Une histoire de PayPal, ce matin ? Oui ? Mais je vous préviens, vous serez édifiés ! Vous la voulez quand même ? Vous êtes avertis, elle n'est pas croyable, même si elle implique le nouveau P.D.G. David Marcus.
C'est comme si je vous disais que la poulette brune, celle, bien sûr, qui a pondu dans les prunes, a maintenant des crocs et qu'elle s'en sert pour mordre les renards, les coyotes et les belettes.
C'est l'histoire de ce gars, un dénommé Andy McMillan, qui comme des milliers d'autres, s'est retrouvé, un jour, victime de l'incompétence des bureaucrates de PayPal. Dans son cas, il s'agissait de 60 000 livres sterling qu'en mai dernier, on lui avait gelé pour des raisons sans fondement.
Le pire, c'est qu'il n'avait jamais pu parler sérieusement à une personne en autorité et il n'avait jamais pu se faire expliquer le pourquoi du comment. En anglais, ils appellent cela « Unaddressed Executive Escalation ». Le pauvre McMillan était tellement perdu, tellement frustré, tellement victimisé, qu'il dût s'en remettre aux réseaux sociaux pour avoir de l'aide.
Jusqu'ici, rien d'étonnant. Abordez le sujet de PayPal dans une taverne et vous en avez pour la soirée à vous faire raconter des histoires d'horreur (dont celle-ci - image ci-contre - qui est particulièrement aberrante). Même moi ça m'est arrivé. Je vous parle d'une connerie de 14 $. J'avais utilisé ce service pour acheter un bouquin dans la région de Lyon, mais, le commerçant avait juré ne pas avoir été payé malgré la cyberpreuve comme quoi j'avais versé le montant à PayPal. Bref, je n'ai jamais reçu mon bouquin, ni mon remboursement. Après trois tentatives inutiles, dont une plutôt courroucée, auprès
de PayPal, j'ai abandonné l'affaire.
Pour en revenir à Andy MacMillan, figurez-vous que mercredi dernier il a reçu un stupéfiant courriel du numéro un chez PayPal, David Marcus (cliquez sur la vignette ci-contre - ce n'était pas un canular) où il a appris que ses malheurs tiraient à leur fin. Il y était notamment écrit (c'est ma traduction) : "Sachez que j'entends utiliser votre histoire à l'interne pour changer radicalement nos procédures relatives aux gels de fonds, ainsi que nos façons de communiquer avec nos clients. Depuis mon entrée en fonction (il y a cinq mois de cela), j'impose ici de profonds changements et j'espère qu'avec le temps, nous pourrons regagner votre confiance ».
Pas beau cela ? Les larmes me sont venues aux yeux. Imaginez un instant que ce Marcus soit contagieux de sorte qu'Adobe, Apple, HP et les autres se mettent à traiter correctement leurs clients, aussi bien par courriel que par téléphone. On ne rêve pas ! Ça s'est vraiment passé chez PayPal, un des pires cas !
Bref, gentils lecteurs, il y a de l'espoir (photo de Marcus ci-contre) et je suis très heureux de vous l'avoir appris en ce début de semaine, laquelle pourra donc commencer du bon pied. Évidemment, je ne suis pas jovialiste, ce webzine n'est pas un compendium de rigolothérapie et vous-mêmes, vous n'avez pas de temps à perdre avec de gentilles anecdotes à l'eau de rose du style Comtesse de Ségur, Rostopchine de son nom.
Voilà pourquoi je vous demande de m'aider à demeurer ce vieux cynique tordu que je suis. Pour ce faire, je vous demanderais de nous raconter, dans la section commentaires ci-après, votre pire histoire de client floué (à votre avis) par une multinationale. Je veux des noms, des marques, des prix et des jurons (euh ... pour cela, utilisez le haut ASCII, par exemple @#%?&!*#).
Merci!