La pétition lancée
par le collectif des enseignants et enseignantes de l'Université de
Sherbrooke qui réclame l'annulation des accusations et des peines
reçues lors de la grève étudiante sera déposée demain par la députée
Françoise David à
l'assemblée nationale.
En signant cette
pétition, 5 687 citoyens et citoyennes réaffirment que la
démocratie requiert que chacun puisse exprimer librement ses
opinions politiques et sociales sans être contraint par des moyens
coercitifs, notamment financiers.
Rappelons que le
printemps 2012 est célèbre par le nombre incroyable d'arrestations
qui ont eu lieu lors
des manifestations étudiantes. Plus de 3000 constats d'infractions
ont été remis à des manifestants en vertu du Code
de la sécurité routière, alors
qu'ils exprimaient démocratiquement leurs opinions. Ces amendes
varient de 600 et quelques dollars à plus de 3000 $ pour les
étudiants considérés comme organisateurs des manifestations.
Cette pétition
s'inscrit dans un mouvement plus large qui réclame que la lumière
soit faite sur la répression massive et parfois musclée qui a eu
cours lors du Printemps érable et qui interroge la
constitutionnalité de la loi P-6.
Entre autres, à
Sherbrooke, les arrêtés du printemps érable comparaitront de
nouveau à
la fin du mois de mai devant la cour municipale.
Les 5 687
signataires de cette pétition exigent du gouvernement un règlement
collectif cohérent, qui tienne compte des oppositions péquiste,
étudiante, syndicale et de la société civile au projet de loi 78
(devenu Loi 12) et qui sonne l'abandon et l'annulation
rétroactifs des peines et poursuites liées aux manifestations de ce
mouvement étudiant.
Source : Le
collectif des enseignants et enseignantes contre la hausse de
l'Université de Sherbrooke