La Maison Aube-Lumière - poinsettias 2018
Netrevolution Forfaits internet & Téléphonie illimité

Accueil   Chroniqueurs   Partenaires   Contactez-nous          
  Erreur de traitement

détails
Annonces Classées Avis de décès Maison à vendre Concours Magasin général Calendrier Annuaire
 
Memphrémagog - journal
ACTUALITÉS
Estrie
En bref
L'actualité en vidéos
Affaires & juridique
L'actualité en photos
Sports
Culture & Événements
Memphrémagog
Ça se passe chez nous!
Blogue
Bingo Abénaquis fêtes 2018
CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 28 novembre 2018

Les donneurs de leçons



 Imprimer   Envoyer 

Durant la dernière campagne électorale, le premier ministre François Legault de la Coalition avenir Québec a souvent reproché au premier ministre libéral sortant de se comporter en donneur de leçons et il affirmait que le Québec en avait assez des donneurs de leçons. Sans avoir de données probantes à offrir pour soutenir cette affirmation, je suis d'avis que c'est la phrase que les Québécoises et les Québécois ont le plus retenue lorsqu'ils ont voté pour le changement et la CAQ le 1er octobre dernier.

Entre vouloir mettre fin à une culture de « c'est de même parce que c'est de même » qui trahit une forme d'autoritarisme issu d'une froide logique bureaucratique et réussir, il y a une marge qui n'est pas simple à franchir. L'exemple nous est donné par la fermeture sauvage par le CIUSSS de l'Estrie - CHUS de la résidence pour aînés de Sawyerville. C'est là un geste d'une grande gravité commis par des gens qui agissent en notre nom sous l'argument fallacieux que ce geste est posé au nom de l'intérêt public supérieur. Plongé dans une aberration bureaucratique qui témoigne du triomphe de la raison bureaucratique sur le gros bon sens.

La résidence de Sawyerville

Je ne connais pas tous les tenants et aboutissants de la réalité vécue par les occupants de la résidence pour aînés de Sawyerville. On me le reprochera sans doute pour atténuer l'ampleur de mon indignation. Je vais vivre avec cela. Je suis cependant assez convaincu que la décision de retirer la certification de la Résidence Sawyerville est un coup de force inutile et une aberration bureaucratique. Les témoignages des résidents et de leurs familles, les commentaires des autorités à ce sujet et surtout la version du propriétaire Alain Parenteau m'auront convaincu du caractère aberrant de cette décision. La lettre publique que le propriétaire a publiée dans un journal local, adressée à la ministre des Aînés, Marguerite Blais et la ministre de la Santé, Danielle McCann, est une preuve accablante qui va à l'encontre de cette décision.

Le propriétaire de la Résidence Sawyerville, Alain Parenteau, souligne à juste titre que la décision prise par le bras bureaucratique du gouvernement du Québec en santé, le CIUSSS de l'Estrie - CHUS, s'est basée sur une rencontre d'une personne qui a duré à peine une heure et qui, du haut de ses certitudes et de ses règles, a décrété que les pratiques administratives étaient incorrectes et mal documentées. Une fois le jugement porté, les 23 aînés de la Résidence de Sawyerville avaient 10 jours pour être relogés ailleurs. Aucune considération pour les conséquences de cette décision sur leur équilibre mental, leur attachement aux lieux ou encore sur leur enracinement dans ce coin de pays estrien.

La logique bureaucratique froide triomphe une fois de plus. On ne veut pas faire preuve de souplesse pour trouver des solutions mitoyennes comme le fait de mettre en place un nouveau gestionnaire. La loi c'est la Loi, Dura Lex Sed Lex ! Quel vaudeville cauchemardesque ? Les mêmes autorités du CIUSSS - CHUS démontrent plus de souplesse pour le respect des mêmes règles dans des institutions publiques ou privées conventionnées comme l'attestent des témoignages de propriétaires de résidences privées pour aînés qui ne veulent pas être identifiés par peur de représailles. La rigidité bureaucratique trouve soudainement de la souplesse quand c'est une institution publique qui est mise en cause eu égard à une résidence privée.

Y aurait-il une politique de deux poids, deux mesures au Québec en matière d'encadrement de la règlementation des résidences pour aînés ? Notre région se distinguerait-elle par une application plus tatillonne de cette même règlementation ? La question mérite tout au moins d'être posée. Et que dire de ce climat où les gens ont peur de parler publiquement par crainte de représailles ? Le climat qui s'est installé sous le règne des libéraux de l'ex-ministre Gaétan Barette est-il toujours présent ?

Le respect pour les aînés

Que l'on comprenne bien mon propos. Je ne plaide pas ici pour que l'on ne respecte pas la règlementation applicable aux personnes aînées. Je n'accuse pas non plus les autorités compétentes d'avoir inventé des irrégularités administratives pour s'acharner sur un propriétaire de résidence privé pour aînés. Ce serait trop gros. Je soupçonne cependant un manque de souplesse et d'empathie de la part de ces responsables pour qui l'application et le respect de règles strictes édictées par notre bon gouvernement font foi de tout. Les règles c'est la seule vérité pour eux. Ils n'ont même pas le réflexe de prendre en compte le fait que cela mettra en position inconfortable le nouveau gouvernement de la CAQ et ses députés en région qui viennent d'arriver et qui sont mis devant la dure réalité de la froide logique bureaucratique du réseau de la santé.

