré de façon exemplaire cette crise appréhendée. Dommage que la valse-hésitation du gouvernement Trudeau sur la gestion de nos frontières puisse mettre en péril les actions énergiques prises par les autorités québécoises. On peut critiquer les uns ou les autres sur la façon de gérer cette crise, mais attardons-nous plutôt sur ce que cela nous révèle de nous-mêmes. Réflexion sur la fragilité de la vie sur terre...

La Peste de Camus, un livre utile

Parfois, la littérature nous donne de grandes œuvres qui nous aident à réfléchir notre présent. C'est le cas avec le roman culte d'Albert Camus La Peste publié en 1947. L'un des romans les plus lus dans le monde avec l'Étranger du même auteur. L'histoire de ce roman se déroule dans une petite ville d'Algérie, Oran, en 1940. Le protagoniste du roman c'est le docteur Rieux qui doit lutter contre une épidémie et qui oblige les autorités à fermer les portes de la ville. C'est la lutte contre le mal. Un autre personnage central de ce roman est le père Paneloux qui veut voir dans cette épidémie une malédiction divine, une punition des péchés humains. Il y a aussi Cottard qui cherche à tirer profit de ce drame comme le font certains aujourd'hui en cherchant à exploiter la crédulité des gens en vendant des tests ou même d'improbables vaccins sur Internet.

Le roman de Camus est allégorique. La peste symbolise le fléau du malheur sous toutes ses formes. Lutter contre la maladie est pour Camus la seule issue possible pour retrouver son humanité. Lutter contre le fléau c'est chercher à vaincre l'absurde de la conduite humaine et du mal par un acte de protestation qui permet de renouer avec les autres, avec l'humanité. Cela nous permet de retrouver sur le plan individuel notre propre humanité. Comme l'écrit Camus, lutter contre le fléau nous permet de rejoindre les autres dans les seules certitudes que nous avons tous en commun : l'amour, la souffrance, la mort, la peur.

Camus distingue plusieurs réactions devant ce fléau. Cottard, le cynique, se réjouit de façon malsaine des souffrances qui s'abattent sur les hommes, il tire profit de l'épidémie en organisant le marché noir ; son attitude vaine le conduit à la folie. Le prêtre Paneloux voit dans la peste le châtiment de Dieu qui punit les hommes pour leur égoïsme ; il invite les fidèles à la conversion ; mais, profondément bouleversé par la mort d'un jeune enfant, il se tait et meurt seul, sans avoir demandé l'aide de la médecine. Grand, le fonctionnaire, contaminé, guérit sans qu'on sache exactement pourquoi. Rambert, le journaliste parisien séparé de la femme qu'il aime, met tout en œuvre pour quitter la ville ; lorsqu'il en a la possibilité, il choisit d'y rester pour se battre avec ceux qui luttent. Rieux et Tarrou agissent pour organiser un service sanitaire qui soulage, autant que faire se peut, la souffrance des hommes. À la fin du roman, Tarrou meurt et Rieux apprend par un télégramme que sa femme, elle aussi, est morte. L'une des scènes les plus importantes du roman raconte l'agonie terrible et la mort d'un jeune enfant, le fils du juge Othon. Elle est commentée par Rieux en ces termes devenus célèbres : « Je refuserai jusqu'à la mort d'aimer cette création où des enfants sont torturés. » (Albert Camus, La Peste dans Œuvres complètes II, 1944-1948, Coll. : Bibliothèque de la Pléiade, Paris, Gallimard, 2006, p. 36-287)

Le roman La Peste est une allégorie qui allègue que le mal est en chacun de nous et que pour le vaincre, il faut renouer avec notre humanité par notre action envers les autres. Camus le fait dire à son personnage auquel il prête sa voix : « Je me sens plus de solidarité avec les vaincus qu'avec les saints, dit-il. Je n'ai pas de goût, je crois, pour l'héroïsme la sainteté. Ce qui m'intéresse, c'est d'être un homme. » Être homme, pour Rieux, c'est tout mettre en œuvre pour soulager souffrance des victimes du mal, et par là donner un sens au monde en manifestant sa solidarité avec ceux qui souffrent et ceux qui luttent pour la vie.

Les leçons à tirer

Ce que l'on doit retenir aujourd'hui des enseignements que nous procure la lecture du roman La Peste de Camus c'est de se rappeler que malgré l'individualisme ambiant, nous ne sommes rien sans les autres. Que les valeurs que nous chérissons liés au prestige, à l'argent, à la reconnaissance et à l'égoïsme social ne sont que des fétus de paille devant l'absurde de la vie et de l'existence ! Ce qui compte vraiment au-delà bien sûr de la vie elle-même, a fortiori la nôtre, c'est notre humanité que nous ne pouvons retrouver que dans la solidarité avec les autres humains. Au Québec, nous croyons à raison que nous sommes tissés serrés et que dans les coups durs nous sommes capables de faire front ensemble pour vaincre l'adversité. C'est un peu ce que démontre le premier ministre du Québec François Legault dans sa gestion de la présente crise.

Dans des moments de crise comme celle que nous vivons actuellement, deux règles sont essentielles pour que nous puissions renouer avec notre humanité : le leadership et la solidarité. Ces deux ingrédients sont présents chez nous. Ce qui devrait nous donner de l'espoir. C'est pourquoi il faut limiter volontairement nos voyages à l'étranger, ce que je viens de faire en annulant mon voyage en Floride, limiter nos rapports physiques avec autrui, se laver les mains régulièrement et surtout faire preuve de compréhension et d'indulgence envers les pouvoirs publics et les autorités de notre système de santé. Derrière le mot système, ce sont des gens comme vous et moi qui feront le maximum pour aider le Québec à traverser cette crise. Ils méritent toute notre admiration et notre considération.

Il sera toujours temps de poser un regard critique sur la gestion de cette crise une fois le pire passé. D'ici là, soyons obéissants et coopératifs au nom de la solidarité humaine et de la simple humanité. Achetez modérément et pourquoi pas, cessez les invectives sur les réseaux sociaux afin de vous concentrer avec nous, tous ensemble sur notre guerre à la pandémie. C'est le temps du COVID-19, soyons solidaires...


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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