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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 30 juin 2014

Pendant ce temps, dans l’autre vie



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Ceci n'est pas une chronique jugement de valeur. C'est une chronique constat. Un constat qui me touche comme il nous touche pas mal tous...

On n'a qu'une vie à vivre! Si on n'est pas un chat, évidemment...

Mais comme l'arbre est dans ses feuilles, il y a plus d'une vie dans la vie.

Il y a la vie qui se déroule vraiment, en temps réel. Celle dans laquelle nos actions portent.

Vous savez, cette vie où, l'espace de quelques heures, vous vous rendez disponible pour donner un coup à un ami pour réparer quelque chose. Le genre d'action où vous rendez vos gestes, habiletés et connaissances disponibles. En tenant pour acquis que, pendant ce temps, vous ne pouvez pas faire autre chose ailleurs. Je parle de ces moments où vous décidez de prendre quelques (ou plusieurs!) heures de votre journée et vous les consacrez à autrui.

Cette vie en temps réel où vous prenez quelques minutes pour écrire, dans une carte en carton, quelques mots pour souhaiter un bon anniversaire à quelqu'un que vous aimez. Et vous poussez l'audace jusqu'à poster la chose pour surprendre le destinataire.

La vie en temps, réel, c'est celle où vous vous rendez chez une amie malade pour jaser un brin. Ces moments où vous acceptez, parce que la maladie est grave, d'être juste là, souvent sans rien dire, parce qu'il n'y a rien à dire. Mais vous êtes là, présence humaine bienveillante dans l'univers trouble de votre amie malade.
La vie dans laquelle vous revenez du boulot et vous prenez du temps pour jouer au basket avec le voisin ado qui s'amuse, en solitaire, à engouffrer son ballon dans le panier, sans rigolade, sans défi réel.

Il y a cette vie-là.

Et il y a l'autre. La virtuelle.

Celle qui raconte, à des gens passivement concentrés sur l'écran HD de leur téléphone portable ou leur tablette, l'histoire extraordinairement touchante de ce monsieur qui rentre du boulot, blasé, et qui a un flash! Il dénoue sa cravate, jette son veston sur le capot de sa voiture et propose à son voisin ado de jouer au basket avec lui. Les deux rient à gorge déployée quand un déjoue l'autre de façon spectaculaire. L'ado sourit à pleines broches et l'homme lui sert un « top la » bien senti, après 30 minutes de jeu, et rentre chez lui, le cœur léger. La vidéo se termine ainsi. Elle devient virale parce « tellement poignante ». Et tout le monde like sur Facebook et raconte la chose au bureau le lendemain en prenant soin de joindre les mains en forme de cœur et en émettant un « Ahhhhhhhhhhhhhhh! C'est trop cute, je pleurais! »

La vie virtuelle, c'est aussi celle qui propose une vidéo touchante de cette dame atteinte d'un cancer et qui est seule, à l'écran, avec sa maladie. Des statistiques s'affichent en fondu sur l'image. Et il est écrit : « Partage cette vidéo si tu connais quelqu'un qui a un cancer ». Et la vidéo devient virale. Et on se dit que ça fait du bien de voir que tant de personnes se laissent toucher.

La virtuelle, c'est celle où on envoie une carte de fête virtuelle préformatée dans laquelle votre signature est insérée automatiquement et intelligemment par le moteur de recherche qui vous reconnaît.

La vie virtuelle, c'est celle où vous envoyez un lien Youtube et deux ou trois conseils pour guider un ami qui fait des rénovations. Vous en profitez pour lui souhaiter bon courage et le rassurer en disant que vos meilleures pensées l'accompagnent, soulignant au passage l'extraordinaire sensation que procure la réalisation d'un projet comme le sien.
La vie, la vie...

Si vous aimez cette chronique, « likez-la », puis sortez voir un ami!


Clin d'œil de la semaine

Nouvelle prière des AA (Accros Anonymes) : « Mon Dieu, donnez-moi assez de sérénité, de courage et de sagesse pour reconnaître le réel du virtuel »


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