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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Difficile part des choses

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Photo : La part des choses demande d’abord de faire une mise en situation : quand on parle des salaires et du mécanisme de transaction dans le sport professionnel, il faut accepter d’entrer dans une autre dimension.
François Fouquet Par François Fouquet
Lundi 10 juillet 2017

Faire la part des choses, c'est équilibrer les propos, les situations. Faire culbuter un peu la médaille, juste au cas où il y aurait un autre côté...

Il semble de plus en plus difficile de faire cette part des choses. L'émotif parle toujours en premier. La logique parle après, si on lui en laisse la chance et s'il reste quelqu'un pour écouter!

Mais, disons-le ainsi, les dernières semaines ont été porteuses d'événements qui ont rendu la part des choses difficile à faire...

Deux exemples.

D'abord, Carey Price signe un contrat grandiose. Et Radulov quitte. Et d'autres aussi. Et d'autres s'amènent avec le CH.
Hé, lala, c'est émotif, le hockey! Et l'émotif est souvent un con de la pire espèce! On a traité Bergevin de tous les noms sur les médias sociaux. D'ailleurs, chaque geste posé par Bergevin attire un lot d'insultes d'internautes bien camouflés sous un surnom et à l'abri des regards dans leur salon. Du grand courage!

La part des choses demande d'abord de faire une mise en situation : quand on parle des salaires et du mécanisme de transaction dans le sport professionnel, il faut accepter d'entrer dans une autre dimension. Effectivement, personne ne « mérite » 10,5 M$ par année pour arrêter des rondelles. Mais inutile d'insulter Bergevin pour une situation comme celle-là. Parce que c'est de ça qu'il s'agit : insultes, commentaires grossiers, niais, mais trop souvent sur une base d'attaques personnelles. Qu'on argumente est une chose. Argumenter implique une logique qui, elle, implique un temps de réflexion. C'est demandant!

Insulter ne mène à rien. C'est plus qu'inutile. C'est dégradant.

Autre affaire. L'ambassadeur de l'Arabie saoudite interpelle notre gouvernement fédéral et lui demande de ne plus intervenir dans le dossier de Raïf Badawi. Le feu reprend sur les médias sociaux! « L'ambassadeur a raison, c'est pas de nos affaires. Badawi connaissait les règles là-bas. C'est de même. Qu'il paie pour. Pis que Trudeau s'occupe des vraies affaires, ici. » Je résume.

La part des choses viendrait nuancer certains propos. Vrai que l'Arabie saoudite est un des pays qui se sont abstenus de voter pour la Déclaration universelle des droits de l'homme. Mais cette abstention ne donne pas le droit de faire taire les autres et, surtout, n'empêche pas un signataire de manifester ses convictions en lien avec sa propre signature du document. L'esclavage n'a pas toujours été interdit aux États-Unis (entre autres), mais cela n'a pas empêché les citoyens de manifester contre l'esclavage. Pour faire avancer les choses, il faut parfois mettre de la pression.

Mon point est le suivant : les communications étant ce qu'elles sont, nous sommes bombardés d'informations dont on prend acte en temps réel. Peut-être est-ce à cause de la nature même des communications modernes, mais toujours est-il qu'on veut réagir là, maintenant. Comme pour se délester d'un poids qui nous empêche de marcher sur notre petite route tranquille.

Je me répète, mais bon: avec un droit vient des responsabilités. Ces responsabilités appartiennent à chaque individu, regroupement ou pays qui sont touchés par ce droit. Parmi ces responsabilités, il y a la promotion et la défense de ce droit.
Quand vous êtes membre de l'ONU, votre abstention à un vote ne vous soustrait pas à la volonté de la majorité. Et la Déclaration prône la liberté d'expression, de religion et condamne la torture : « nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

Pour moi, quand l'ambassadeur de l'Arabie saoudite nous dit de nous mêler de nos affaires, je réponds : c'est exactement ça qu'on fait.

Vivre en société est plus difficile qu'avant avec l'accès tous ces moyens de communication nouveaux et instantanés. Et je fais le constat suivant : ce qui est instantané n'est pas nécessairement dynamique. C'est souvent dangereux. Un minimum de réflexion vient aider à faire la part des choses.

Et la part des choses devient une responsabilité citoyenne...

Clin d'œil de la semaine

Une liberté ne vient jamais seule. Elle ne se défend pas toute seule non plus...


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