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HABITATION / Construction Estrie
APCHQ Estrie Par APCHQ Estrie

Vendredi, 16 octobre 2015

L'empreinte écologique d'une habitation et les façons de la réduire


Par Louise A. Legault

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Ce n'est pas une mince tâche que de calculer l'empreinte écologique d'une habitation! Il faut penser avant, pendant et après, en plus de tenir compte des intrants, des techniques utilisées et, finalement, des extrants et des occupants de ladite maison. Voyons de plus près ce qu'il en est.

Pour commencer, comment définir ce qu'est une empreinte environnementale? Selon le Dictionnaire de l'environnement et du développement durable, « l'empreinte écologique est une mesure de la pression exercée par l'homme sur la nature. L'empreinte écologique évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins en absorption de déchets ». Le calcul se fait en hectares, soit 10 000 m2, un peu plus qu'un terrain de soccer.

Toujours selon ce dictionnaire, l'empreinte écologique mondiale couvrait 13,7 milliards d'hectares (2,3 hectares globaux par personne) en 1999. Elle avait augmenté de 50 % entre 1970 et 1997 (hausse d'environ 1,5 % par an). Le problème est que l'humanité avait déjà dépassé les capacités de la Terre (en fait depuis 1980), et il fallait à cette époque une planète et demie. Idéalement, la population ne devrait pas « consommer » plus d'espace que celui dont elle dispose. L'empreinte environnementale du Canada à l'époque se situait à 8,84. C'est à ce moment qu'a débuté l'exploitation des sables bitumineux.

En 2004, la Fédération canadienne des municipalités publiait Empreintes écologiques des municipalités et des régions canadiennes. Les auteurs remarquaient que l'augmentation de revenu entraînait une hausse de la consommation et, du même coup, de l'empreinte environnementale. Le Canada venait alors au 3e rang mondial pour la taille de son empreinte environnementale et il aurait fallu quatre autres planètes comme la Terre si tous les habitants du monde consommaient comme les Canadiens.

Pas de surprise, c'était l'énergie qui représentait 55 % de l'empreinte environnementale canadienne, le secteur résidentiel comptant pour 15 % du total. Un élément de consolation : Montréal et Québec comptaient parmi les villes canadiennes ayant les empreintes les plus faibles. Le fait de ne pas produire de l'électricité à l'aide de charbon ou de gaz naturel au Québec contribue à cette relative bonne performance.

Dans une thèse de maîtrise présentée à l'Université de C.-B. en 1995, Hijran Ali Shawkat avait évalué l'empreinte environnementale d'une maison détachée à 91,06 ha, l'absorption des émissions de CO2 et la production d'énergie étant les deux éléments qui contribuaient le plus à cette somme. En réduisant la taille de la maison, en améliorant son design et en adoptant des stratégies d'efficacité énergétique rentables, il avait réussi à diminuer cette empreinte écologique à 58,68 ha. Cela signifie que si les 7 milliards d'êtres humains optaient pour ce type d'habitation, il faudrait coloniser la Lune pour accommoder tout le monde! Voici donc quelques façons d'améliorer cette moyenne.

Tout d'abord l'emplacement

Les créateurs de la notion d'empreinte environnementale, Wackernagel et Rees, ont évalué en 1996 dans leur rapport Our Ecological Footprint : Reducing Human Impact on the Earth que l'empreinte environnementale d'une personne vivant en appartement ou en copropriété et qui conduit une petite voiture est trois fois moins importante que celle du propriétaire d'une habitation isolée qui conduit une automobile standard.

Selon la Sustainable Urban Development Association, l'empreinte environnementale d'un citadin serait de 0,815 ha, tandis que celle d'un banlieusard serait de 2,17. L'endroit de la construction et le type de bâtiment construit modifient donc l'empreinte environnementale d'une maison. Il n'y a qu'à comparer un édifice en hauteur en plein centre de la ville à une maison manoir située dans un boisé. Dans son calcul, la norme LEED tient d'ailleurs compte de l'emplacement de la maison et récompense l'utilisation de lots desservis et la densification. La province de la Nouvelle-Écosse prépare d'ailleurs une nouvelle politique sur l'habitation. Dans la réflexion qui précède cette politique, le comité de l'environnement bâti de l'Ecology Action Centre va jusqu'à se demander laquelle de l'unité louée ou achetée est la plus écologique.

