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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 29 juin 2016

Le pays Canada



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Où serez-vous le 1er juillet? Participerez-vous à la fête où à l'une de ses nombreuses activités un peu partout près de chez vous? Il est étrange de poser une telle question alors que le 1er juillet c'est jour de fête du Canada. Cela témoigne d'un malaise, d'un problème. Pour de nombreux Québécois, il y a d'abord l'appartenance au territoire du Québec et cela se fête le 24 juin lors de la Fête nationale du Québec. Personnellement, je me sens canadien et québécois. Je n'ai aucun mal à vivre ces deux allégeances. Je considère le Québec comme ma patrie et le Canada comme mon pays. Ce n'est cependant pas le cas pour tous mes compatriotes. Il y a au moins, bon an, mal an, autour de 40 % de ces gens qui souhaiteraient bien voir le Québec devenir un pays et partir du Canada. Ils ne veulent plus de ce pays particulier aux deux fêtes nationales. Explorons ensemble encore une fois, le malaise canadien.

Le malaise canadien

S'il est vrai que le Québec est ma patrie et le Canada mon pays comme aimait le répéter l'ex-premier ministre du Québec Jean Lesage, je suis aussi en parfait accord avec l'ex-premier ministre René Lévesque pour dire que le système politique canadien doit être réformé. Je crois cependant toujours, contrairement à René Lévesque, que l'on peut améliorer le système politique canadien, le réformer. Nous devons adapter le Canada au 21e siècle, Québécois, Canadiens, Acadiens et Nations autochtones.

À pareille date, l'an dernier, j'écrivais dans ce journal sur le même sujet que :

« Je crois encore à la possibilité d'un autre Canada. Un Canada qui deviendrait une véritable fédération et où les peuples québécois, acadiens et les nations autochtones seront reconnus à part entière. Un Canada qui se ferait un devoir d'être à l'avant-garde des pays d'économie verte et qui serait l'un des leaders de la paix dans le monde. Un Canada enfin respectueux de ses institutions et ouvert aux différences des citoyennes et des citoyens qui se sont joints à nous. Bref, un Canada du 21e siècle. » (Daniel Nadeau, Fêter quoi et Pourquoi le 1er juillet Estrie Plus, 1er juillet 2015- http://www.estrieplus.com/contenu-fete_du_canada_confederation_conge-1844-36598.html)

Faire advenir un tel Canada n'est pas impossible, déjà de grands pas ont été franchis dans la bonne direction avec l'élection du gouvernement de Justin Trudeau. À ce sujet, l'année dernière, mon opinion était limpide :

« Même si je ne suis pas souverainiste. Je suis d'abord et avant tout Québécois. Ma première fidélité va à ma patrie le Québec et après je suis Canadien, par choix réfléchi et lucide. Néanmoins, je ne suis pas un Canadien à tout prix. Je ne veux pas d'un Canada guerrier, d'un Canada leader des économies sales du pétrole, d'un Canada qui criminalise les jeunes, d'un Canada génocidaire envers ses populations autochtones, d'un Canada qui flétrit nos libertés les plus sacrées au nom des impératifs de sécurité et d'un Canada « junkie » à la monarchie britannique. » (Loc. cit.)

Il reste du chemin à parcourir pour le Canada et le gouvernement Trudeau afin de réconcilier ce pays avec lui-même pour en faire ce grand pays uni et diversifié que l'on ne cesse de célébrer dans les discours politiques. À l'aube du 150e anniversaire, il faut que l'on cesse de jouer à l'autruche et que l'on prenne ce problème à bras le corps. Le fruit est mûr. Il faut tirer leçon des événements de Grande-Bretagne. La population anglaise vient de dire un retentissant non à ses élites politiques et financières et demander le retrait de ce pays de l'Union européenne. Un gigantesque camouflet à l'idée d'Europe des bureaucrates de Bruxelles. Le rêve de Jean Monnet semble plus que jamais menacé.

La leçon des Anglais

Nous devons tirer une leçon ici au Canada de ce que vient de vivre la Grande-Bretagne avant qu'il ne soit trop tard. Je ne suis pas un fan du jeune et prolifique auteur Mathieu Bock-Côté, mais il faut reconnaître que ce jeune homme, à la culture large et informée, a parfois le don de dire des choses qu'il nous faut entendre.

Dans son livre le plus récent et intitulé : Le multiculturalisme comme religion politique publié en 2016 aux Éditions du Cerf, http://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/17649/le-multiculturalisme-comme-religion-politique, Bock-Côté écrivait à propos de l'Europe qu'elle servait de laboratoire à l'édification d'une civilisation culturelle du multiculturalisme : « L'Europe, ici, sert de laboratoire. Le rêve européen qui dépasse de beaucoup la construction européenne se transmet moins à la civilisation européenne historique qu'à un réceptacle pour accueillir le projet diversitaire. On le constate lorsque vient le temps de définir le contenu et les contours de l'identité européenne. L'Europe se définit par la référence à des principes universalistes et ne se connait aucune frontière géopolitique définitive... L'Europe se présente comme un modèle de gouvernance qui prétend inaugurer une forme de communauté politique potentiellement mondialisée. » (Mathieu Bock-Côté, Le multiculturalisme comme religion politique, Paris, Les Éditions du Cerf, 2016, p. 22)

Même si je ne partage pas les idées conservatrices et anti-multiculturelles de l'auteur, il n'en reste pas moins que je suis plutôt d'accord avec lui sur le fait que la croyance en un homme théorique libéré de ses appartenances et pétri de droits individuels théoriques ne suffit pas à créer une communauté soudée, un pays.

Justin Trudeau et la diversité culturelle

Chez-nous, le gouvernement Trudeau, suivant en cela la doctrine de Pierre Elliott Trudeau, d'un nouvel homme, d'un nouveau Canadien, citoyen du monde et n'éprouvant aucun attachement à ses racines nationales, fait un choix mal avisé en refusant de reconnaître le fait national au pays. On ne peut résumer le Canada à sa diversité et à ses différences, il faut aussi des points d'ancrage des communautés nationales qui en constituent le fondement.

Le Canada doit refléter l'unité et la diversité. Il doit aussi faire une grande place aux libertés individuelles et être une sorte de paradis pour toutes ses communautés culturelles. Or, il faut aussi que ce pays reconnaisse que le Québec, l'Acadie et le Pays autochtone de ce territoire sont des parties constituantes de l'identité nationale de ce pays.

Il faut chez nous faire advenir un véritable fédéralisme qui reconnaîtra à la fois la diversité, mais aussi l'unité que lui permettrait la reconnaissance de ses communautés nationales. Il ne faut pas voir la relation entre la recherche de l'universalisme et du particularisme comme une lutte sans merci. Ce n'est pas Pierre Elliott Trudeau contre Fernand Dumont, mais Pierre Elliott Trudeau et Fernand Dumont. Ce n'est qu'en intégrant à la fois les particularismes de ce pays et notre quête d'universalité que nous ferons ensemble le pays du Canada.

Bonne fête du Canada...


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