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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 13 février 2017

Action, réaction



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On est de même, nous autres.

Je sais, l'expression fait simple, comme on le dit au Saguenay/Lac-Saint-Jean.

Mais quand même.

On réagit tout le temps à tout. Le sang bout dans nos veines. Au fond, on ressemble à nos érables : la sève coule dans nos veines et elle bout presque immédiatement, laissant au passage une vapeur qui trouble les perceptions. Ainsi troublées, nos perceptions entraînent des réactions souvent trop fortes. Mais comme la vapeur, la réaction s'estompe vite et les actions qui devraient suivre ne viennent généralement pas.

Mon image de l'érable est trop abstraite? Ouin, peut-être.

J'essaie autre chose.

Parlons indépendance du Québec. Il y a longtemps que vous avez compris que rien ne se fera à moins qu'une erreur de stratégie politique ne mette le feu aux poudres. Une sorte de nuit des « longs couteaux » lors de laquelle une ou des provinces trahissent le Québec dans une ronde de négociation. Généralement, ça se fait de nuit, pour ajouter au drame! Aussitôt informé, le peuple s'insurge. Si vous êtes souverainiste, vous savez que vous avez quelques semaines pour tenir un référendum. Si vous êtes fédéraliste, vous vous dites que si vous pouvez juste retarder un brin le processus, le « oui » ne passera pas.

On n'agit pas, on réagit.

Dans une société basée sur le chacun-pour-soi, et où le décrochage scolaire n'est rien, comparé au décrochage des adultes relativement à leur démocratie, il est bien difficile de faire des plans. De se demander calmement quel modèle de société on souhaite. Ou encore, comment on fait pour conjuguer économie et bien commun.

Mais avouons que ce n'est pas inné pour un organisme au sang bouillant d'agir avec sang-froid. Et notre sang bouillant est alimenté par les braises ardentes des médias sociaux, des chroniqueurs, des grandes gueules (pas les drôles, les autres...) de la radio ou de l'écrit. À grands coups d'insultes et de phrases assassines, on pense qu'on se dit les vraies affaires et qu'on règle quelque chose. Bullshit...

Avant que mon sang ne bouille trop, je baisse le thermostat émotionnel.

Les récentes analyses économiques montrent des choses fort intéressantes sur les modèles économiques dans le monde. Pour moi, il est clair que l'économie sans justice sociale, c'est un casse-gueule assuré. Une société est et sera toujours plus valeureuse qu'un tableau Excel programmé pour gonfler les profits. Les analyses récentes démontrent que les pays scandinaves s'en tirent mieux que tous les autres et sur tous les aspects. Troublant. Le niveau de justice sociale est plus élevé.

La croissance économique est plus forte. Le taux de chômage est pratiquement à zéro. L'école et les soins de santé sont gratuits et accessibles à tous. Ça se peut, tout ça? Attendez, ce n'est pas fini : ils adhèrent à la théorie selon laquelle il ne faut pas surtaxer les entreprises productrices.

Trop beau pour être vrai? Non. Parfait, comme système ? Non plus.

Leur réussite tient à plusieurs facteurs. D'abord, leur façon pragmatique de voir les choses. Puis, une économie sociale et coopérative trois fois plus forte (en pourcentage) qu'au Canada, par exemple. Encore, la relation des citoyens avec leurs impôts : un citoyen qui gagne beaucoup plus d'argent ressent une fierté à collaborer au bien commun et au tissu social développé.

Les États-Unis vont exactement dans la direction opposée pour tous ces points.

On pourrait en parler longtemps. Et il le faudra. Parce que tant qu'on votera pour celui qui a la gueule la moins rébarbative et dont le message tient à un slogan répété ad nauseam, on n'avancera pas. On va bouillir encore plus. Et la vapeur viendra brouiller notre vision.

Et une vision brouillée est bien mauvaise conseillère...


Clin d'œil de la semaine

« T'as mis d'la brume dans mes lunettes, t'as fait de moi un animal, Ginette ». Des fois, on fait des gaffes coûteuses quand on voit plus clair!

 

 

 


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