Dans l'élaboration de leurs premiers plans métropolitains d'aménagement et de développement (PMAD), Montréal et Québec ont essayé de limiter les distances au travail en créant des noyaux autour des services de transport public afin de réduire l'utilisation de la voiture, une autre source de gaz à effet de serre (GES). La maison n'existe pas dans un vide : elle s'arrime en effet à son environnement et les efforts pour encourager les transports publics et actifs réduisent aussi son empreinte environnementale, un concept qu'intègrent la plupart des écoquartiers.

Autre point : il y a belle lurette que les entreprises de construction ont perdu de vue les principes de la construction solaire passive. Pourtant, l'orientation de la maison en fonction de l'emplacement et des vents dominants, de même que l'aménagement paysager peuvent grandement réduire ses besoins en énergie.

La consommation d'énergie

La consommation d'énergie est un point sur lequel maints programmes ont concentré leurs efforts. En effet, plus une maison consomme d'énergie, plus elle émet de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.

Des progrès importants ont été réalisés à ce chapitre. La dernière mouture du Code de construction rejoint les normes du programme Novoclimat, mais il y a encore mieux. Qu'il suffise de mentionner les concepts de la maison à consommation nette zéro et de la maison passive (Passivhaus), le programme Living Building Challenge ou encore celui de One Planet Living, marginaux certes, mais Novoclimat l'était aussi à une époque. À cet égard, les énergies renouvelables (solaire, éolienne) s'avèrent ici intéressantes, mais encore mal intégrées au secteur.

Le choix des matériaux

Le choix des matériaux a aussi une incidence sur l'empreinte environnementale d'une maison. Pour la réduire, il faut privilégier les matériaux de source locale (nécessitant peu de transport) et consommant peu d'énergie pour leur transformation. Dans une telle perspective, la réutilisation de matériaux, dans le cadre d'une démolition ou d'une rénovation, diminue aussi l'empreinte environnementale.

Il va de soi qu'une maison plus petite requiert moins de matériaux et aussi d'énergie : or, la taille des maisons a crû substantiellement depuis les années 1960, alors que la taille des ménages allait en rétrécissant.

Certains vont jusqu'à dire que la maison la plus écologique serait celle que l'on n'a pas à construire, la maison existante. Un tel argument ne tient pas compte cependant de la consommation d'énergie plus élevée de ces maisons. Alors que la consommation de milliers de maisons a été améliorée grâce à des travaux de rénovation (pas toujours heureux, ni efficaces), il en reste des milliers d'autres que les propriétaires n'ont pas touchées.

La gestion des matières résiduelles

Là encore, des progrès ont été marqués. L'industrie n'en est peut-être pas au tri sur place, mais à tout le moins quelqu'un s'en charge au bout de la chaîne. Le meilleur déchet cependant est celui que l'on ne produit pas : une meilleure planification, une révision des pratiques de travail peuvent dégager des quantités (et des montants) surprenantes.

L'habitation usinée, à cet égard, peut présenter des avantages par la planification des travaux et la récupération des matières résiduelles sur place.

La consommation d'eau

Dans les maisons neuves, les constructeurs ont pour la plupart adopté les toilettes de 6 litres à double chasse et les douches et robinets à faible débit. Il reste plusieurs technologies intéressantes à intégrer à ce chapitre : le chauffe-eau sur demande, la réutilisation des eaux grises, la récupération de l'eau de pluie.

À quoi peut bien servir cette mesure? Un bon exemple serait celui d'Aurora, un projet qui verra la construction de 8 000 maisons en banlieue de Melbourne, en Australie. Grâce à de nombreuses stratégies de développement durable, les promoteurs ont pu réduire de 9 % l'empreinte environnementale des habitants de ce secteur par rapport à ceux d'un projet 5 étoiles conventionnel. Au seul chapitre de l'habitation, l'empreinte a été réduite de 53 %. Si l'on mettait bout à bout toutes les améliorations apportées par les constructeurs dans la réalisation de maisons plus écologiques, ce serait la planète tout entière qui se porterait mieux.

Source : Magasine Québec Habitation. Magasine publié par l'APCHQ Provinciale.

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