Comme bien du monde, le téléphone intelligent a changé ma vie. Non pas qu'il m'a rendu moins con, il ne faut pas exagérer, il m'a simplement libéré du souci rétrograde de devoir gérer « sérieux fastidieux compliqué ouach » des appels, des courriels, des messages, des cardex, des numéros, des pense-bêtes, des adresses, des directions, des petits outils de la vie qui bat (convertisseurs, recettes, Wikipedia, etc.), des ci et des ça. J'ai tout ce dont j'ai besoin dans un bidule quand même abordable qui tient dans ma poche.
J'ai même pris l'habitude d'y transférer mes appels en tout temps (1). Pourquoi grimper seize marches à la course pour répondre au téléphone quand je peux utiliser mon portable ? Hier, je faisais du ménage dans mon bois (photo ci-haut) et, calmement assis sur une grosse roche, au su et au vu des mouches noires et des vampires à chevreuil, j'ai répondu au téléphone et fait une entrevue dans le cadre d'un reportage sur lequel je travaille. Mon interlocuteur devait m'imaginer tout cravaté en train de respirer la climatisation glaciale d'une salle de rédaction. Hé-hé !

Automatiquement, quand je saute dans ma bagnole, je branche le petit appareil sur un chargeur que j'ai installé devant moi, sur le tableau de bord (photo ci-haut). C'est ce qui m'a permis de constater, hier, que l'été était vraiment arrivé...
Une fois ma voiture stationnée, le RV que je croyais devoir durer cinq minutes, nécessita plus d'une heure. N'anticipant pas un tel contretemps, j'avais laissé mon iPhone sur ledit chargeur et, m'étant stationné en zone « soleil full blast », l'air y était saharien (euphémisme cruel) quand j'y suis retourné. Zieutez l'image de gauche ci-après pour voir le résultat de mon « étourderie ».

L'Oncle Steve m'y dit que son gadget a eu chaud. Tellement eu chaud, le foutu téléphone, qu'il doit se calmer les ardeurs. Sinon, pchouittt !!! Par contre, si Ayman al-Zawahiri, le nouveau patron d'Al-Qaïda m'apparaît dans le champ de vision, il me faut pouvoir faire mon devoir de citoyen et en avertir les autorités. D'où l'accès quand même possible aux appels d'urgence. Ce qui n'est pas si mal comme système.
Bravo Apple, hourra pour le iPhone et vive l'été !
Je m'en retourne, de ce pas, dans la fraîcheur du bois, malgré la lourdeur des volutes d'essence (ça sent l'été mais ça décourage les bébittes) et l'irrésistible symphonie de ma tronçonneuse (ça sonne comme l'été et mais ça fait peur aux couleuvres ...) !
(1) L'étape suivante sera de ne plus avoir de système téléphonique filaire. Ça s'en vient.
-
Nelson Dumais - www.nelsondumais.com