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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Au tour de 2017 de s’adresser à nous

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« Je t'en souhaite une belle! J'espère que 2017 sera bonne pour toi ! », « J'avais assez hâte que 2016 finisse, j'espère que 2017 sera meilleure ! » Les souhaits ont fusé de toutes parts ces derniers jours. Et continueront en janvier, c'est sûr. Et c'est bien ainsi ! Un rituel de passage comme celui du Nouvel An mérite d'être souligné.

Ça ne fait de mal à personne. Mais est-ce que ça fait du bien pour autant ?

Généralement, oui, je dirais. Dans la spirale des alertes musicales et vibratoires sur nos téléphones autoproclamés intelligents, dans le déluge des obligations à heures fixes, dans la frénésie des jours qu'on occupe de façon optimale, bref, dans tout ce qui meuble notre vie, prendre un temps d'arrêt ne peut être mauvais.

Mais de là à se fier à 2017 pour être une année meilleure que 2016, il y a une marge !

Si j'étais l'année 2017, je nous enverrais la lettre suivante :

Chères vous, chers vous,

En tant qu'année 2017, j'émets aussi le souhait d'être bonne. Mais bon. Je vous invite à vous rappeler à qui vous parlez quand vous vous adressez à moi. Je suis l'année 2017. Tout ça et rien que ça. En fait, je ne suis rien d'autre que 365 jours subdivisés en heures, minutes et secondes.

Quand vous me dites que vous avez trouvé le temps long en 2016, vous voulez que je vous dise quoi? Une heure, c'est une heure, une minute, c'est une minute. Et ainsi de suite. Mettez-moi au défi et faites le calcul : même quand vous avez vécu des temps durs, je n'ai jamais dérogé. Je tiens le temps de façon stricte. Une heure, c'est une heure, une minute... Bon, je ne reviendrai pas là-dessus. 

« Que 2017 apporte la santé ! », dites-vous l'œil et la voix pleins d'espoir. Isssshhhhh... Je n'y peux vraiment pas grand-chose, je dois dire. Vous pouvez égrener les minutes et les secondes comme certains de vos proches égrènent un chapelet, je ne garantis rien. Vous pouvez croire qu'un tsunami est un « Act of God » ou qu'un cancer est envoyé pour vous punir, ça vous regarde. Mais prenez-moi pour ce que je suis : une unité de mesure du temps. J'encadre la vie. Je ne la dessine pas.

Vous souhaitez que 2017 apporte son lot de succès. C'est gentil pour celui ou celle qui reçoit le vœu. Et je dirais que c'est bien de se souhaiter du succès. Mais moi, comme « année 2017 », je n'ai pas de succès à offrir. Pas de malheurs non plus. Je n'ai que du temps. Ce que vous en faites vous appartient. Moi, je n'y peux rien !

Et là, je vous vois venir avec votre autre souhait : « que 2017 apporte du temps de qualité pour toi ! » Encore là, c'est fin et bien intentionné, mais voyez cela comme vous le voulez, ça ne me regarde pas. Une minute est une minute. Il y en a 60 à l'heure. Qui suis-je pour vous dire que les dix dernières minutes de l'heure sont de qualité ? Elles sont toutes pareilles, mes minutes. Des unités de mesure du temps. Comment pourrais-je qualifier une minute par rapport à une autre?

Quand une année passe à l'histoire, sachez qu'elle n'a rien fait pour ça. Une bonne année, c'est une année qui livre la quantité de temps qu'elle doit livrer. C'est pas mal ça. Et là-dessus, je vous dirais, 2017 ne sera pas meilleure que 2016.
Alors, bon.

Tout cela étant dit et même si je n'y peux rien, je vous souhaite quand même de trouver une manière d'utiliser la banque de temps que je représente pour faire des choses utiles, cohérentes, responsables. Mais aussi des choses drôles, heureuses, loufoques, saugrenues. Et des choses qui traduisent l'amour que vous avez pour vos proches. Je vous souhaite de socialiser pour vrai avec les autres. Pas juste par les médias sociaux. 

Vous voyez, je vous souhaite tout ça. Rien de moins. C'est gentil, j'en conviens. Mais pas très utile si vous ne faites pas quelque chose pour que des choses arrivent.

Je serai dans votre vie une seule fois. Je fais le souhait que vous vous arrangiez pour que cette fois soit mémorable. Heureusement mémorable.

Signé : L'année 2017

Clin d'œil de la semaine

Quand ses enfants qui lui disaient : « C'est plate ! », belle-maman répondait : « Refais ta phrase et dis : je suis plate... »


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