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CHRONIQUEURS /
Être LGBTQ+ en Estrie
Sarah Beaudoin Par Sarah Beaudoin

Dimanche, 2 août 2020

Ce qui se passe dans ma chambre à coucher


Les personnes LGBTQ+ affrontent à chaque jour des commentaires intrusifs sur leur sexualité; ce sont des commentaires qui ont parfois des impacts d'importance sur la santé mentale de ces personnes et qui pourraient facilement être évités.

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crédit photo: Pexel

Jasons-en! Ce qui se passe dans ma chambre à coucher, ce n'est pas de tes affaires, mais si et comment je veux en parler, ça l'est encore moins. C'est tout de même étrange parce qu'on observe un double discours à ce niveau.

D'un côté, le sexe est l'un des outils les plus utilisés dans notre système capitaliste pour nous faire consommer. Que ce soit en te convaincant que tu es insuffisante en te montrant des modèles inaccessibles de beauté, ou en garantissant des exploits sexuels aux consommateurs de petites pilules bleues, ou même en glissant subtilement, mais pas tant que ça, des références sexuelles dans des annonces destinées au grand public. Tout moyen est bon, tant que l'argent rentre. En même temps, de l'autre côté, on ne veut pas en parler et si tu sors du lot, on ne veut pas le savoir. On ne veut pas éduquer les jeunes et les outiller pour des rapports sexuels sains, respectueux et consentants, pour tellement de raisons. Parmi toutes ces raisons, on compte celle-ci :

Expliquer la sexualité implique de la comprendre et de comprendre l'entièreté du rapport. Le sexe, ce n'est pas simplement deux sexes qui s'imbriquent, ce n'est pas non plus une reproduction simple et sans conséquence des films si facilement accessibles sur le web. La sexualité implique plutôt l'intimité, un certain degré d'attachement. C'est une façon de communiquer et de développer une connexion avec l'autre. On ne nous explique pas ça, ni jeune, ni plus vieux. C'est bien dommage.

Quand t'es une fille et que tu vis dans notre société, tu apprends que tu es un objet de consommation. Surtout des hommes, mais d'autres humain.es aussi, ont le droit de te consommer et tu ne vis que pour satisfaire l'acheteur. On te vend des produits qui vont te rendre belle, te rendre parfaite aux yeux de l'autre, sans te demander à toi ce que tu considères comme la perfection.

Quand tu deviens plus vieille, si t'as la chance d'évoluer dans un milieu progressiste, tu apprends qu'il faut que tu penses davantage à toi, tes besoins et tes désirs. Tu apprends que ton corps t'appartient et que tu en es la seule maîtresse. Tu développes tranquillement ton propre modèle de perfection. Là, en même temps, la société ne change pas et tu te retrouve seulement plus marginale, plus combative, mais tu es toujours objet. Ça me rappelle qu'on m'a déjà dit :

« Oh je ne devrais pas le dire...ah, pas grave, voilà, toi t'es chaude et je te mettrais bien dans un magazine »

Ah, tu vois, tu aurais pu suivre ton intuition et garder ça dans ta tête. Mais bon, maintenant que c'est sorti, pense donc à ce que tu viens de dire. Tu viens de m'objectiver. Quand on pense à l'objectification, on pense aux femmes, mais on pense aussi aux personnes LGBTQ+. Sais-tu qu'en région, comme les personnes LGBTQ+ sont moins nombreuses en termes démographiques en raison de la centralisation des services LGBTQ+ dans les grandes villes, on a tendance à les objectiver et à les marginaliser davantage ?

Je me souviens encore des premiers articles que j'ai rédigé sur mes réalités de femme lesbienne genderqueer. Suite à la publication de ces articles, mes proches, comme de parfait.es inconnu.es, semblaient avoir leur opinion sur ma sexualité, mais également s'approprier le droit de s'exprimer sur le sujet. Les mêmes personnes qui exprimaient leur désaccord que j'expose des réalités LGBTQ+ sous forme d'articles, voulaient également en savoir plus sur ma vie sexuelle et s'exprimaient sur celle-ci.

« Elle n'a pas eu le bon homme dans sa vie.
C'est clairement une féministe lesbienne frustrée.
Elle fait l'agace, elle veut de l'attention.
Elle est confuse, elle ne sait pas ce qu'elle veut.
Elle se cherche une blonde et c'est pour ça qu'elle étale sa vie dans ses articles.
Elle doit tellement coucher avec tout le monde cette fille-là.
C'est clair qu'elle a de l'expérience, elle écrit sur le sexe.
Elle ne couche clairement avec personne, elle est tellement frustrée. »

Dans le même ordre d'idées que les commentaires qui me sont réservés, les personnes LGBTQ+ affrontent à chaque jour des commentaires intrusifs sur leur sexualité, qu'iels se prononcent sur leur sexualité ou non. Les personnes particulièrement à risque sont les femmes bisexuelles, ainsi que les personnes trans et non-binaires. Ce sont des commentaires qui ont parfois des impacts d'importance sur la santé mentale de ces personnes et qui pourraient facilement être évités.

Maintenant, si tu veux agir comme allié.e, ce que tu peux faire c'est...

-Intervenir lorsque des commentaires intrusifs, offensants, discriminatoires ou sexistes sont prononcés. Peu importe si tu connais la personne ou non, un support et une solidarité est toujours apprécié et ça montre l'exemple aux autres personnes que tu pourrais connaître;

-Éduquer tes enfants de sorte qu'ils, elles ou iels puissent découvrir et déterminer qui ils, elles et iels sont, tout en leur enseignant que la société dans laquelle nous vivons est malheureusement truquée de normes discriminatoires qui nous influencent dans nos apprentissages;

-Admettre ses fautes pour mieux les réparer et évoluer en tant qu'individu. Nous posons tellement d'actions qu'il s'est possible de faire des fautes, mais les nier ne fait qu'aggraver le problème.


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