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Sylvie L. Bergeron Par Sylvie L. Bergeron

Mardi, 8 mai 2018

La radio de Félix au centre-ville de Sherbrooke, lancement de saison



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Chaque été, l'émission Arts d'oeuvre sur les ondes de CFLX est présenté en direct du Loubards, au centre-ville. Sur la photo, Mario Coulombe, copropriétaire du Loubards et Sylvie L.Bergeron, animatrice.

Ce samedi 12 mai, la radio communautaire de l'Estrie lance sa programmation estivale. De 12 h à 19 h, les gens de la maison invitent ses membres et les auditeurs à participer à son radiothon. Ils sont également invités à prendre part aux festivités organisées pour l'occasion, puisque la radio de Félix entre dans sa 40e année d'existence. Profitons des prochaines lignes pour en retracer les principaux jalons.

Au départ, en 1978, CFLX répondait à la mission de la radio campus de l'Université de Sherbrooke. À la fréquence 98,1, elle diffusait non seulement sur le câble, mais pour l'essentiel sur la colline universitaire. Pas si lointaine, cette époque remonte aux premières heures de la radio dite « underground » au Québec.

Puis, à partir de 1982, autonome et indépendante, elle prend lentement son envol sous le sceau de « radio régionale estrienne ». Même si elle connaît quelques ratés, liés surtout à un financement incertain, elle atteint « une portée enviable de 25 000 auditeurs et auditrices », selon ce qu'affirme Pierre Roberge de La Presse canadienne dans l'édition du 5 décembre 1991.

Le son et la programmation se situent alors à mi-chemin entre la radio étudiante et la radio plus commerciale. La journaliste culturelle du quotidien Le Devoir, Nathalie Petrowski, écrit à cet égard, en 1985, que sa renommée tient moins à son créneau qu'à « son art de la différence ». Selon elle, « cette formule inédite cherche à éviter les territoires éculés des succès éphémères, oubliés aussi vite qu'ils ont été consommés.»

Rentable ou non, rien n'est laissé au hasard. Pour les Jacques Beaulieu, Bruno Lacombe, Normand Labelle, France Bisson, Yves Fortin, Jacques Côté, Alain Boucanus, René Goyette et Gaétane Roy, nommée bénévole de l'année en 1991, CFLX rappelle « une époque où le FM constitue un vaste champ d'expérimentation et un creuset d'atmosphère réfractaire à la rigidité des formules et des formats.»

Considérée d'ailleurs comme la plus jeune station MF non commerciale dans les années 1980 au Québec, les artisan-e-s désiraient en effet proposer : « une alternative aux médias existants.» Dans le journal L'intercom des mois d'août-septembre 1985, le directeur général, Bernard Landry, en résumait les grandes lignes : « cette radio est différente par son accessibilité, sa gestion et sa structure; par sa programmation qui se veut le reflet de la communauté; par le traitement de l'information régionale; par sa musique diversifiée; par la publicité et la promotion intégrées aux contenus.»

Grâce à quelques valeureux gaulois, la radio campus change donc de fréquence le 8 octobre 1984. Daniel Nadeau, Serge Cabana, Francine Labrosse, Pierre Avard, Jean-Pierre Fortier, Yves Lafond et Michel Roy, entre autres, ont bataillé très fort pour obtenir les autorisations nécessaires auprès du ministère des Communications du Québec. Avec force persuasion, ils imposent un nouveau modèle qui commence à diffuser sur les ondes hertziennes au 95,5 FM. Dans cette voie, CFLX adopte ses lettres d'appel, en hommage au chantre du Québec, Félix Leclerc, né soixante-dix ans auparavant.

Avant de déménager ses pénates tout à côté du Théâtre Granada, en 2001, la radio de Félix crèche pendant 17 ans sur la rue Dufferin, à Sherbrooke, dans l'ancien hôtel de diligence Le Magog. Elle y était logée, bien branchée, au troisième étage qui, rappelons-le, a vu naître le parti conservateur de Maurice Duplessis.

En plus des murs défraîchis et tapissés de boîtes d'œuf pour insonoriser la discothèque et les studios, il fallait compter 64 escaliers pour y accéder. Ce que la chanteuse émérite Ginette Reno a franchis en 1999, non sans affirmer que « c'était la première et la dernière fois!»

À la lumière de cette anecdote et de plusieurs autres, on comprend mieux ce pourquoi l'incendie du 20 décembre 2017, par un froid sibérien, a ravivé autant de souvenirs dans la communauté. Pour preuve, il faut lire les commentaires qui ont déferlé par centaines sur Facebook et qui rappellent tout un pan de l'histoire.

Doté en 1873 d'un toit à la Mansart, reconstruit pour agrandissement de briques rouges en 1902, puis complètement rénové en 1952 par la famille Saint-Onge et enfin reconverti en bars et restaurants, à la fin des années soixante-dix, l'édifice patrimonial aura donc laissé des traces indélébiles dans les esprits.

On peut d'ailleurs consulter en guise d'aide-mémoire le blogue de l'historienne Hélène Liard qui évoque dans « L'hôtel Magog ravagé par les flammes » les hauts faits de ce lieu mythique où auront séjourné, semble-t-il, l'actrice Sarah Bernardt, le géant Beaupré et le poète Alfred Desrochers. Son instantané est paru dans La Vitrine des Archives de la BAnq du 18 janvier 2018.

Au fil des ans, plusieurs personnes ont œuvré à édifier cette radio dont on a reconnu « l'inventivité, l'authenticité et la créativité ». En effet, des pairs de l'industrie lui ont remis plusieurs prix et mentions. Que ce soit l'Association des radios communautaires du Québec et du Canada, l'Association québécoise de l'Industrie du disque, du spectacle et de la vidéo, les Rencontres et le Gala de l'ADISQ, la Société de développement des entreprises culturelles et le Gala Super Country Star, ils ont tous reconnu ou la qualité des émissions, le professionnalisme des animateurs, l'originalité des publicités ou encore la mise en valeur de la chanson en français, de la musique du monde et en émergence.

Après la fermeture mouvementée de la station en 1996, sa réouverture en 1997, puis son déménagement sur la rue Wellington Nord, à l'été 2001, l'aventure « céfélixienne » s'est poursuivie, tambour battant.

Avec la même fougue que Lise Bellehumeur, la directrice musicale, l'avait insufflé en 1985, les bénévoles font toujours la part aux arts et à la culture, à l'information régionale, à l'actualité locale et aux enjeux communautaires. Et, en plus d'accueillir les artistes et les gens qui font l'événement, la radio tatouée sur le cœur, ils font tourner de tout, du jazz en passant par le blues, le country, l'électro, le rap, le folklore, le rock, le progressif.

Dans la foulée maintenant de ses 40 ans d'existence bien sonnés, CFLX 95,5 FM maintient le cap, comme l'ont pensé les pionniers et rêvé les grands disparus, tels que Pierre Aubin, Réal Bergeron, Pierre Chailler, Guy Desgagnés, Gilles Dion, Jean-Luc Giguère, Micheline Goulet, Susan Léger, Rachel Lussier, François Rousseau, Walter Trudeau...

Dans une région intermédiaire comme l'Estrie, ni trop éloignée, ni trop populeuse, et où les médias, tant électroniques qu'écrits, sont légions, les défis restent aujourd'hui entiers.

D'ailleurs, à l'aube d'une mutation vers le numérique, la radio CFLX sollicite la population à adhérer aux projets qu'elle caresse pour mieux rendre compte de sa mission au profit de la communauté estrienne. Ce samedi, on se donne rendez-vous au centre-ville et on prend sa carte !


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