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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 16 septembre 2020

En attendant Godot…



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C'est Jean de La Fontaine qui a le dernier mot. Rappelons quelques mots de son vers dans

La Cigale et la Fourmi

La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine...

C'est un peu la situation dans laquelle nous nous retrouvons tous en ce retour aux affaires en cette année de tous les dangers que représente l'an de grâce 2020. La pandémie de la COVID-19 est toujours parmi nous et les chiffres quotidiens nous le rappellent, comme si nous en avions besoin que l'intrus SARS-CoV-2 rôde cherchant à s'installer à demeure. Réflexions sur notre ignorance quant à ce virus qui continue de hanter nos vies.

L'état des lieux

En date de samedi dernier, la COVID-19 aura atteint 64 543 Québécoises et Québécois soit près de la moitié des cas au Canada où le virus a fait 135 626 malades. Le Québec a le triste record d'avoir près de la moitié des décès liés à ce virus soit 5 774 décès contre 9 163 pour le Canada. La performance du Canada pour combattre l'invasion du virus est nettement meilleure que celle du Québec et de loin meilleure que notre voisin américain avec ses 6 542 586 cas et ses 196 041 décès. À l'échelle de la planète, le virus fait des ravages ayant atteint 28 522 343 personnes et fait 916 265 morts. On peut bien crier au complot, nier la réalité et faire de ce virus l'équivalent d'une vilaine grippe, mais les chiffres ne mentent pas. Ce virus est un tueur et il ratisse large sur la planète.

Devant ces chiffres et cette réalité tangible et incontournable, le gouvernement du Québec en fait-il assez ? Sommes-nous prêts à affronter les mois qui viennent et les saisons d'automne et d'hiver qui sont à nos portes sans enregistrer à nouveau le triste exploit d'être l'épicentre canadien de cette crise pandémique et le dernier de la classe ? La question se pose aujourd'hui quand on constate encore des ratés inacceptables dans notre stratégie de tests pour dépister le virus, identifier les foyers d'éclosion et surtout convaincre la population de respecter les multiples consignes sanitaires qui souffrent bien souvent d'incohérences et qui sèment la confusion parmi la population. Respecter les règles est une chose, mais les comprendre en est une autre. Des préalables essentiels à ce que nous soyons disciplinés.

La gestion Legault de la pandémie

Soyons de bon compte, le gouvernement Legault a géré au mieux avec les connaissances évolutives de la pandémie. Le premier ministre Legault s'est révélé à la hauteur des lourdes exigences de son poste et d'une manière générale le gouvernement a géré le plus efficacement possible cette crise aux conséquences improbables et dramatiques pour nos aînés. Si j'écris improbable c'est en toute connaissance de cause. Je ne dirai cependant pas imprévisible. S'il y a une leçon que nous devrions retenir de cette crise sanitaire, c'est qu'elle a permis de révéler aux grands jours ce que nous savions déjà de l'État tentaculaire du Québec qui est devenu une bête incontrôlable. Cela est particulièrement vrai pour deux ministères soit celui de la Santé et de l'Éducation. La réforme Barrette a amplifié le problème alors que le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge a fait de lui un Gaétan Barrette avec son projet de loi sur l'abolition des commissions scolaires et la centralisation de tous les pouvoirs autour de son bureau.

Notre système de santé aux abonnés absents

Les exemples sont nombreux pour nous alerter sur les dysfonctionnements de ce ministère. Juste ces derniers jours, quelqu'un peut-il expliquer clairement comment il se peut que nous ne soyons pas encore capables d'avoir une quantité de tests qui répond à la demande alors que tester est au cœur de la stratégie pour contrer la propagation du virus dans tous les États ? Grâce au sacrifice de l'économie et de la discipline de la très vaste majorité des citoyennes et des citoyens, le gouvernement Legault a pu contrôler les effets délétères de cette pandémie sur la capacité opérationnelle de notre système de santé, mais à quel prix ? Au prix de la mort prématurée de centaines et de centaines de nos aînés dans les CHSLD. Un prix trop élevé et qui semble, malgré les exercices rhétoriques des différents acteurs du milieu de la santé, se répéter à d'autres échelles. Combien d'entre nous vivront des conséquences du report des chirurgies jugées non urgentes ? Quel sera l'impact de l'incapacité des gens à avoir un médecin de famille pour suivre leur état de santé ? Ce sont là quelques exemples qui rappellent que notre système de santé n'est pas à la hauteur des ressources financières énormes que nous lui consacrons à même nos taxes et nos impôts.

La solution facile c'est de réclamer de l'argent au gouvernement fédéral qui a constamment réduit depuis les dernières décennies sa contribution financière au financement de la santé sous la responsabilité des provinces. Pas plus tard que la semaine dernière, on a mis en scène la grande alliance Québec-Ontario pour affronter le gouvernement Trudeau sur cette question. Moi je ne suis pas convaincu que la solution à nos problèmes consiste à injecter encore plus d'argent dans le système même si la population vieillit et que la progression de la recherche scientifique allonge la vie des plus âgés d'entre nous.

Les solutions résident peut-être vers une forme de privatisation ou à tout le moins à une décentralisation. Il faut aussi regarder vers le capharnaüm de réglementation en partie attribuable aux conventions collectives et en partie au corporatisme des ordres professionnels. S'il manque de médecins que l'on en forme plus ou que l'on donne aux nouveaux arrivants qui ont cette formation et qui choisissent de vivre avec nous des conditions facilitantes pour pratiquer leur art.

Et l'éducation...

Ce ministère aussi souffre de nombreux ratés. La réussite éducative des jeunes et des moins jeunes doit être au cœur de toutes les actions de notre gouvernement. Il était rafraîchissant d'entendre le gouvernement Legault en faire une priorité, mais malheureusement en ce temps de pandémie, le gouvernement est rattrapé par notre passé. Imaginez, le gouvernement du Québec n'est même pas foutu de rendre disponible comme il l'a promis l'état de situation de la pandémie dans nos écoles comme le fait pourtant le gouvernement ontarien de Doug Ford. Ici aussi, on doit voir la difficulté que nous avons à gérer cette bête qui est indomptable.

Il faut espérer que la situation demeure sous contrôle dans nos écoles, car la jeunesse du Québec doit se former et vivre l'école comme lieu de socialisation comme nous avons eu, nous les plus vieux, le privilège de le faire. La question de l'éducation est à suivre en ce temps de pandémie. J'aurai l'occasion d'y revenir au cours des prochaines semaines. Mon petit doigt me le dit.

Retour à la case départ...

Je ne sais pas si vous vous rappelez ce chef-d'œuvre théâtral de Samuel Becket. Une pièce qui figure au panthéon du courant du théâtre de l'absurde dans laquelle on assiste impuissant à l'attente de deux hommes qui en attendent  un troisième qui ne viendra jamais. C'est un peu la même chose avec la gestion de cette pandémie par le gouvernement Legault, on attend impuissant l'arrivée d'un troisième larron qui en l'occurrence est un vaccin et qui ne viendra peut-être jamais. Pendant ce temps, on justifie l'injustifiable en défendant bec et ongles nos systèmes d'éducation et de santé comme s'ils étaient les plus grandes merveilles du monde. La réalité crue c'est qu'il faudrait peut-être penser à refonder les systèmes d'éducation et de santé loin des lobbys pour le plus grand bénéfice de celles et de ceux qui en paient la note tant avec leur argent, qu'avec leur santé et qu'avec l'éducation de leurs enfants. C'est un peu un retour à la case départ qui semble plus que jamais nécessaire plutôt que de nous conforter dans l'absurde d' En attendant Godot...


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