À eux de se débrouiller avec la patate chaude que nous leur lançons dans l'espace public semble-t-il dire ? Ils vont apprendre les petits nouveaux que l'État au Québec c'est nous. Vous avez beau vouloir changer les choses, mais vous ne pourrez le faire sans que nous y consentions. Les donneurs de leçons ont la couenne dure.

Tout cela c'est bien beau, mais celles et ceux qui paient le prix en attendant, ce sont des personnes aînées qui ont besoin de notre compassion et de notre empathie. Ces gens qui ont bâti le Québec dans lequel nous vivons. Ces gens pour qui la société témoigne peu de respect comme semble le démontrer les scandales souvent mis à jour liés à la condition de vie des aînés. Qualité de la nourriture, nombre de bains par semaine accessibles ou plus simplement le nombre de visites qu'ils reçoivent des membres de leur famille durant une année.

Nous avons entassé nos vieux dans des résidences et souvent nous les avons abandonnés à un État qui s'occupe peu ou mal de leur bien-être. La Coalition avenir Québec a promis de changer les choses pour eux et nous pouvons avoir confiance en la ministre des Aînés Marguerite Blais, ça aussi j'en suis convaincu. Il n'en demeure pas moins que cela commence mal pour elle avec des décisions comme celle de la Résidence Sawyerville.

Le gros bon sens

Est-il trop tard pour que cette grosse machine froide et bureaucratique qui est celle de notre système de santé puisse faire preuve d'un peu d'humanité et de gros bon sens ?

Comme l'écrit Alain Parenteau, propriétaire de la Résidence Waterville, aux ministres Blais et McCann « Une aberration vient de se produire. Il n'y a pas eu d'incendie, pas de cas d'insalubrité, pas de violence, pas d'accident, pas d'incident déplorable, et pourtant on déracine 23 personnes et pour certains de leur village natal avec un avis non négociable de dix jours. Un moratoire a été demandé afin d'accorder aux familles un délai plus humain pour effectuer un relogement de leurs aînés, qui a été refusé. Les résidents pleurent, les familles sont dévastées, les employés sont au chômage, les bénévoles complètement abasourdis, le village a perdu dans un incendie sa principale usine et voilà que le réseau de la santé lui arrache littéralement ses racines en déportant ses aînés. Quel gâchis, et pourquoi ? »

C'est la question : Pourquoi ? Où était l'urgence ? La réponse officielle de notre bureaucratie nous a été donnée par Annie-Andrée Émond dans un journal régional; « Ce ne sont pas uniquement des problèmes de gestion qui ont fait en sorte que nous avons dû prendre cette décision. On peut pointer à un exemple concret, soit celui de la prise de médicament, qui n'était pas malheureusement conforme. Malheureusement pour les exploitants, le processus pour obtenir une nouvelle certification demande de se soumettre à une procédure qui dure un certain temps. »

Quel discours vous convainc-t-il le plus ? Celui du propriétaire que notre bureaucratie juge négligent et indigne de la certification ou les propos rassurants et lénifiants de la porte-parole du CIUSSS de l'Estrie - CHUS ?

Contre la froide logique bureaucratique de l'État

Quant à moi, je souhaite que les députés de notre région, le nouveau gouvernement ne se laissent pas berner et endormir par la froide logique bureaucratique de notre État et de ses artisans. Ils auront toujours de bonnes explications à donner qui leur donnent raison sur papier, j'en suis, mais personne ne me convaincra qu'il ne manque pas d'humanité et de souplesse et d'empathie. Je souhaite à nos nouveaux députés de la région qu'ils se rappellent tous qu'ils ont été élus pour changer les choses et qu'ils conservent leur capacité d'indignation bien intacte contre la froide logique bureaucratique. Vous n'avez pas été élus pour devenir les alliés objectifs des donneurs de leçons...


Lebeau Vitres d’Autos
Inscription Infolettre EstriePlus.com
  A LIRE AUSSI ...
Le peuple instrumentalisé!

Le peuple instrumentalisé!
Le triomphe pervers de Trump

Le triomphe pervers de Trump
NOS RECOMMANDATIONS
Un premier artiste dévoilé pour la Fête du lac des Nations

Un premier artiste dévoilé pour la Fête du lac des Nations
Nouvelle expérience immersive pour le vélo

Nouvelle expérience immersive pour le vélo
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

Fondation Rock-Guertin - Collectes de denrées 2018
Inscription Infolettre EstriePlus.com
Remise Gagnon
 
Cégep de Sherbrooke
Lundi, 10 décembre 2018
Cégep de Sherbrooke : s’adapter au changement

Marie-Soleil Samson, B.Sc., ND. A.
Vendredi, 7 décembre 2018
Refrain de Noël: «tous les soirs, ce besoin de boire» en version plus santé!

Fondation Rock-Guertin - Collectes de denrées 2018
Un voleur fait le plein de rhum à la SAQ Par Vincent Lambert Mercredi, 5 décembre 2018
Un voleur fait le plein de rhum à la SAQ
Mort suspecte d'une femme à Brompton Par Vincent Lambert Mardi, 4 décembre 2018
Mort suspecte d'une femme à Brompton
Un homme décédé en abattant un arbre sur son terrain Par Cynthia Dubé Lundi, 3 décembre 2018
Un homme décédé en abattant un arbre sur son terrain
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2017 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous