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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 6 octobre 2014

Le meilleur et le pire... en 30 minutes.



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« Il est authentique. Il est de même... » Les mots sont prononcés comme ça, à la table d'à côté. Par qui? Un des deux hommes qui cassent la croûte ensemble. Je ne saurais dire qui ils étaient. J'attendais sagement à la table voisine. Des tables séparées d'autant d'espace qu'il est nécessaire pour passer entre les deux, de côté. J'aurais aimé mieux ne pas entendre, mais c'était difficile.

Il est "authentique". Le mot sonnait avec une certaine réverbération dans ma tête.

Je vous raconte pourquoi.

À peine 30 minutes auparavant, j'étais au bureau. J'écoutais un monsieur âgé de 82 ans. Bien droit, petit de taille, les yeux perçants, il me parlait des funérailles de sa femme. Il l'avait connu alors qu'il était âgé de 17 ans. Elle en avait 16. Il a parlé de la première fois que sa main a touché la sienne. Et de la fois, plusieurs semaines plus tard, où sa main s'est attardée pendant deux ou trois secondes au creux des reins de sa « blonde », juste aux abords du péché, croyait-il alors fermement.

Ils ont transporté leur amour devant l'autel (ou bien le contraire, qui sait!) Puis, à l'hôtel, en route pour les chutes du Niagara, au volant de la voiture qu'il avait empruntée à son grand frère.

Le monsieur parlait d'amour. D'amour-passion. D'amour patient. D'amour parental. D'amour complice. D'amour protecteur.

À l'écouter, il me semblait que toutes les phases de l'amour s'étaient déroulées dans cette union qui fut la leur.

Au bout du fil de son histoire, il m'a raconté la maladie de sa femme. Maladie maudite qui avait réussi à lui soutirer sa bien-aimée alors que tant de petits et grands écueils de la vie n'avaient jamais rien ébranlé entre eux.

« C'est fort, la maladie », disait-il. « Mais pas plus fort que l'amour...», a-t-il ajouté dans un soupir las.

Puis, il a relevé la tête, m'a regardé et m'a dit quelques mots qui m'ont marqué. J'ai compris qu'au-dessus de toutes les étapes ou tous les états de l'amour, de la passion à l'accompagnement protecteur, il y en avait une qui dominait. Celle qui doit son existence à la conjugaison positive du temps et de l'amour. Il m'a dit : « Ça me fait mal qu'elle ne soit plus là. C'était ma compagne de vie. »

Compagne de vie. Compagnon de vie. L'ultime...

Je lui ai souhaité bon courage en serrant sa main dans les miennes. Et je me suis dit « il est authentique le monsieur. Authentique... »

Pour moi, authentique, c'était une grande qualité. C'était la vérité dans ce qu'elle a de plus noble.

Puis, au restau, 30 minutes plus tard, les gars de la table d'à côté commentent la récente sortie du Docteur Barrette. Celui-là même qui disait haut et fort que l'intimidation n'avait pas sa place, demandant à tout le monde d'arrêter de dire qu'il était gros, celui-là, donc, venait de traiter l'ancien ministre de la Santé de menteur, poussant plus loin en disant qu'il n'avait même pas réussi à laisser sa marque au ministère lors de son court passage. Il se servait de son poids de ministre pour écraser une personne qui avait osé contredire une réforme proposée. Qu'on se le dise, dans l'entourage du Doc Barrette, on ne fait pas ça! Si non...

Si ce n'est pas de l'intimidation...

« Il n'a pas d'allure », disait un des gars de la table d'à côté. Ce à quoi a répondu le second : « Il est authentique. Il est de même... »

Authentique, ce n'est donc pas une qualité. C'est un état.

Authentique, c'est juste être ce qu'on est, pleinement.

Pour le meilleur et pour le pire. Dans l'ordre, dans ces deux cas...

Clin d'œil de la semaine

Quand les gens sont ridiculement petits vus du haut de soi-même, c'est qu'il faut redescendre.


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