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CHRONIQUEURS / Environnement
Yves Nantel Par Yves Nantel

Samedi, 4 septembre 2021

NOTRE SORT EST ENTRE LEURS MAINS (partie 1)



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Nous ne devons plus tergiverser, le réchauffement du climat chamboule déjà nos vies. Les 195 pays, signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui se rencontreront à Glasgow du 2 au 11 novembre prochain, devront s'entendre sur les actions prioritaires ainsi que sur leurs mécanismes d'application.

LE CONSTAT EST CLAIR

Il n'existe plus aucun doute raisonnable de l'existence du réchauffement démesuré du climat. La science a démontré que cette situation est d'origine anthropique à savoir qu'elle résulte de l'action humaine depuis le début de l'ère industrielle.

La raison principale provient de la libération du gaz carbonique emprisonné depuis des millénaires dans le charbon, le pétrole et le gaz naturel ainsi que d'autres agents comme le méthane, plus néfastes encore que le CO2. Nous avons profité de ces énergies, surtout les pays industrialisés, sans nous soucier des conséquences à long terme sur l'équilibre de la planète entière.

La conclusion est cinglante : « modifier rapidement, radicalement et de manière inédite tous les aspects de la société » selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

La cible à atteindre est de limiter le réchauffement du climat à 2 ℃, idéalement à 1,5 ℃ d'ici 2050 avec des cibles intermédiaires de réduction des émissions de GES de 40 % et même 50 %, pour chaque pays d'ici 2030 et la carboneutralité (zéro émissions nettes) d'ici 2050. Si chaque pays atteint ces cibles, nous devrions demeurer dans des limites de conséquences gérables. Sinon, dans un rapport tout récent, les scientifiques du GIEC nous annoncent des lendemains désastreux pour la vie sur terre et une planète méconnaissable en 2100.

MIEUX COMPRENDRE LES ENJEUX POLITIQUES

La Chine est de loin le principal émetteur de GES avec 26 % de toutes les émissions. Elle est suivie par les États-Unis avec 12,7 %, l'Union européenne (composée de 27 pays) avec 7,5 %, de la Russie avec 7,1 % et de l'Inde avec 5,3 %. Ainsi, 58,6 % des émissions proviennent des 5 principaux pays émetteurs. Pour sa part, le Canada est au 10e rang avec 1,5 %.

La Chine et l'Inde sont les deux pays les plus peuplés du monde avec respectivement 14 milliards et 13,5 milliards d'habitants. C'est dire combien d'énergie cela suppose pour satisfaire aux besoins de leur population. Et, comme plusieurs pays dans le monde, ils ont compté historiquement sur l'énergie fossile la plus polluante, mais la moins chère, le charbon.

Dans le cas de la Chine, en 2019, son énergie provenait à 58 % du charbon ; si on ajoute le pétrole et le gaz naturel, c'est 86 % de celle-ci qui reposait sur les énergies fossiles. Pays dont le PIB progresse le plus rapidement dans le monde, comment peut-elle atteindre la carboneutralité en 2050 ? La Chine a déclaré dernièrement qu'elle ne sera pas capable d'y arriver en 2050, mais qu'elle s'y engageait pour 2060.

Pour sa part, l'Inde compte sur le charbon pour produire 45,3 % de son énergie dans une économie qui a vu la pauvreté augmenter et les recettes fiscales diminuer comme conséquences de la pandémie.

En comparaison, l'énergie des États-Unis (2e plus grand consommateur d'énergie et 2e plus grand émetteur de GES) repose, à égalité avec 35 % chacun, sur le gaz naturel et le pétrole, 8,7 % sur le charbon et 9 % sur le nucléaire.

Si les cibles de réduction de GES sont astronomiques, les défis à relever vont de pair. Chaque pays à ses intérêts particuliers à défendre. Par exemple, la Chine et les États-Unis doivent se solidariser dans cette lutte alors qu'ils sont en concurrence féroce sur les plans économique, diplomatique et politique.

Pour leur part, les pays à économie émergente refusent une régression de leur développement et les pays en mal-développement invoquent, au nom de la justice climatique, que c'est aux pays industrialisés, ceux qui ont profité et profitent encore des énergies fossiles, à payer la note.

Il n'y a pas que les défis au niveau international à considérer, ceux internes aux pays le sont aussi. Les citoyens des pays développés sont-ils prêts à accepter les conséquences des mesures de réduction des GES acceptées au niveau international et national ?

Au Canada, on est déjà face à la fronde de l'Alberta concernant son abandon des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) avec des menaces de séparation du Canada, de remise en cause de la péréquation, etc. Ou encore à la contestation de la taxe sur le carbone par quatre provinces. Et l'expérience contre la pandémie de Covid-19 nous indique que, pour plusieurs individus, la liberté individuelle prime sur la solidarité collective devant une catastrophe.

L'OBLIGATION DE SOLIDARITÉ INTERNATI0NALE

Malgré les divergences soulignées, il y a obligation de solidarité. Certains affirment que nous n'y arriverons jamais, que les divergences vont prévaloir, qu'il est trop tard, qu'il faut se préparer au pire. Pour sa part, le GIEC nous dit que nous atteignons le point de bascule nous menant à la perte de contrôle de la situation.

Les élections en cours nous donnent l'occasion, par notre vote, de signifier notre vision de l'avenir. Faisons de la lutte aux changements climatiques la question de l'urne, votons pour le parti le plus apte à nous diriger vers la réhabilitation du climat.

Dans la prochaine chronique, « Les décisions de Glasgow seront-elles à la hauteur des défis ?

 

Yves Nantel

Septembre 2021


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