Lundi, 30 janvier 2012
Programme Conciliation études-travail - 30 janvier 2012
Depuis la mobilisation des divers intervenants socio-économiques, des partenaires financiers, des commissions scolaires et d'une vingtaine d'employeurs de la MRC du Haut-Saint-François qui promeut le programme Conciliation études-travail (PCÉT), quelque 70 étudiants du secondaire, des niveaux collégial et universitaire, ont trouvé une activité rémunérée temporaire qui les encourage dans la poursuite de leurs études en offrant des horaires adaptés à leur situation.
Déjà, ces 20 employeurs de la MRC, essaimés dans une dizaine de municipalités, s'engagent dans la réussite éducative de leurs «étudiants-employés». Ils leur proposent des créneaux flexibles et limitent à une quinzaine d'heures par semaine leur occupation. Josée Breton, agente de développement du PCÉT, souhaite en recruter 45 d'ici 2013 parce que ce mode de fonctionnement a démontré sa raison d'être.
Et ça fonctionne! Selon les statistiques accumulées, l'activité encadrée par le PCÉT représente un atout pour la persévérance scolaire. Les étudiants sans emploi décrochent à un niveau de 14 %, tandis que ceux qui vaquent à des travaux rémunérés, ne dépassant pas 15 heures, quittent à 7 %. Ceux qui y consacrent plus de 30 heures abandonnent à 21 % leurs études.
Rassemblés pour l'occasion au Resto-Bar La Patrie, propriété de Marie-Ève Verret, l'une de ces chefs d'entreprises «conciliantes certifiées», les participants ont démontré l'efficacité de cette initiative. Jacques Bernard, conseiller en développement à la Conférence régionale des élus de l'Estrie (CRÉE), rappelle aux employeurs que d'ici peu, ils auront de la difficulté à trouver des travailleurs qualifiés. Il avance qu'il en coûte une fois de demie son salaire pour le former. Du point de vue de l'entrepreneur, l'avantage de s'assurer une main-d'œuvre efficace et fidèle justifie l'adhésion à ce programme. «Les aider en les encourageant dans leurs études et en leur proposant un cadre de travail dans lequel ils se réaliseront s'avère profitable», ajoute-t-il.
C'est ce que démontre Patricia Lacharité, responsable des ressources humaines chez Boutique Pluss. Quelque 40 % de leurs employés appartiennent au monde estudiantin. Mme Lacharité reconnaît que le PCÉT facilite grandement la planification des horaires. Pour l'exemple, on y tient compte des contraintes de fin d'année pour éviter de manquer de personnel. Pour atteindre ses objectifs, elle recrute ses travailleurs dans les milieux universitaire et collégial où les sessions diffèrent.
Pour sa part, Mme Verret favorise les ententes entre étudiants pour gérer leur quart de travail. Monique Phaneuf, secrétaire de la ferme Josaphat Girard, apporte un éclairage différent en mentionnant qu'à la ferme, les corvées des champs correspondent à la période d'examen. Ses enfants doivent mieux planifier leur temps pour contourner cette difficulté.
Sylvain Lessard, directeur du Carrefour jeunesse-emploi, a saisi la balle au bond pour rappeler l'importance du rôle des parents dans cette conciliation. Véronik Beaumont, de l'Accommodation Marbleton, exige quant à elle que les travaux de base s'effectuent dès l'arrivée de «l'étudiant-employé». Par la suite, entre les services à dispenser aux acheteurs, les jeunes ont accès à l'Internet pour étudier.
Claude D. Giguère, directeur à la Cité-école Louis-Saint-Laurent, et Marie Thibault, conseillère en information scolaire à l'école secondaire Alexander Galt, insistent sur la nécessité d'obtenir une certification ou un diplôme d'études. Pour éviter le décrochage, ils encouragent ce projet. «Au moins un étudiant par semaine se trouve un emploi certifié «conciliation travail-études» en visitant le site www.jechoisismonemployeur.com», démontre Mme Thibault. «Le milieu scolaire compte sur les employeurs pour favoriser cette conciliation», ajoute M. Giguère, ce sur quoi Danyel Bouffard, organisateur communautaire au CSSS, confirme que les employeurs associés au PCÉT deviennent des ambassadeurs auprès des autres entrepreneurs.
Pour Julie Verreault, agente de programme à Service Canada, ce programme, en plus de procurer de l'argent de poche aux étudiants, ouvre la voie à une nouvelle façon de gérer les employés. Elle rappelle que pour les travailleurs d'aujourd'hui, la qualité du milieu de l'emploi revêt une plus grande importance qu'avant. Ces gestes qui favorisent la conciliation serviront de base dans les futures négociations à convenir entre le patron et les salariés.
En avant partant de la gauche, Josée Breton, agente de développement du Programme Conciliation études-travail du Haut-Saint-François, Claude D. Giguère, directeur de la Cité-école Louis-Saint-Laurent, Julie Verreault, agente de programme chez Service Canada, Danyel Bouffard, organisateur communautaire au CSSS, Marie-Ève Verret, propriétaire du Resto-Bar La Patrie et employeur conciliant certifié, Monique Phaneuf, secrétaire à la ferme Josaphat Girard et employeur conciliant certifié. Sur la deuxième rangée, Patricia Lacharité, responsable des ressources humaines Boutique Pluss, Carole Côté, professionnelle d'intervention locale Projet Partenaire pour la Réussite éducative en Estrie à la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Véronik Beaumont, employée à l'Accommodation Marbleton, Marie Thibault, conseillère en information scolaire à l'école secondaire Alexander Galt Regional High School, Jacques Bernard, conseiller en développement à la Conférence régionale des élus de l'Estrie et Sylvain Lessard, directeur du Carrefour jeunesse-emploi.
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