RYTHME_RETOUR_2103
Netrevolution Forfaits internet & Téléphonie illimité

Accueil   Chroniqueurs   Partenaires   Contactez-nous          
Annonces Classées Maison à vendre Concours Magasin général Calendrier INFOLETTRE
  Bilan COVID-19 du 19 avril
 
ACTUALITÉS
Estrie
En bref
Ça se passe chez nous!
Affaires & juridique
Sports
Culture & Événements
Memphrémagog
Habitation
Santé et Beauté
Famille
Automobile
Avis publics
Découvertes
Blogue
1077_MATIN_2103
CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 22 février 2021

Entre Woke et Ward



 Imprimer   Envoyer 
Photo by form PxHere

L'évolution est tout sauf une science exacte.

On va souvent un trop d'un côté pour ensuite virer de bord et on va trop de l'autre côté, pour finalement ramener le balancier plus au centre.

Peut-être est-ce un signe des temps modernes où la vitesse semble tout éclipser sur son passage, mais voilà que Woke et Ward se retrouvent dans l'actualité en même temps.

Comme si le balancier était en même temps d'un côté et de l'autre.

D'un côté...

Je ne connais pas si bien le mouvement Woke, j'en conviens. Je ne m'attarderai pas à ses composantes et ses motivations profondes. Je veux surtout mettre en lumière des éléments qui me heurtent.

Je n'aime pas, a priori, les mouvements qui dictent des états d'esprit. J'aime bien que des courants s'installent dans la rivière des pensées sociales, économiques et communautaires, mais je hais quand ça se traduit par un mouvement qui exclut systématiquement celle ou celui qui ne pense pas exactement comme soi.

Dit autrement, je déteste quand le fait de faire partie d'une mouvance porte à croire que quiconque ne pense pas comme soi est moins bon. Qu'il a moins de valeur ! Qu'il est, à la limite, méprisable !

C'est ce que j'appelle l'approche religieuse : établir une pensée hyper encadrée et en arriver à croire que le salut passe par cette pensée.

Je vois de ça dans l'évolution du discours Woke. À tort ou à raison, j'y constate une sorte de bien-pensance malsaine qui exclut au lieu d'inclure. Qui évacue tout débat. Il est malsain de constater que le simple fait d'être outré semble nous donner tous les droits d'attaquer tous azimuts.

On vise cette espèce d'épuration des mots en pensant que ce qui est pur en apparence l'est en réalité. Cette bien-pensance amène à refuser de lire des bouquins à l'université parce qu'ils contiennent certains mots qu'on ne doit plus prononcer. La même bien-pensance amène aussi à condamner, au tribunal populaire des médias sociaux, une enseignante qui mentionne le mot en N dans un contexte particulier de son cours universitaire.

De l'autre côté...     

En même temps, la Cour suprême entend la cause de Mike Ward contre le « petit Jérémie ».

La libre expression poussée à l'autre bout du spectre. Le droit de dire ce qu'on veut, comme on veut, sur n'importe quoi, n'importe qui, dans toute situation. La Cour Suprême a tout un défi sur les bras : jeter les bases des limites de la liberté d'expression. Rien que ça!

Voilà où nous sommes. Avec cette présence, en même temps dans l'actualité, du mouvement Woke et de la cause Ward!

Les droits et les devoirs

L'affaire, là-dedans, c'est qu'il y a bien des écoles de pensée, mais que toutes et tous, nous gravitons dans la même cour d'école!

Nous vivons dans une société dans laquelle nos droits sont reconnus. Mais le fait d'avoir le droit de dire ou faire quelque chose nous permet-il, moralement,  de dire ou faire telle chose?

Le jugement de la Cour Suprême ne me fera pas acheter un billet pour voir Mike Ward. Ce dossier était réglé bien avant le petit Jérémie. De même, je n'accepterai jamais qu'on puisse rabaisser quelqu'un sur le simple fait qu'il ou elle a dit un mot dont on vient de décréter l'interdiction.

Chaque chose a son contexte. Et l'évaluation de ce contexte ne relève pas du droit de dire ou faire quelque chose, mais bien du devoir du citoyen. C'est plus engageant, surtout dans le contexte où on doit évoluer dans la même cour d'école.

Les extrêmes

Je me méfie des extrêmes. La bien-pensance qui veut laver plus blanc que blanc, qui veut même redéfinir l'histoire pour la rendre plus belle!

Je me méfie des initiatives qui viennent nous priver de lectures qui pourraient mettre un contexte dans l'équation. Je n'aime pas les mouvements qui viennent te coudre un blason à la boutonnière, faisant automatiquement de toi quelqu'un de mieux que l'autre. Quelqu'un qui a le droit de mépriser l'autre.

En même temps, je me méfie de celles et ceux qui fessent sur l'autre (verbalement) juste parce qu'ils ont le droit.   

Les défis sociaux sont immenses.

Sur la planche de travail, il y a cette nécessité d'en arriver à vivre avec des réalités culturelles et économiques multiples. Ces réalités ont et auront des répercussions communautaires.

Je ne crois pas que ce soit en se collant à des mouvements dont la pensée est unique et exclusive (par opposition à inclusive) qu'on va devenir rassembleur en société.

 

Clin d'œil de la semaine

Faudra-t-il éviter les mots en W ?  


Inscription Infolettre EstriePlus.com
  A LIRE AUSSI ...
Legault, philo et brisures de chocolat

Legault, philo et brisures de chocolat
Le printemps ne nous aidera pas, cette fois!

Le printemps ne nous aidera pas, cette fois!
Scie à Chaine Claude Carrier fév 2021
NOS RECOMMANDATIONS
Le REVE Nourricier continue son partage de connaissance en agriculture urbaine

Le REVE Nourricier continue son partage de connaissance en agriculture urbaine
Nouvelle entente de développement culturel à Saint-Camille

Nouvelle entente de développement culturel à Saint-Camille
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

Inscription Infolettre EstriePlus.com
FQC Déjeuner du directeur avril 21
 
François Fouquet
Lundi, 19 avril 2021
La relecture : comme un bon prof le ferait

Pierre-Olivier Pinard
Vendredi, 16 avril 2021
Des prébiotiques dans le lait maternel ?

Daniel Nadeau
Mercredi, 14 avril 2021
L’homme au turban

Jacinthe Dubé 14 sept 2020
Le printemps ne nous aidera pas, cette fois! Par François Fouquet Lundi, 12 avril 2021
Le printemps ne nous aidera pas, cette fois!
Bilan COVID-19 du 15 avril Par Maxime Grondin Jeudi, 15 avril 2021
Bilan COVID-19 du 15 avril
COVID-19 : la zone rouge cogne à la porte Par Maxime Grondin Mercredi, 14 avril 2021
COVID-19 : la zone rouge cogne à la porte
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2017 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous