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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 9 juin 2021

Croire et en mourir…



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Il y a un peu moins de quatre années qui se sont écoulées depuis la dernière élection municipale à la Ville de Sherbrooke. Lors de cette campagne où le maire sortant Bernard Sévigny sollicitait un troisième mandat, son parti avait choisi comme slogan électoral Croire. Je n'étais pas de ceux qui furent impressionnés par ce choix. Aujourd'hui, les événements de l'actualité ramènent dans les feux de l'actualité ce verbe du 3e groupe qui peut être transitif ou intransitif. Au-delà de sa nature, ce verbe est à la source de bien des violences. Réflexion sur un verbe et ses conséquences sur les comportements humains.

L'impensable

Avez-vous lu ou entendu la nouvelle de la semaine dernière ? Quelle nouvelle pensez-vous ? Il y a eu plusieurs nouvelles la semaine dernière, laquelle vous vient-elle en tête en premier ? Est-ce la victoire du Canadien contre les Leafs de Toronto lors du septième et décisif match ? Le retrait du conseil des ministres du ministre de l'Industrie et du Commerce, Pierre Fitzgibbon ? Les dépassements de coûts du projet du REM à Montréal ? Le report de l'appel d'offres du projet de tramway à Québec ? Vous avez faux si vous avez songé à ces manchettes. Je veux vous parler de la nouvelle des nouvelles, celle de la découverte des restes de 215 enfants retrouvés enterrés sur le site d'un ancien pensionnat autochtone à Kamloops, en Colombie-Britannique.

Qu'en avez-vous pensé ? Est-il possible d'imaginer qu'au Canada, terres de droits et de libertés qui nous enorgueillissent chaque jour, on puisse avoir enterré en catimini des enfants autochtones aux abords d'un pensionnat à Kamloops en Colombie-Britannique ?

Tout comme le drame du petit syrien rejeté sur la plage dont la photo vous a révolté, il y a quelques années, l'image que l'on peut se faire dans notre tête de jeunes enfants autochtones laissés à eux-mêmes et arrachés à leur famille pour « tuer l'indien en eux » et reclus dans des pensionnats dirigés par des ordres religieux est indescriptible. Plutôt que de tuer l'indien dans ces enfants, on a fait court, on a tué les enfants. Ce n'est pas rien. Le Canada nous révèle un immense œil au beurre noir dans sa physionomie personnifiée en humain. Nous, les Canadiens et les Québécois, avons permis un génocide sur notre territoire à l'égard des peuples des Premières Nations et nous sommes encore capables de vouloir faire la leçon aux autres. Bien sûr, il faut faire des nuances. Les Québécois n'ont pas eu dans leur histoire la même relation avec les peuples autochtones. Quand même, nous n'avons rien dit, rien fait, devant ces actes d'une cruauté et d'un mépris aussi condamnables hier qu'aujourd'hui. Tout cela au nom de quoi ? Je vous le donne en mille. Tout cela au nom d'une culture se croyant supérieure et qui se sentait investi d'une mission, celle de répandre les bienfaits de sa culture aux autres ?

Les croyances

Je suis athée. Je respecte bien sûr les croyances des autres. Néanmoins, je crois fermement que les croyances sont indirectement proportionnelles à l'intelligence. C'est comme la partisanerie. Les croyances sont, pour reprendre une expression familière à la culture catholique, sont le pire péché des humains. Lorsqu'une personne est persuadée de détenir la vérité, cette elle est dangereuse pour elle et pour les autres. La vérité n'existe pas et on n'a aucun droit de rabaisser les autres au nom de notre vérité. Les passions humaines qui se déchaînent au nom des principes et de leur bon droit sont les plus redoutables et les plus dangereuses. Nous devons combattre celles et ceux qui se réclament de la vérité. La trame de fond de l'histoire du colonialisme blanc et de son fidèle allié la religion ont causé d'énormes dommages et ils ont tué des gens comme ces enfants dans les pensionnats catholiques pour autochtones. Il y a de quoi avoir honte et de désespérer de nos ancêtres. Ne croyez-vous pas ?

Mais les croyances ne sont pas seulement repliées dans les tréfonds de notre passé, elles sont à l'œuvre dans nos vies aujourd'hui. Elles sont aussi intolérables dans notre quotidien que dans notre passé.

Des exemples

Je peux vous donner des exemples. Quand nous sommes convaincus que le coup de salaud asséné par le joueur des Jets de Winnipeg, Mark Scheiflle à Jake Evans fait partie de la fatalité de ce jeu en séries éliminatoires, on nous demande de croire à quelque chose qui n'est pas vrai. Aucun sport ne peut être l'abri de nos lois. Quand on veut nous faire croire que la présence de musulmanes voilées dans nos écoles est une menace à nos existences, on nous demande de faire un acte de foi sur la pérennité de notre culture qui serait menacée par des bouts de chiffon. Comme si cela avait un rapport, quant au nom de je ne sais quelle logique économique, on veut nous convaincre que continuer à financer les compagnies pétrolières est un chemin pour nous mener à la décarbonisation de l'économie, on nous demande de croire au fric avant la vie... Je pourrais poursuivre cette liste, mais je crois que vous avez compris l'essentiel de mon propos. Il ne faut pas croire, mais vivre. Dialoguer, découvrir, comprendre plutôt que décréter, rester sur son quant-à-soi et croire en ses lubies au nom de principes sur lesquels on aurait de la difficulté parfois à en tracer l'origine.

Retrouver nos âmes et le sens commun

Plutôt que de croire aux uns et aux autres, il nous faut retrouver notre sens de l'humanité. Il faut que nous soyons capables de dire non à l'indéfendable et à l'inexcusable. Face à ces petits enfants autochtones dont on ne connait ni le nom, ni l'âge, mais que l'on imagine le drame, nous ne pouvons rester les bras croisés et chercher des excuses à nos ancêtres pour leur ignorance pour leur complicité. Pas besoin d'aller loin pour identifier des coupables, le cas de Joyce Echaquan nous invite à la modestie quant à nos qualités d'ouverture aux autres. Nous ne sommes ni pires ni meilleurs que les autres, mais nous avons beaucoup de chemin à faire encore pour aller à la rencontre de l'autre et de la différence. Au Québec, nous avons un défi supplémentaire, car il n'y a pas si longtemps nous avons été victimes de ce colonialisme blanc. Cela devrait faire en sorte que nous soyons plus empathiques aux peuples des Premières Nations. Ce n'est malheureusement pas toujours le cas.

L'une des choses les plus élémentaires que nous pouvons faire c'est de devenir circonspect et méfiant envers celles et ceux qui nous demandent de croire à l'avenir. Je veux bien que des gens continuent de croire en toutes sortes de choses, mais je refuse de croire et en mourir...



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