Rien n'a changé depuis la nuit des temps. Entre l'homme des cavernes et celui de Facebook, aucune différence, si ce n'est certains détails cosmétiques. Essentiellement, le gars est un preneur de risques, des risques comme s'approcher d'un vieux mammouth hargneux ou pédaler dans les rues de Toronto ou s'épancher sa solitude de gars dans les réseaux sociaux. Au fil des millénaires, il a appris à se balader partout, en tout temps, au cas où, la bite sous le bras et la langue sortie. Sait-on jamais !
C'est très différent de la fille qui, elle, suit plutôt les consignes, joue de prudence, chiale parce que le gars boit trop, mange trop, roule trop vite, dépense trop, qu'il a sa musique trop forte, sa sauce tomate trop piquante et son eau du bain trop chaude. En conséquence, elle jouit d'une espérance de vie supérieure.
Si les exemples sont de moi, le titre de cette chronique est de Bitdefender, un fournisseur roumain de produits axés sur la sécurité informatique. L'entreprise vient de publier les résultats d'une étude réalisée auprès de 1649 Anglais et Américains des deux sexes, des gens qui avaient tous un logiciel antivirus installé dans leurs ordinateurs, autrement dit qui étaient sensibilisés sur la question des risques informatiques.
Il en découle que les gars sont plus enclins que les filles à accepter des demandes « d'amis » provenant d'inconnus, qu'ils indiquent régulièrement leur emplacement, qu'ils ignorent les paramètres de confidentialité, qu'ils laissent leur compte accessible à tous et qu'ils ne lisent pas les politiques de confidentialité des réseaux sociaux. L'étude ne dit mot, cependant, sur les sièges de cuvettes.
Essentiellement, on apprend que 64,2 % des femmes rejettent toujours les demandes d'amitié provenant d'inconnus sur les réseaux sociaux, contre seulement 55,4 % des hommes. Environ 24,5 % des hommes laissent leurs comptes de réseaux sociaux accessibles à tous contre 16 % des femmes et 25,6 % des hommes indiquent l'endroit où ils se trouvent, contre seulement 21,8 % des femmes.
Gars ou filles confondus, ces chiffres témoignent d'une insouciante marquée, une sorte de bar ouvert pour les cybermalfaiteurs. Pour Bitdefender, « ce type de comportement augmente le risque que des polluposteurs et des arnaqueurs utilisent des données confidentielles pour effectuer des attaques ciblées, commettre des usurpations d'identité et d'autres arnaques encore, avec en plus une probabilité plus importante de recevoir des liens vers des produits malveillants ».
Bonne nouvelle quand même, l'étude démontre que seulement le quart des utilisateurs n'hésite pas à publier sa géolocalisation, ce qui pour les experts en sécurité est une tendance rassurante. On peut parler d'un pied de nez aux applications conçues pour rendre cette info (potentiellement embarrassante ou dangereuse) publique.