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Vincent Lambert Par Vincent Lambert
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Lundi, 20 mars 2017

Surpasser ses limites, un pas à la fois



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Afin de repousser ses limites et de sortir de sa zone de confort, Sébastien Jacques entamera un périple à pied de 5 000 kilomètres le premier avril prochain (crédit photos: Sébastien Jacques).

Après avoir combattu une tumeur bénigne en 2015, Sébastien Jacques, ancien tennisman, embrasse la vie au maximum chaque jour. Afin de repousser ses limites et de sortir de sa zone de confort, il entamera un périple à pied de 5 000 kilomètres le premier avril prochain.

La marche de 5 000 kilomètres qu'entreprendra Sébastien Jacques aura pour but de mettre de l'avant la persévérance et la résilience. Un pas à la fois, il montrera qu'il ne faut jamais abandonner et toujours repousser ses limites.

Bien avant d'apprendre qu'il avait une tumeur bénigne, le jeune homme de 29 ans était bien placé au sommet du classement canadien de tennis chez les juniors, où il a notamment remporté deux championnats. Ses performances et sa ténacité lui ont permis de décrocher une bourse athlétique à l'Université Virginia Tech en 2007.

Une carrière sportive prometteuse

Joueur de hockey à la base, Sébastien Jacques a essayé le tennis pour la première fois à l'âge de treize ans. La piqûre fut immédiate. « Un club de tennis a ouvert à Magog, explique l'athlète magogois. J'ai essayé, et c'est comme ça que j'ai commencé à jouer. Pour moi, le tennis était un nouveau challenge. Je voyais que je pouvais devenir bon et c'était quelque chose de nouveau. Après un mois ou deux, d'avoir commencé ce sport, j'ai battu le septième au Québec », se remémore Sébastien avec plaisir.

À l'âge de treize ans, Sébastien est allé habiter avec son entraîneur à Québec. « C'est là que tout a commencé et j'ai eu des résultats assez rapidement. J'aimais ça, c'était différent comparativement au hockey. À l'aréna de Magog, je m'exerçais à frapper sur un mur de brique. C'est juste ça que je faisais », sourit le jeune homme, qui a déjà battu Milos Raonic chez les juniors.

L'année dernière, Sébastien a entrainé des joueurs en Australie. « Je devais frapper avec certains clients, fait valoir Sébastien. Je n'ai toutefois pas repris la compétition. Il est trop tard et même malgré mon problème de santé, je savais déjà que j'allais arrêter après l'université. J'aime toujours regarder le tennis », ajoute-t-il.

Pour le moment, le Magogois ne sait pas s'il va demeurer dans le giron du tennis, mais la passion est toujours là. Depuis le mois de décembre, Sébastien passe bon nombre d'heures dans le gymnase pour s'entrainer en vue de son périple de 5 000 kilomètres.

Un problème de santé frappe à la porte

En 2014, Sébastien Jacques a appris qu'il avait une tumeur bénigne au cerveau. Il ne pouvait donc plus marcher au-delà de 15 minutes par jour et il avait perdu 30 livres. C'est à sa dernière année universitaire, en 2011, que les symptômes ont commencé à se faire sentir. « En février 2011, j'étais à ma dernière session à l'université, souligne-t-il. Sur le terrain de tennis, je commençais à être étourdi et à avoir des pressions à la tête. Je trouvais que ça commençait à être bizarre. Je devais me donner fond pour me retrouver dans le peloton alors qu'habituellement, je faisais ça sans problème. C'est à ce moment qu'on a commencé à faire des tests », illustre-t-il.

« J'ai vu tous les spécialistes inimaginables. Ils ne trouvaient rien à part cette tumeur, note Sébastien. Ils ne savaient pas trop si ce pouvait être relié à mes symptômes. C'était risqué comme opération. Ils m'ont conseillé de trouver un spécialiste pour l'opération. Je suis allé avoir le meilleur au Québec, mais il n'a pas voulu m'opérer en raison des risques. Je suis donc allé en Californie pour me faire traiter », commente-t-il.

« Les médecins n'avaient plus de solutions, soutient l'ancien champion de tennis. Ils ne voulaient pas se prononcer sur les probabilités que ce soit la cause de mes symptômes et donc, ils ne voulaient pas opérer. Ils me disaient d'apprendre à vivre comme ça le reste de ma vie. Je n'ai pas accepté ce sort, car j'avais encore beaucoup à donner dans la vie. Je suis donc entré en contact avec un médecin de Santa Monica en Californie. Il avait l'habitude de faire ce type d'opération. Nous avons amassé 110 000 $ en trois semaines avec une collecte de fonds pour couvrir les frais reliés à l'intervention », explique Sébastien.

Même s'il a dû plier bagage vers la Californie pour se faire opérer, Sébastien Jacques insiste sur le fait qu'il a été bien traité au Québec et chanceux d'avoir vu tous les spécialistes.

« Il faut contrôler le contrôlable, avance Sébastien. Tout comme au tennis. Dans cette aventure, je me disais de passer à travers chaque journée en m'entourant de mes amis qui me faisaient rire et de ma famille qui m'aime. Je devais de garder un bon moral. On tient moins la vie pour acquise quand ça arrive, surtout pour la santé. On est chanceux d'avoir notre santé. Je réalise que le problème de tous les jours n'est pas tant gros. Je vois la vie comme une histoire. Je ne changerais jamais ces quatre ans, car je suis rendu plus fort », insiste-t-il.

Une marche, une inspiration

Depuis sa guérison, Sébastien Jacques profite de la vie comme jamais. Afin de montrer qu'il est de nouveau en santé et en bonne forme physique, le Magogois partira seul avec son chariot et ses bagages pour parcourir 5 000 kilomètres à pied pendant près de sept mois.

« Je vais marcher au Québec, traverser les États-Unis d'une côte à l'autre et finalement revenir au Québec pour terminer ce périple de 5 000 kilomètres. Je vais amorcer mon trajet depuis ma ville natale, Magog, puis traverser Montréal, Trois-Rivières, et me rendre jusqu'à Québec. Je vais par la suite traverser les États-Unis à partir de Virginia Beach, en passant par Virginia Tech, là où mes problèmes de santé ont commencé », explique Sébastien.

« La traversée des États-Unis va se terminer à Santa Monica en Californie en serrant la main du neurochirurgien qui m'a donné une seconde chance à la vie. Je reviendrai au Québec pour faire le trajet inverse, soit Québec à Montréal, et enfin finir à Magog », ajoute-t-il.

« C'est mon histoire et je veux boucler la boucle, fait valoir le jeune homme. C'est très symbolique pour moi. Je veux que tout le monde sache que nous sommes tous capables d'exploits incroyables, peu importe le domaine. La meilleure façon de surmonter tout défi : confiance en soi, ne jamais abandonner, et avancer une journée à la fois », termine Sébastien.

Pendant son périple, l'athlète partagera notamment son message dans les écoles, endroits publics et réseaux sociaux. Son départ se fera à la pointe Merry au quai MacPherson de Magog. Sébastien sera sur place dès 9 h le premier avril pour rencontrer les gens et il commencera son périple, un pas à la fois, à compter de 10 h.


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