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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 9 mars 2020

Le coup de poing du gros bon sens


Plus que jamais, on doit se serrer les coudes autour de grands principes d'accompagnement de l'autre citoyen de notre communauté qui ne l'a pas facile. L'accompagnement, ça vient avec une compréhension des enjeux, une volonté de réparer ce qui est brisé. Ça prend du temps. Des ressources. Beaucoup de ressources. Pour prévenir plutôt que de guérir.

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crédit photo: Pixabay

Parfois, les choses nous rentrent dedans à un point tel qu'on sent le besoin de l'exprimer.

Les moyens de communication aidant, voilà qu'il devient tout simple d'exprimer ce qu'on qualifie de gros bons sens. Une phrase coup de poing bien lancée et voilà!

Un exemple?

Vous entendez un reportage sur ces enfants maltraités dans le secteur de Granby. Vous n'en pouvez plus de ce type d'histoire. Il faut vous exprimer! Vous vous installez au clavier et voilà, ça part : « Des enfants sont maltraités et personne, ni la DPJ, fait quoi que ce soit. Si mon voisin maltraite son animal, un simple appel à la SPA et ils viennent chercher la bête et arrêtent le responsable. Y est grandement qu'on traite nos enfants mieux que des animaux! »

Bang. Coup de poing. Gros bon sens. C'est dit. Maudit que ça fait du bien!

À celui qui écrit comme à celui qui lit!

Mais encore...

D'abord, l'énoncé est bâti pour marquer rapidement un point en déjouant le lecteur. Dans la vie réelle, un simple appel à la SPA ne suffit pas aussi facilement. Il doit y avoir enquête et vérifications. Si on fait abstraction de cela, c'est un énoncé qui, malgré son aspect thérapeutique momentané, constitue un coup de poing qui frappe et brasse l'air. Mais qui ne règle rien.

D'abord, ce type de propos visent toujours les « y ». Y mis pour "eux-autres". Mis pour « ils », en fait. Mais qui sont-ils, ces « Y »?

Pas clair.

« Y vont-tu faire quelque chose? » « Me semble que c'est pas compliqué! » « Y attendent-tu qu'un autre enfant meure ? »
Je disais que ça ne règle rien, ce type d'énoncé. Je le crois. Même que c'est pernicieux, je dirais. Une fois la phrase dite, on regarde ailleurs avec cette impression que tout est réglé, comme ça, tout à coup! Le raisonnement est le suivant : « j'ai dénoncé la situation et mes amis me disent que j'ai bien raison! Bon, ben je passe à un autre appel! Qu'y s'en occupent! »

Ce qui est pernicieux là-dedans? C'est que ça contribue à stigmatiser l'opinion publique, ça accentue l'incompréhension et la hargne des citoyens et, au final, ça contribue à une démobilisation globale citoyenne.

Si un simple coup de poing suffisait!

Chaque claque sur la gueule sème un sentiment d'injustice. Celui qui reçoit voudra répliquer et la chicane continue, claque après claque, chacune des parties trouvant qu'elle a encore plus raison de fois en fois.

J'affirme deux choses :

1) Le sort des enfants maltraités et totalement inacceptable.
2) Plus inacceptable encore que les mauvais traitements faits aux animaux.

Déjà, à l'énoncé 2, je sens que perd de l'unanimité.

Pour plusieurs, les animaux devraient avoir une place égale dans la société que les êtres humains qui y habitent.
Et ils ont droit de le penser.

Parce que chacun a ses droits. Et que nous avons enchâssé la chose dans la constitution.

Là-dessus, on devrait être d'accord.

Mais ça veut aussi dire que les parents biologiques ont des droits. Les enfants ont aussi le droit à une vie harmonieuse sans violence. Ton droit est-il plus fort que le mien?

Ce que je constate, c'est que, plus que jamais, on doit se serrer les coudes autour de grands principes d'accompagnement de l'autre citoyen de notre communauté qui ne l'a pas facile.

L'accompagnement, ça vient avec une compréhension des enjeux, une volonté de réparer ce qui est brisé. Ça prend du temps. Des ressources. Beaucoup de ressources. Pour prévenir plutôt que de guérir.

On a, comme citoyen, le devoir de faire connaître nos convictions et nos besoins. Notre vote sert à déterminer le type de gouvernement qu'on souhaite. Notre parole guide les actions de nos gouvernements.

Pour ma part, je souhaite qu'on mette le bien commun de l'avant. La priorité ne doit pas être dans la réduction des impôts pour mettre plus d'argent dans les poches des citoyens. Il relève de la pensée magique de se dire que quand l'économie va, tout va.

Il y a moyen de faire en sorte que l'économie rime avec bien commun. Une économie qui a une valeur et une portée sociale.

Le coup de poing peut éveiller certaines consciences.

Mettre ces consciences en action demeure le défi de nos sociétés.

Clin d'œil de la semaine

Phrase coup de poing à double vide : « Y a des coups de pied dans le cul qui se perdent! »


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